Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
L'Eglise, une vieille institution de plus de 2000 ans, a façonné l'homme de l'intérieur pour le modeler à l'image du Christ et rendre ce monde meilleur qu'il ne l'était à l'époque de la barbarie toute-puissante, tandis que la politique a formaté l'homme de l'extérieur - parfois en l'asservissant - pour créer un monde grandiose à l'image mégalomane des tyrans, des rois et des hommes d'Etat. D'un côté, la recherche de l'intemporalité, de l'universalité, du salut de l'âme en travaillant sur l'esprit, de l'autre le souci du salut de la chair en jouant sur le monde matériel par l'asservissement des chairs à une seule volonté humaine.
Rome a réalisé à l'époque de l'empereur Constantin le parfait mariage entre l'Eglise et l'Etat. Les deux institutions se sont par la suite séparées au nom du principe de la laïcité. Désormais, chacune réclame une emprise totale sur le même objet : le peuple pris comme corps ou comme âmes ; ce qui parfois veut dire la même chose. Quand l'Eglise s'est opposée à l'Etat, elle en a fait les frais dans l'histoire. Si l'Eglise ne se contente que du salut des âmes, l'Etat veut tout posséder : les corps, les âmes et même l'Eglise comme le fit Constantin. L'Etat a l'emprise sur les chairs et ce faisant, il a une voix royale pour atteindre et dominer les âmes. Comme il ne peut y avoir deux souverains sur un même sujet, en dictature, l'Etat veut soumettre l'Eglise pour qu'elle oriente les âmes à ne servir que le temporel. EN DICTATURE, L'EGLISE DOIT ETRE AU SERVICE DU MONARQUE OU DISPARAITRE CAR ELLE PEUT POUSSER LES OUAILLES A CHASSER LE TYRAN. LE POUVOIR EST EN REALITE UN CONTROLE DE L'ESPRIT, UNE DOMINATION DE TOUT UN PEUPLE ET, QUI TIENT L'ESPRIT EN ENCHAINANT LES CHAIRS A SA VOLONTE, POSSEDE LE REEL POUVOIR.
Denis Sassou Nguesso l'a bien compris, lui qui travaille ou à tuer les prélats quand ils lui résistent ou à les corrompre quand ils s'adonnent volontiers à oublier leur soutane. Le tueur infatigable de l'Alima a éliminé le cardinal Emile Biayenda, forçant le Vatican à ne plus établir de cardinal sur l'église du Congo. Monseigneur Ernest Nkombo a commis l'erreur de passer de la quête intemporelle (Eglise) à la quête temporelle (Etat). On ne peut faire de l'ombre à la GRANDE TENEBRE. Denis Sassou Nguesso l'a expédié auprès du Seigneur. Cependant, il n'en a pas fini avec l'Eglise qui possède encore au Congo des âmes vertueuses qui recherchent à s'élever au dessus des pesanteurs de la chair, pesanteurs qui ploient l'esprit aux tentations de Mammon. Certes, un prêtre est un homme dans toute la splendeur de la tentation de la chair mais il aspire à plus que les biens de ce monde car ce monde passera même si certains évêques tombent dans la tentation en servant Mammon. Que le Père céleste leur pardonne : la chair est faible car la faiblesse est envies, besoins, diktat de la chair sur l'esprit. Nous vivons dans un monde à la tentation démultipliée.
Revenons au tueur infatigable des berges de l'Alima, à la bête immonde d'Edou assoiffée de tous les pouvoirs temporels et intemporels : après le cardinal Emile Biayenda, Monseigneur Ernest Nkombo, à qui le TOUR ? Quel membre du clergé sera-t-il sacrifié ? Pour son pouvoir, Denis Sassou Nguesso est prêt à sacrifier même le pape.
Le sanguinaire met en garde un homme de l'Eglise. Sassou veut des évêques corrompus qui prêchent pour sa cause. Un évêque qui n'incite pas les chrétiens à soutenir la candidature de Sassou se met en danger. Voilà pourquoi les évêques qui ne résistent pas à la main tendue de Sassou tremblent devant les billets de banque. Ils vont nuitamment chez Sassou comme des Judas qui se rendent au Sanhédrin de Satan.
Nous attirons l'attention du Vatican, de l'opinion nationale et internationale sur les menaces de mort qui pèseraient sur certains dignitaires de l'Eglise catholique au Congo. L'intégrité morale de certains membres de l'épiscopat congolais fait peur aux assassins du PCT qui n'hésiteront pas à verser le sang d'un évêque. ils l'ont déjà fait par le passé ; ils sont prêts à recommencer.
Selon les informations qui nous proviennent de l'entourage même de Sassou, le nom de l'ancien président de la conférence épiscopale du Congo serait en tête de liste de ceux qui font peur à l'entourage immédiat de Denis Sassou Nguesso. Le groupe de Jean Dominique Okemba n'hésitera pas à donner un visa de départ à l'évêque de Kinkala - s'il continue à déranger Sassou par son incorruptibilité. Il doit apprendre à demander et à profiter de la manne sassouiste de la corruption. Dans la mesure où ce n'est pas le cas, Sassou le soupçonne d'être proche de l'opposition. Il reconnaît que cet évêque est bien coté.
Chers chrétiens, du nord au sud, d'est en ouest, accepteriez-vous que les sanguinaires sassouistes versent une fois encore le sang d'un pasteur innocent ?
Si l'évêque ne se préoccupe pas de la situation de son peuple, que ferait-il d'autre pour annoncer le message du Christ ? Si Jésus avait dit aux pharisiens qu'il n'était pas venu pour les riches mais pour les pauvres - il faut comprendre que le salut n'est pas une préoccupation matérielle et terrestre. Aussi, il faut séparer ce qui est à César et ce qui est à Dieu.
Certains ont même dit au sein de l'entourage de Jean Dominique Okemba : " il paiera comme Nkombo". Nous mettons en garde la clique à JDO et tous les assassins à la solde du régime : ATTENTION, NE TOUCHEZ PAS A NOTRE EVEQUE...
LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU