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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 00:59
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Chers visiteurs, voici une idée qu'il faille soutenir avec force car communiquer, c'est vital pour le triomphe de la liberté et de la démocratie : la création d'une radio libre non contrôlée par le pouvoir de Brazzaville ! Pour ma part, j'attends simplement qu'on m'invite à une réunion de mise en place. En effet, il est assez déplorable chez nous autres Congolais de toujours mettre les bonnes volontés devant le fait accompli au lieu d'associer d'abord au départ le plus de cerveaux possibles pour étudier de façon large la faisabilité de cette idée. Cette radio peut aussi émettre sur le net. Il s'agira d'étudier sa viabilité financière car elle doit pouvoir se financer sans compter sur le pouvoir. La conception et un plan d'action adapté sont nécessaires pour la bonne réussite d'un projet:
- Quel matériel faut-il ?
-Quel contenu ?
-Quel financement ? Combien faut-il pour la faire démarrer ? (Il faut un vrai plan d'action : P.E.M. est un homme d'action ; cependant l'action appelle d'abord la conception...)
-Comment recruter et rémunérer les journalistes s'ils doivent l'être ?
-de quel personnel a-t-on besoin pour qu'elle puisse démarrer ?
-Son statut ? Associatif ? ONG ? Entreprise ?
-Qui distribue les canaux au Congo ?
-Comment traiter le flux d'information que l'on recevra de la population (prévoir une équipe éditoriale ?) ?
Quel que soit son statut, il faudra un financement et penser à plusieurs étapes à l'avance : à cause des egos, de nombreux projets de valeur ne voient pas le jour. En effet, il faudra une administration, une partie technique, des juristes pour protéger les droits, des journalistes, etc. Une radio ne peut pas être un petit projet, mon cher Patrick !
-Qui administrera la radio ?
-Que prévoir dans sa juridiction pour qu'elle ne soit pas récupérée par le pouvoir ?
Donc une assemblée générale constitutive est nécessaire si l'on ne veut pas faire les choses de façon précipitée...
Notre remarquable compatriote P.E.M. vient d'émettre une excellente idée et je sais qu'il est à même de mobiliser large pour mettre cette idée en pratique. Il faut en concevoir les émissions et pourquoi penser à une télévision ? On mettrait devant la face du monde toutes les images que le clan Sassou cache pour dissimuler ses hauts faits criminels envers notre peuple. Il est à prévoir que le pouvoir qui a récemment suspendu un journal fera tout pour barrer la route à ce projet d'une importance incommensurable. Pour ceux qui ne sont pas dans son réseau d'adresses mail, voici la teneur de son message (j'ai corrigé les coquilles) :
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Bonjour chers amis
 
En ce début d'année 2008, je viens soumettre à tous les Congolais quel que soit l'endroit oùundefined ils se trouvent l'idée de la création d'une radio libre à Brazzaville pour donner une voix à tous les Congolais qui veulent se faire entendre.
Au Congo il n'y a que 2 radios qui sont entièrement et totalement contrôlées et verrouillées par le pouvoir
D'autre part nous savons tous que les Congolais ne lisent pas; pour preuve le plus grand journal Congolais ne tire qu'à 3000 exemplaires par semaine.
Nous savons aussi que le Congo est le dernier pays en Afrique en ce qui concerne les nouveaux outils de communication comme internet.
Le média le plus écouté au Congo est RFI; dans chaque maison au Congo il y a au moins une radio.
 
Alors une Radio dédiée véritablement libre qui ne serait pas contrôlée par le pouvoir serait une très bonne chose pour entendre et faire entendre la voix des sans voix.
Les textes de lois même trafiqués par le dictateur autorisent la création des radios libres.
Nous avons des compatriotes déterminés qui peuvent conduire à bien ce projet.
 
Je lance un appel tous ceux qui souhaitent travailler et mener à bien ce projet de me contacter.
Je lance un appel toutes les personnes qui ont une certaine expertise en Radio de me contacter.
Je lance un appel à  tous les Congolais de la diaspora à aider financièrement ce projet;
les hommes sérieux pour mener à bien ce projet à Brazzaville existent.
 
undefined2008 est une année capitale pour notre pays; si nous le voulons tous en deux ou trois mois nous pouvons implanter une radio libre qui fonctionne à Brazzaville.
 
Bien à vous
 
Tout Sauf Sassou
Pour un Etat de Droit au Congo !


