Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Par Le Lion de Makanda (LDM)
Nous l'avons toujours dit : quand la politique va, tout va et inversement. Au Congo, la politique va mal ; rien non plus ne fonctionne correctement, même pas le sport (notre pays a été éliminé de la CAN). En fait, rien, surtout pas l'Etat, ne fonctionne parfaitement. Au Congo, même quand cela part d'une bonne initiative ou d'une bonne intention, avec le mauvais citoyen à la place qu'il ne faut pas, rien ne marche. Bien entendu, dans ce chaos total, les nantis du système tire leur épingle de la souffrance du peuple, chaque occasion étant une opportunité pour puiser dans les caisses du Trésor Public qu'ils pillent allègrement.
Cependant, lorsque ces cupides coulent une entreprise supposée d'Etat sans que le peuple n'en récolte les bénéfices, et qu'ils demandent aux citoyens lambda de boucher les trous financiers gigantesques qu'ils ont eux-mêmes créés, nous nous posons des questions. On ne peut en appeler au peuple - sans avoir soldé la question des responsabilités. Comment ECAIR peut-elle être en faillite - alors que le carburant est au plus bas ? Comment est gérée cette compagnie ? Qui nous dit que si le bon diagnostic n'est pas posé aujourd'hui que demain - même si on renflouait les caisses d'ECAIR, qu'on ne se retrouve pas avec les mêmes problèmes demain ? Non, blague à part, le boukoutage a trop duré et même en dictature, il y a des limites dans le détournement du denier public.
La société aérienne ECAIR est en faillite et joue avec une curieuse malchance, vu qu'un de ses Boeing 737 a pris feu dans un hangar à Prague en république Tchèque lors d'une révision. Un article de monsieur Ossebi sur Congo-liberty indiquait déjà qu'un BOEING d'ECAIR était abandonné dans le désert aux Etats-Unis. ECAIR est en faillite au point où l'Etat privé congolais demande l'aide du peuple congolais pour renflouer les caisses. Nous venons d'apprendre que la dictature a demandé aux députés d'apporter leur contribution mais que ceux-ci auraient refusé ou cherché à comprendre avant comment était gérée cette société avant de signer le moindre document.
Nous nous posons la question du statut d'ECAIR : est-ce une société étatique, para-étatique, privée ? Un ami prétend qu'elle serait détenue à 99% par l'Etat congolais et à 1% par le port autonome de Pointe-Noire. Dans ce cas, c'est une société étatique ou quelque chose comme ça, me direz-vous. Cependant, quand monsieur Odzali, après un procès intenté en France, avait voulu saisir un avion d'ECAIR, les avocats de l'Etat congolais avaient rétorqué que ce n'était pas une compagnie nationale. Nous avons besoin de clarification dans cette affaire. Quand nous apprenons que les dirigeants de cette société s'en mettent plein les poches pendant qu'ECAIR coule comme une grosse pierre dans l'océan de la déconfiture nationale - parce que l'Etat qui subventionnait cette société n'a plus d'argent, on doit exiger la transparence. Pas que chez ECAIR, d'ailleurs. Il est temps que la lumière et la transparence soient faites sur la manière dont sont gérées les entreprises publiques. Non, il faut un audit complet sur TOUT le service public. Non, il faut carrément s'asseoir pour auditer tout le pays, à tous les niveaux. La baisse du baril du pétrole n'explique pas tout. La preuve, ECAIR avait déjà des problèmes avant la chute des cours du pétrole. Madame Moussa qui dirige cette société doit s'expliquer publiquement sur ses méthodes de gestion. Quand je vous répète que tous doivent rendre des comptes à quelque poste de responsabilité publique que ce soit, j'espère peut-être aujourd'hui me faire comprendre...
LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog
