Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
COMMENTAIRE : Il se sait qu'un homme politique ne se déplace pas pour voir un homologue pour rien. Même lorsqu'il s'agit d'aller voir un dictateur comme Denis Sassou Nguesso. Tout a son importance : le moment (temps) comme le lieu (espace) de la rencontre. Nous n'oublions pas, bien entendu, l'objet de la rencontre (motif). Le reste est juste une question d'enfumage de l'opinion. Lorsque Denis Sassou Nguesso reçoit un hôte à Brazzaville, cela n'a pas la même importance s'il le recevait à Oyo. A Brazzaville, c'est une visite officielle ; à Oyo, une visite secrète ou privée. Il y a un proverbe de mon cru qui dit : Quand on entre dans la forêt de l'éléphant, on mesure l'épaisseur de sa puissance tantôt nuisible, tantôt bienfaisante...
Nous avons tous été surpris d'apprendre qu'Ali Bongo Ondimba s'était rendu à Oyo - pour la première fois rencontrer le monstre de l'Alima, son Eléphantissime tricheur infatigable Denis Sassou Nguesso, tout autant tricheur que tueur infatigable - avec impunité absolue.
Oyo est la capitale du royaume de Sassou. C'est un lieu chargé mystiquement où le souffle et l'odeur du diable se font sentir à chaque millimètre carré. Qui s'y rend le fait à ses risques et périls tant sur le plan humain que politique. Cependant, on peut aussi en revenir avec des mallettes pleines ou un quelconque avantage en nature comme un nouvel acte de naissance. Qui sait ? Ali Bongo Ondimba n'a certainement pas manqué de se barricader mystiquement derrière de puissants fétiches vaudous que lui aurait fournis son directeur de cabinet Acrombessi.
Ce n'est un secret pour personne qu'Ali et Sassou bien que parents par alliance ne s'apprécient pas beaucoup mais, en famille - même par alliance, on se sert les coudes dans les moments difficiles. Certains intérêts sont plus importants que les petites animosités personnelles qu'il faut diplomatiquement dépasser quand cela s'avère nécessaire.
Cela soulève tout de même quelques questions de notre part :
pourquoi Ali Bongo Ondimba ne s'est-il jamais rendu auparavant à Oyo, ne serait-ce que pour honorer la mémoire de l'épouse défunte de son père ? En assistant à l'intronisation du pseudo-chef d'Etat Sassou, dictateur nu d'une république prise en otage, Ali Bongo Ondimba a-t-il voulu se concilier les bonnes grâces de ce dernier ? Dans quel intérêt ? Certains observateurs prétendent que le président gabonais, lui-même mal élu par ailleurs, voulait que cette visite passe inaperçue dans les médias. C'était sans compter sur le crocodilosaure de l'Alima qui a vite fait d'ébruiter sa présence à Oyo. Une chose est certaine, Ali avait besoin de rencontrer Sassou. Il s'agit de se demander pourquoi. Sa visite est-elle liée à la prochaine élection présidentielle gabonaise ? En tout cas, ce n'est pas pour aller admirer les vaches de Sassou qu'Ali s'est rendu à Oyo. L'hypothèse liant la visite d'Ali à l'élection présidentielle prochaine au Gabon a de fortes chances d'être vraie...
Voici une correspondance que nous avons reçue comme analyse et réflexion de la part d'un observateur avisé de la politique africaine, l'homme qui nous avait révélé que le Général Diendéré préparait un coup d'Etat au Burkina-Faso avec cinq mois d'avance :
" Salut LDM,