Savoir c'est bien, Comprendre c'est mieux
"Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission"

Patrick Eric Mampouya

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23 décembre 2007 7 23 /12 /décembre /2007 10:29
L'année 2007 s'achève. Nous suivons comme bien d'autres Congolais avec intérêt la marche vers un enrichissement débridé des deux classes au pouvoir tant au Congo qu'au Gabon, deux pays liés par des alliances matrimoniales, par le sang, l'argent, le crime, des liens politiques auxquels Sassou aimerait adjoindre des liens militaires en envisageant de créer une force militaire en Afrique centrale. Nous avons suivi su 3ATELESUD, la chaîne de télévision du câble les balbutiements de cette force présentée par l'ancien premier ministre, Louis Sylvain Ngoma au Tchad - en présence de nombreux chefs d'Etat africain.
Sassou aurait dit qu'il ne s'était pas bien enrichi lors de son premier règne. Aussi, a-t-il préconisé aux siens de s'enrichir sous ce second règne - par tous les moyens. Finie, la honte, finie la dissimulation. De toute façon, les peuples africains ne sont pas enclins à la rébellion ou à faire la révolution pour changer le statu quo ! Seul compte le rapport de force militaire qui tient ces peuples dans la peur : ceux qui n'ont que leur petite peau y tiennent plus que tout ! Une balle perdue est vite trouvée lors de manifestations - alors on ne s'y risque pas.
Gigantesque enrichissement visible au travers d'acquisitions immobilières. Le rang social doit se traduire par une extraordinaire villa qui forcera le respect. Edith Sassou en devenant Edith Bongo, s'est positionnée au sommet de deux fortunes immenses : celle de son époux Bongo estimée à 4 milliards de dollars et celle de son père qui est mal renseignée ; on la dit énorme.
Malade, elle ne vit plus au Gabon et a choisi l'Europe comme lieu de convalescence. Aux dernières nouvelles, on l'a retrouvée au Maroc ou papa et son mari Ondimba se sont rendus en visite privée. Donc Bongo et Sassou ont des biens dans le royaume chérifien apprécié pour sa stabilité et pour la poursuite des amitiés d'Hassan II par Mohammed VI.
Voici la trouvaille : un article qui nous indique où se repose Edith Lucie Ondimba Bongo quand elle est en France : les hauteurs de Nice...

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undefinedQui oserait douter que les biens meubles et immeubles qui font partie du patrimoine du clan Sasou-Nguesso ne sont pas le fruit d’un dur labeur même si la valeur vénale de ces biens tranche rudement avec le pouvoir d’achat du Congolais moyen qui vit avec moins d’un dollar par jour ?

Dans un chemin montant, mal aisé, goudronné, de tous les côtés au soleil exposé, se trouve à la lisière de la forêt du Mont-Boron, un « bien mal acquis » : la cossue résidence d’Edith Bongo née Sassou. Quand ce ne sont pas des châteaux en Espagne, ce sont des manoirs sur la Côte que ces parents offrent à leurs enfants, aux frais des Congolais.

Le bijou familial est situé Bd Mont Boron au n°50.

Selon les rumeurs, cette villa sert actuellement de maison de convalescence à qui de droit.

VueMaisonEdithCoteAzur.jpgL’architecture de cette pièce/maîtresse s’inscrit dans le style de la Belle Epoque comme nombre de constructions du début du siècle dernier qui font la spécificité de la Côte d’Azur et qui servaient de résidences d’hiver aux monarques de ce monde.

Du haut de la colline où se situe cette imposante résidence princière on a une vue imprenable sur la Baie des Anges ( l’étendue de la Méditerranée qui arrose la ville de Nice). Le moins que l’on puisse dire c’est que la splendide courtisane est logée à bonne enseigne.

Le château se situe au fond d’une voie privée dont le calme dissuade d’entrée de jeu tout curieux qui n’a rien à y faire.

« Pour la valeur vénale de l’immeuble, il faut voir au bureau des hypothèques » conseille la dame du Cadastre.

Disons que ça peut s’estimer, au bas mot, autour de plusieurs millions d’euros. "C’est un gros morceau" apprécie, à juste titre, un agent immobilier consulté. De quoi humaniser, avec grand soin, l’hôpital général de Brazzaville (CHU).

MaisonEdith.jpgBref, autant dire qu’on a affaire à une acquisition immobilière qui, pour reprendre Me William Bourdon n’est pas le fruit d’un « dur labeur ».

C’est que ça coûte une immense fortune d’acheter sur la colline très bourgeoise du Mont Boron. Or nous venons tous d’apprendre, à notre grande stupéfaction, que la plainte pour recel de biens meubles et immeubles portée contre Sassou et Bongo a été classée sans suite.

