Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Par Le Lion de Makanda (LDM)
Une bonne idée finit par être partagée par tous. L'idée de la transition fait son trou. Ce n'est encore qu'une idée qui devra trouver le cheminement de sa réalisation. Peu importe là d'où elle provient en premier ; l'essentiel que nous en comprenions tous la nécessité. Quant au passage de l'idée à sa réalisation, c'est le travail de tout le peuple congolais.
Juste une digression : quand Mathias Dzon dit qu'il a soutenu que la constitution actuelle est mauvaise mais qu'il s'oppose à son changement mais aspire à des élections avec le PCT et Denis Sassou Nguesso aux manettes, juste après quelques retouches de listes électorales, son subconscient lui dit qu'il pourrait bien dans ces conditions remporter l'élection présidentielle. L'homme dans une vidéo a bien dit que devenir président est son obsession. C'est là où il se trompe : Denis Sassou Nguesso n'a pas l'intention de laisser le pouvoir puisque la suite de son plan est déjà affichée : Dialogue-Echec du dialogue-Référendum-Conservation du pouvoir. Le fait qu'il embauche des milliers de gendarmes montre qu'il se prépare à affronter la colère de la rue si nécessaire.
Le dialogue ? A quelle fin ? Sassou le veut comme prétexte à son référendum - pendant que le PCT brandit la carotte de la transition arrosée de sacs d'argent et les lapins frétillent à l'idée de devenir des ministres. Ne nous leurrons pas : il n'y aura pas de vrai dialogue horizontal mais un diktat. La preuve ? On ne vous dit même pas de quoi vous allez vraiment dialoguer car tout dont les Bokamba ont mis en objectif ne veut rien dire. C'est eux qui eux qui danseront la danse du dialogue mais c'est Denis Sassou Nguesso qui en jouera la musique.
Jean-Luc Malékat a été ministre des finances de la transition qui a permis la seule et unique élection présidentielle démocratique du Congo en 1992. Il est donc normal qu'il adhère à l'idée d'une transition à partir de la seizième minute (16:10). Il s'agit de refermer la parenthèse dictatoriale ouverte par Denis Sassou Nguesso en 1997. Il partage mon idée que dans la configuration actuelle, il n'est pas possible d'organiser une seule petite élection que le PCT ne gagnera pas. Même avec des listes nouvelles, il suffira que le régime PCT qui organise les élections et qui les proclamera par son ministère de l'intérieur déclare son champion comme vainqueur. Franchement, la transition est incontournable. Nous estimons qu'elle doit durer trois ans au lieu de deux car il y aura une audit complète des comptes de l'Etat, un recensement général de la population et de l'habitation, la révision des listes, le redressement de certaines institutions comme la justice, la force publique, l'éducation, la santé. Deux ans me paraissent trop courts. Cependant, il reviendra au peuple d'en décider s'il adopte l'idée d'une transition démocratique véritable. Oui, nous avons introduit l'idée de la transition et si les Congolais veulent un vrai sujet de débat, il est tout trouvé : ON PEUT DIALOGUER DEs CONTOURS DE LA PROCHAINE TRANSITION.
Aux sceptiques, je renvoie à un constat : pourquoi les Burkinabés qui ont chassé Blaise Compaoré en envahissant les rues n'ont pas appliqué la constitution mais décidé d'organiser une transition démocratique - qui a de fait suspendu ladite constitution ? On aurait dû nommer le président du sénat comme président de la république avec mission d'organiser l'élection présidentielle dans un certain délai. Ils ont choisi de suspendre la constitution pour une transition. Qu'est-ce qui rend donc cette transition si nécessaire ? Répondez donc !
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