Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
COMMENTAIRE : Nous vous l'avons annoncée, elle est là, désormais bien ancrée dans notre pays, visible dans la vie étatique, celle des entreprises et dans l'assiette du pauvre où le bout de viande se fait de plus en plus minuscule. La faillite fait son nid au Congo. Et ce n'est pas juste une affaire de baisse du coût du baril de pétrole mais avant tout un problème de mauvaise gestion de l'argent et de la chose publics. Quand on ne parvient plus à faire face à ses obligations comme payer ses dettes ou payer les salaires des fonctionnaires, c'est pour un Etat synonyme de faillite - notamment quand la situation est irréversible. Pour preuve, la nouvelle dégradation de la note du Congo par l'agence de notation Fitch : la note du Congo passe de B (obligations hautement spéculatives) à C (obligations comportant un risque de crédit exceptionnellement élevé, en clair, la faillite).
Demain 30 juillet 2016, retenez-le, elle pourrait passer à D pour pays en défaut de paiement, c'est-à-dire, en faillite ! Et ils se maintiennent au pouvoir pour ça ? Non, c'est inacceptable.
Si notre note passe de C à D, il deviendra très difficile à l'Etat congolais d'emprunter de l'argent auprès des banques et des institutions internationales sinon à des taux d'intérêt exorbitants. Comme il faudra des garanties, après le pétrole gagé et les recettes de douane gagées, il restera à gager les vastes terres du nord avec faune et flore...
Nous vous l'avons dit, la grande question qu'il convient de se poser est la suivante : dans quel état retrouverons-nous le Congo après le règne sanglant, criminel et chaotique de Denis Sassou Nguesso ? En effet, nous ne bâtirons l'avenir du Congo qu'à partir des restes de sa dépouille après le dépeçage sauvage du clan kleptocrate de l'Alima. Prions qu'il reste assez de ressources pour reconstruire le pays, une fois la voracité de l'éléphantosaure passée. Cela dit, après avoir payé les dettes qui n'ont nullement servi à développer le Congo. Et ça, c'est un comble !
Les fonctionnaires et autres agents municipaux ou travailleurs dans le secteur privé n'ont pas à supporter des mois sans salaire. Vous n'êtes pas des esclaves pour travailler sans être payés. Levez-vous, organisez des grèves car c'est un droit. Que chacun à l'endroit où il se trouve défende la maison Congo qui brûle !
LION DE MAKANDA, MWAN MINDZUMB', MBUTA MUNTU
Congo-Brazza : la note dégradée en catégorie « risque exceptionnellement élevé »
29 juillet 2016 à 09h56
Par Joël Té-Léssia
@ralphlessia
L'agence de notation Fitch a brutalement abaissé la note de crédit de la République du Congo, basculée dans la catégorie des obligations comportant un "risque de crédit exceptionnellement élevé". Explications.
Dans un communiqué publié dans la soirée du jeudi 28 juillet, à la clôture des marchés financiers européens, l’agence de notation Fitch a abaissé de plusieurs crans la note souveraine de long terme du Congo-Brazzaville sur ses obligations en monnaie étrangère et locale.
Risque élevé
La note du pays est passée de « B », dans la catégorie des obligations dites « hautement spéculatives », à « C », une catégorie située plusieurs échelons en-dessous et réservée aux obligations comportant un « risque de crédit exceptionnellement élevé ».
Cette décision intervient après que Brazzaville a raté un paiement le 30 juin dernier sur le principal et l’intérêt de son eurobond de 478 millions de dollars émis en 2007, dans le cadre de la restructuration de sa dette commerciale vis-à-vis du Club de Londres (créanciers privés du pays).
Cet emprunt a une maturité de 22 ans – il arrive à échéance en juin 2029 – et comporte un taux de 2,5 % à 4 % par an au cours des dix premières années, puis de 6% après la dixième année.
Les raisons pour lesquelles le paiement attendu n’a pas été effectué sont pour l’instant inconnues.
Période de grâce
Brazzaville dispose d’une période de grâce de 30 jours – qui s’achève donc le samedi 30 juillet – pour procéder à ce paiement. Sans quoi, la note du pays sera dégradée en catégorie « D », celle des pays en défaut de paiement.
La décision de l’agence britannique intervient en rupture du calendrier d’évaluation de la note du pays. La prochaine revue de la notation du Congo-Brazzaville était prévue en septembre prochain