Autant dire que nos deux dictateurs ont le bras très long pour influencer en leur faveur la très redoutable et indépendante Justice française qui, cependant, vient de faire la nique aux Congolais par son verdict.

Goût immodéré des immeubles

Le paradoxe, c’est cette propension architecturale qu’affichent actuellement les membres les plus fortunés de La Nouvelle Espérance alors que Brazzaville ressemble à une décharge publique.

D’Oyo à Nice en Europe, ils se livrent à une frénésie immobilière sans précédent.

"Il y a plusieurs demeures dans la maison du père" disent les Ecritures des hypothèques. Selon le plan cadastral, Edith Bongo est propriétaire de deux lotissements : l’un construit, l’autre nu ( nue-propriété).

Edith-Lucie-Sassou-Bongo.jpgCa construit et ça achète fort en ce moment. Rien n’est plus sûr que la pierre. Oyo et Owando sont entrés dans la modernité. Les lotissements poussent comme des champignons. Désormais « les natifs du coin peuvent aller en villégiature durant les week-ends » à Oyo, tant le cadre est devenu hyper urbanisé, presque hollywoodien. Grâce à l’une des rares voies goudronnées construites par Sassou, le village d’Oyo n’est plus qu’à quelques heures de route de Brazzaville. Avec un puissant 4X4, on a vite fait d’avaler les 400 kms qui séparent la capitale congolaise de cet arrière-pays où est né Sassou.

Cette boulimie immobilière contraste honteusement avec la négligence dont ils font preuve quand il s’agit de doter Brazzaville en équipements dignes du 21è siècle comme font leurs homologues dans la plupart des capitales africaines. Il faut avoir une pierre à la place du cœur pour privilégier le bien privé au détriment de la propriété publique.

Le site des « Biens mal acquis » exprime l’insolence avec laquelle la nomenklatura congolaise étale son luxe à traves la planète. Au Congo on a le loisir d’admirer de gigantesques constructions qui tranchent avec l’environnement dans lequel elles sont érigées. De Pointe-Noire à Owando, en passant par Brazzaville, son système urbain nargue le bon sens : des châteaux poussent à côté des massues. Ville cruelle. De toute évidence ces riches "dachas" de premier plan sont pour la plupart des résidences secondaires.

Bâties en toute hâte en milieu rural les villas du bord de l’Alima et de la kouyou sont ou seront pour la plupart inhabitées durant toute l’année.

Quand on se réfère à l’histoire, il y a de fortes chances que ces Versailles sous les Tropiques soient recouvertes du vert manteau de la forêt quand cette bourgeoisie pétrolère aura fait son temps. La nature reprendra ses droits sur la civilisation que ces seigneurs de la jungle sont en train d’ériger avec la vitesse de l’éclair comme s’ils étaient pris par le temps.

Le village de Mobutu, Guadolité, n’a-t-il pas connu le même destin à la chute du maréchal/léopard ?

« On pourra en faire des sites touristiques » disent certains supporteurs qui voient d’un bon œil ces « réalisations » de nos barons noirs tout en se doutant qu’elles feront long feu lorsque

 

ce système des choses prendra fin. Encore faudra-t-il que les potentiels touristes aient le cran d’atterrir à Ollombo (aéroport inachevé) pour aller admirer des villas/musée sans charme pittoresque.

De toute évidence, Sassou a une revanche à prendre. Sur qui ? Dieu seul sait. Alors qu’à Brazzaville on « réhabilite » des bâtiments désuets légués par les colons ou vieux de vingt ans (cas de l’immeuble d’Hydro-Congo métamorphosé en siège de la SNPC), à Oyo/Owando des immeubles neufs poussent comme des champignons...vénéneux. C’est le cas du « complexe urbain » qui tiendra lieu de marché d’Oyo. A en croire l’architecte/maison, il sera doté d’une grande chambre froide, d’une salle de conférence et, bien entendu, d’étals sur lesquels seront exposées les marchandises. Le complexe tient sur deux niveaux. « Que compte-t-on y vendre ? » se demandent, ironiques, les Brazzavillois. Dans une région où l’agriculture n’est pas la priorité des priorités, il y a de quoi, en effet, s’interroger.

L’autre priorité dans cette frénésie architecturale sont les boîtes de nuit. Owando et Oyo rivalisent sur ce registre festif. La municipalisation accélérée a donné l’opportunité à nos amis de la Nouvelle Espérance de construire ce qui leur tient le plus à cœur : les bars de nuit.

VillaOyoEdith.jpgRésultat : Impfondo, Oyo et Owando peuvent se targuer d’être les villages les plus branchés du Congo. Et comme par hasard, ce sont les villages où est née la crème du Parti Congolais du Travail : Noumazalaye, Ngouabi/Yhombi, Sassou. Le plus triste c’est que cette modernité s’est déclinée au détriment du voisinage régional. Ce développement urbain n’est pas global. Il est parcellaire. Il est même exclusif. En tout cas il est très égocentrique. Ethnocentrique et égocentrique. D’abord l’ethnie et, dans cette ethnie, d’abord soi-même. Ainsi fonctionnent ces dirigeants qui manient chaque jour avec conviction le slogan de l’unité nationale.

Le "gros morceau" du Mont Boron ne constitue pas une pièce unique. La Côte d’Azur étant très prisée, les autres collines de Nice sont prises d’assaut par ces amoureux congolais de la pierre. La nomenclature de la nomenklatura signale un autre produit de recel sis Bd Fréderic Sperling sur les hauteurs de Cimiez et qui porte le nom prédestiné de Résidence Val d’or. Son propriétaire : Bongo Albert Bernard. Pour ceux qui aiment joindre l’image au texte, vous aurez les photos de cette propriété prochainement.

Le panorama est féérique quand on est sur le versant ouest du Mont Boron. On a une vue insaisissable de la ville de Nice et son port de plaisance. Au loin, sur la ligne de l’horizon, l’aéroport de Nice et le cap d’Antibes s’offrent au regard. Rien de tel pour calmer les nerfs et reposer l’esprit.

A Roquebrune Cap-Martin, après Monaco, en allant vers l’Italie, trônait une célèbre villa. Elle appartenut à Mobutu Wa Zabanga. Depuis, elle fut vendue aux enchères, aux dépens de son propriétaire légal : la RDC.

Y a-t-il une justice en ce bas monde ?

© Congopage

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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 03:00
 
Chers visiteurs, nous mettons en ligne la séance du sénat du 29 novembre 2007 car elle vient étayer de nombreuses hypothèses comme celles qui expliquerait le soutien aux dictatures qui rapportent des milliards à l'Europe en général et à la France en particulier. Nous avons souligné les passages que  jugés importants. On apprend beaucoup de choses comme la fortune de Bongo estimée à 4 milliards de dollars - alors qu'il n'apparaît pas parmi les milliardaires, que Sassou dont la fortune est immense a caché 475 millions de dollars aux Bermudes, qu'il existe un contingent entre le Congo et la France à propos de 505 retraités à qui le Congo devrait 16 millions d'euros et que la France exercerait un chantage au versement de l'Aide au Développement assujettie au paiement des retraités français, que l'Aide au Développement servait à maintenir l'influence de la France en Afrique, notamment dans les pays francophones qui bénéficient de 57% de cette aide qui ne représente que 0,47% du PIB français au lieu de 0,7% escomptés, que cette aide estimée à 9 milliards ne dépasse pas les 2 milliards d'euros, que nous autres immigrés, envoyons 8 milliards en Afrique, soit autant que l'aide escomptée d'une puissance économique mondiale - ce qui me fait dire que l'immigration est le meilleur allié de l'immigration car l'immigration freine l'immigration en permettant aux Africains restés sur le continent de vivre des subsides de leurs frères de France, que 13 milliards de dollars sont détournés en Afrique pour l'Europe, que les coopérants français seront désormais payés par les pays africains, privant les nationaux d'emplois mérités, - notamment ceux qui vivent en France et qui veulent rentrer chez eux. Cette séance démontre que la prochaine aide au développement que donnera la France au Congo reviendra en France sous forme de paiement des retraites de retraités français qui vivent tous en France. Ce document permettre de comprendre que les dictatures permettent à l'argent de l'aide au développement de revenir en France !
Nous ne pouvons mettre que des extraits de cette séance à cause de sa longueur...
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M. Robert del Picchia. ...j'attire sans relâche l'attention du ministère des affaires étrangères et du ministère de la coopération sur le cas de nos compatriotes retraités d'Afrique, problème que Mme Brisepierre connaît bien.

Alors qu'ils ont travaillé et cotisé aux régimes obligatoires de sécurité sociale locaux, conformément aux conventions bilatérales, ils ne perçoivent pas, en retour, leur pension de retraite des caisses africaines de sécurité sociale.

S'ils résident aujourd'hui généralement en France, ils ont passé la majeure partie de leur vie active en Afrique et ne possèdent bien souvent pas d'autres sources de revenus que ces retraites - qu'ils ne touchent pas -, qui sont déjà réduites de moitié en raison de la dévaluation du franc CFA en 1994. Beaucoup d'entre eux se retrouvent à devoir quémander les minima sociaux, alors qu'ils ont travaillé et cotisé pendant toute leur vie active.

Allons-nous attendre encore des années pour que, une fois tous ces compatriotes retraités décédés, le problème disparaisse avec eux ?

Mes chers collègues, c'est une situation intolérable !

Certes, des solutions ont déjà été apportées dans de nombreux pays. À Djibouti, par exemple, la situation s'est améliorée pour certains de nos ressortissants, et ceux qui attendent encore, et ce depuis des années, la liquidation de leurs droits à pension, le paiement des arriérés ou le versement régulier de leur pension, ne sont plus très nombreux

En revanche, au Congo, ce sont des centaines de personnes qui sont piégées par une mauvaise volonté institutionnalisée. Et malgré tous les efforts déployés depuis une dizaine d'années - Mme Brisepierre s'y était engagée dès avant mon élection au Sénat -, la France n'est pas parvenue à convaincre son partenaire de régler les arriérés et de verser les pensions courantes.

Certes, me direz-vous, le Congo a versé, en septembre dernier, 184 000 euros à une centaine de retraités, mais les arriérés s'élèvent à 16 millions d'euros et concernent 505 retraités français. Il s'agit là des chiffres officiels résultant de l'audit réalisé sur place, au début de l'année, à la demande du ministère des affaires étrangères, par un grand cabinet international d'audit, au-dessus de tout soupçon, et dont je peux vous communiquer le nom hors séance publique.

Nous pensons que ce versement est moins un signe de bonne volonté qu'une manœuvre dilatoire destinée à empêcher la France de prendre les mesures qui s'imposent.

La preuve en est que le Congo souhaite renégocier le fameux Document-cadre de partenariat, ou DCP, qui le lie France, et qui a été signé voilà quelques mois, en mars, me semble-t-il. On comprend mieux son souhait quand on sait que le calendrier de paiement des arriérés de pension est lié à ce fameux DCP, qui stipule : « En cas de difficulté, la France pourra ajuster en conséquence son aide publique au Congo ».

Mme Paulette Brisepierre, rapporteur pour avis. Exactement !

ajuster son aide publique au Congo.

Prélever le montant des arriérés sur l'aide publique accordée au développement du Congo est, en effet, la seule solution dans le cas de ce pays. Le Président de la République ne s'y est d'ailleurs pas trompé, puisqu'il subordonne la renégociation du DCP au paiement total des arriérés de pension.

J'ai donc déposé un amendement en parfaite conformité avec le DCP, visant à la création d'un programme - c'est une nécessité - intitulé « Prise en compte de la dette aux ressortissants français dans l'aide au développement ». Doté de 16 millions d'euros, ce programme est destiné uniquement à l'apurement de la dette de l'État congolais à l'égard de nos retraités.

En effet, il est incompréhensible et inadmissible de continuer à verser de l'argent au Congo, alors que nos ressortissants retraités en sont réduits à mendier le minimum vieillesse parce que le Congo, qui n'est pas aujourd'hui en difficultés financières, bien au contraire, compte tenu de la manne pétrolière et des récentes découvertes sur son territoire,...

M. Robert del Picchia. ...persiste à ne pas payer les retraites.

Mes chers collègues, l'adoption de cet amendement prouverait la solidarité de la France envers ses ressortissants français du Congo, en permettant de régler enfin et définitivement leurs arriérés de pension grâce à la création d'un programme qui leur est dédié Ce serait également un signal fort, au regard de tous les États défaillants, quant à la volonté de notre pays de faire respecter les obligations réciproques qui découlent des conventions bilatérales. Nous sommes à une époque où la réciprocité devrait être respectée par tous ! (Applaudissements sur les travées de l'UMP. - M. Georges Othily applaudit également.)

M. Robert Hue. Monsieur le président, madame, monsieur les ministres, messieurs les secrétaires d'État, mes chers collègues, à la suite de l'Appel mondial contre la pauvreté, lancé à Porto Alegre en 2005, on se souvient que les États européens, notamment la France, avaient, à grand renfort de promesses, annoncé que l'aide en direction des pays les plus pauvres augmenterait.

Deux années se sont écoulées et ce projet de budget, qui affiche un véritable recul, révèle, me semble-il, que tel n'est plus la priorité du Gouvernement.

L'année 2007 aurait dû être une étape décisive, d'autres l'ont dit avant moi, et constituer un palier symbolique. L'aide aurait dû franchir la barre des 0,5 % du revenu national brut. Il n'en est rien : l'effort de la France est ramené à 0,42 %, alors que les crédits consacrés par nos amis anglais, allemands et espagnols sont en progression sensible.

Il s'agit là, je le répète, d'un véritable recul. L'Afrique est d'ailleurs le premier continent touché. À ce rythme, il est malheureusement probable que les objectifs du Millénaire pour le développement ne seront pas respectés à l'horizon de 2015.

Mme Monique Cerisier-ben Guiga. Monsieur le président, madame, monsieur les ministres, messieurs les secrétaires d'État, mes chers collègues, en dépit de mon goût pour les oxymores, je ne commencerai pas mon discours par une « pause dynamique ». (Sourires.) En effet, une telle pause n'entraverait pas la marche de la France vers l'objectif de 0,7 % fixé de longue date, mais elle retarderait certainement ma péroraison, ce que les règles du débat budgétaire n'autorisent pas ! J'entrerai donc dans le vif du sujet et j'aborderai des questions assez désagréables.

Je veux d'abord rappeler que l'aide publique française au développement est orientée, à hauteur de 75 %, depuis les indépendances, vers l'Afrique francophone et méditerranéenne. Mais toutes les études et les enquêtes judiciaires mènent à la même constatation : nous continuons à recevoir de l'Afrique beaucoup plus que nous ne lui donnons.

D'après le dernier rapport de la CNUCED du mois de septembre 2007, sur la période 1991-2004, 13 milliards de dollars en moyenne ont été transférés illégalement chaque année de l'Afrique vers l'Europe. En trente ans, ce sont 400 milliards de dollars qui ont été subtilisés aux peuples africains et transférés dans les pays riches, dont le nôtre. Cette somme doit être comparée aux 215 milliards de dollars de la dette de l'Afrique. Mais qui doit, combien et à qui ?

Et à qui la faute ? Certainement à l'instabilité politique et économique des pays qui incitent les entrepreneurs à mettre leurs capitaux à l'abri. Mais surtout, ces détournements de fonds sont le fait des régimes corrompus, nos partenaires gouvernementaux fréquentables, que nous maintenons au pouvoir via notre aide budgétaire, par la mise en œuvre d'accords de défense obscurs, l'appui de nos forces armées, comme cela a été le cas au Tchad il y a moins d'un an. Nous sommes maintenant piégés par des décennies de politique complaisante et complice avec ces chefs d'État qui font plus ou moins rempart à des anarchies encore plus prédatrices et sanglantes que leur régime. L'impératif de sécurité entre aujourd'hui en conflit avec le développement et le progrès humain.

Ces détournements de fonds sont aussi le fait des entreprises internationales qui emportent des marchés grâce aux pots de vin versés aux responsables politiques et administratifs. La Banque mondiale estime leur montant à 40 % de celui de l'aide publique internationale. Et la situation s'aggrave avec l'arrivée des entreprises et de l'État chinois en Afrique.

« Qui osera rendre un jour au Nigeria, au Cameroun, au Congo, au Congo-Brazzaville ce que la France leur doit ? », s'interroge la magistrate Éva Joly à l'issue de son instruction de l'affaire Elf et sur la base des enquêtes qu'elle mène actuellement.

Mme Monique Cerisier-ben Guiga. Le Comité catholique contre la faim et pour le développement, dans son rapport intitulé « Biens mal acquis », évalue à 3 milliards de dollars les fonds arrachés au Liberia par l'ancien président Charles Taylor, à 4 milliards de dollars la fortune amassée par le président Bongo, dont le peuple a une espérance de vie de 53 ans à 55 ans. Pour ce qui concerne Sassou Nguesso, dont nous reparlerons, la fortune est immense ; on a pu retrouver la trace de 472 millions aux Bermudes, un sommet de l'iceberg !

Face à cela, à tout ce qui est entré dans les caisses de la France comme dans celles de la Suisse, du Royaume-Uni, du Luxembourg, que représente notre aide au développement par rapport aux conséquences d'une corruption qui profite aux pays riches, dont fait partie notre pays ? Bien peu de choses ! Les chiffres parlent.

C'est avec gravité que je vous demande, monsieur le secrétaire d'État, si, dans un tel contexte, il est convenable, honorable, de se servir de montants présumés d'annulation de dette pour masquer la baisse réelle de notre aide au développement. C'est ce procédé qui a permis de « gonfler » la loi de finances initiale de 2007 à 9 milliards d'euros, alors que 7,84 milliards d'euros seulement ont été réalisés. En 2007, notre aide publique réelle au développement a donc atteint tout juste le montant de l'aide que les migrants essentiellement maghrébins et africains établis en France envoient tous les ans dans leur pays d'origine, d'après les chiffres que vous m'avez communiqués, monsieur le ministre, et dont je vous remercie. Ces sommes s'établissent aux alentours de 8 milliards d'euros dans les deux cas.

M. Jacques Legendre, rapporteur pour avis. Très bien !

M. Jean-Marie Bockel, secrétaire d'État. M. del Picchia nous a alertés sur une question extrêmement sensible, que nous avons tous, à plusieurs reprises, évoquée devant les responsables des différents pays concernés, tout particulièrement devant le Président Sassou Nguesso. Je lui en ai moi-même parlé lorsqu'il était à Paris, le 5 juillet dernier ; le Président de la République a évoqué ce sujet avec lui.

Sur ce dossier, nous avons progressé. Des premiers versements, de 250 millions de francs CFA courants, ont été effectués en septembre, mais il a été clairement indiqué aux autorités congolaises que le document ne serait pas signé tant que le problème du paiement des pensionnés ne serait pas réglé. Il ne faut pas non plus trouver une solution qui serait pour eux une manière de ne pas respecter leur engagement. Le Gouvernement va maintenir la pression et rester vigilant quant à la tenue de ces engagements.

Ayant pris un peu trop de temps pour répondre aux questions, je vais laisser de côté la fin de mon intervention, quitte à ce que ceux d'entre vous qui n'ont pas eu de réponse m'interpellent à nouveau ultérieurement.


M. Brice Hortefeux, ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement. Monsieur le président, madame, messieurs les rapporteurs, mesdames, messieurs les sénateurs, après les réponses précises et assez exhaustives de M. Jean-Marie Bockel, je me bornerai à préciser nos ambitions s'agissant du codéveloppement.

Actuellement, 80 % des fonds envoyés par les migrants en France dans leur pays d'origine sont consacrés à la consommation courante. Or l'utilisation, même partielle, de ces transferts à des fins d'investissement productif pourrait devenir un levier essentiel du développement des pays sources d'immigration.

Ces transferts sont estimés à 8 milliards d'euros par an, soit l'équivalent de notre aide publique au développement, qui s'élève, globalement, à 9 milliards d'euros. Ils sont donc considérables !

Je suis convaincu qu'à long terme le développement sera la seule solution qui permettra de maîtriser ces flux migratoires.

Au sein de la mission examinée aujourd'hui, le nouveau programme « codéveloppement » est doté d'une enveloppe de 60 millions d'euros d'autorisations d'engagement et de 29 millions d'euros de crédits de paiement.

Mme Monique Cerisier-ben Guiga. Cela étant, nous partageons son point de vue, car il est impensable de laisser le Congo-Brazzaville utiliser des méthodes dilatoires pour continuer à ne pas payer les pensions de nos compatriotes, alors que celles des Congolais sont versées. Il s'agit vraiment d'une discrimination.

M. Michel Charasse, rapporteur spécial. Honteuse !

Mme Monique Cerisier-ben Guiga. Nous avons déjà eu, au cours des années précédentes, plusieurs réunions au ministère des finances sur ce problème. Pour le Congo-Brazzaville, nous le savons, la question ne peut guère être réglée que dans le cadre de l'annulation de la dette. Il faut donc travailler dans cette direction, en utilisant les divers moyens mis à notre disposition au titre de la coopération.

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Sarkozy ne se rendra au Congo que lorsque cette question de l'argent des retraités français aura été résolue...

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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 17:54
Lor--ne.JPGLe web, la toile numérique joue amplement son rôle en en nous permettant de faire des connaissances dignes d'intérêt car en regardant l'autre vivre, on réapprécie les choses, la vie et on se dit qu'on a de bonnes raisons d'espérer car l'homme, par sa nature complexe, permet tous les possibles. Quand Lorène  m'a invité à découvrir son blog, je n'ai pas hésité une seconde et j'ai été pétrifié d'admiration devant cette jeune femme française qui prenait dans ses bras une lionne. Elle a vécu au Zaîre et en Zimbabwé L'amour est contagieux et nous ne partageons certainement pas assez l'amour des belles choses, l'amour des grands idéaux, des grands combats. Elle se bat pour la diversité de la vie animale, face à un braconnage sauvage, face à ceux qui tuent d'abord avant de réfléchir. C'est internet qui a rendu possible un tel miracle de rencontre. C'est en cela que le web est une formidable expérience humaine car les frontières de la communication sont abolies et Dieu sait que l'Europe, un monde trempé jusqu'au cou dans l'individualisme, en avait besoin. Je mets en ligne ma correspondance car je trouve qu'elle porte des valeurs qui pourraient vous amener à réfléchir. Je vous invite à découvrir son blog : http://sosanimauxafrique.over-blog.com/

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Lorène,
bonjour.
Dans la culture de l'ethnie Punu à laquelle j'appartiens, la vie humaine est au piedestal de l'importance mais toute vie est importante et, même pour enlever l'écorce d'un arbre pour se soigner le Punu demande pardon à l'arbre, idem pour un animal que l'on va manger. J'ai grandi dans des traditions fortes, un monde de symbolismes qui mettaient la matière entre parenthèses. Vous vous battez pour l'amour de la vie. Moi aussi. Et pas que la vie humaine. Amoureux de la forêt dans laquelle j'ai grandi, je vois ma forêt natale être détruite et avec elle une faune et une flore rares. Quand je pense à tous ces parfums de mon enfance que je ne pourrais plus respirer à mon retour...
Ce monde a quelque chose de faux dans son but ultime : l'argent. Non pas pas que l'argent ne soit pas nécessaire mais c'est le fait qu'il soit une fin en soi qui pose problème. "Je veux devenir riche pour devenir riche" sonne faux tandis que "je veux devenir riche pour sauver mes semblables" a un sens. Imaginez ce que doit ressentir le sociologue que je suis quand j'observe les valeurs de la société occidentale. Je comprends votre embarras. En fait, je n'admire que des personnes qui se vouent à une cause noble comme vous et vous avez bien fait de mettre la passion de votre vie sur le net. Moi la mienne, c'est la vie dans ce qu'elle a d'ultime : l'homme, mi-animal, mi-dieu. L'homme me paraît être la solution de tout car le salut ou la destruction finale viendront de l'homme, tour à tour ange et démon, ange quand il sauve et démon quand il tue. Vous parlez à cette part de lumière qui est en nous car en nous réconciliant avec l'animal, c'est le lion qui prend une part d'humanité quand vous le prenez dans vos bras. Si vous parvenez à domestiquer ce qui n'a pas de prime abord la faculté de la raison, comment ne pas espérer domestiquer un jour l'homme, l'être le plus raisonnable ? Même nos colères sont une marque d'amour car nous avons aimé avant de nous fâcher. J'écris pour apporter un peu de changement dans mon pays et, croyez-moi, j'y parviens un peu - aux dires des correspondances qui viennent des gens du pouvoir. Si vous le permettez, je mettrai cette correspondance sur mon blog en y ajoutant l'adresse du vôtre pour que les centaines de gens qui se connectent sur mon site découvrent le vôtre.
Vous comprenez qu'en fait tout Africain n'a qu'une ambition : rentrer chez lui, dans ce monde chaleureux où votre semblable vous parle sans vous connaître mais ce sont les dictatures qui nous retiennent à l'étranger. On parle d'immigration sans y trouver de solution alors qu'il suffirait d'apporter plus de démocratie à l'Afrique pour qu'elle diminue de beaucoup.
Merci d'avoir enrichi ma vie de votre connaissance : je considère qu'on est riche que de nouvelles connaissances, de nouvelles rencontres et la vôtre m'a apporté un peu de cette Afrique qui vous habite et que je n'ai pas vue depuis dix-sept ans...
Mouvimat
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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 10:45
RDCAccident.JPGChers lecteurs, nous avons reçu ce mail qui nous a paru digne d'être publié afin d'informer sur ce qui se passe chez nos frères du Congo Démocratique : accidents, catastrophes et état de guerre. L'Afrique ne pourra modifier sa destinée future que si tout le continent s'y met car nos destins, liés par le passé, le sont encore au présent. La démocratie, la justice, la lutte contre la pauvreté, tout cela ne peut réussir que si tout le destin continental change. Les deux Congo ont en commun les mêmes peuples, les mêmes langues, des dictatures "démocratiquement élues" dirigées par des fils d'étranger, entre autres. DCB va s'efforcer d'apporter sa vision au destin de tout un continent. Nous avons déjà des contacts avec nos frères du Congo ; voilà que nos plus proches voisins commencent à nous envoyer des articles... Ce blog est le vôtre même si j'en assure l'administration. Vous avez la mission d'y diffuser vos idées. Nous avons corrigé les coquilles orthographiques car nous accordons de l'importance aussi bien à la lettre qu'à l'esprit. Ce mail reçu semble une réaction à la publication d'un article sur la marche organisée par les Congolais démocratiques à New-York, aux Etats-Unis. Par son contenu, nous en avons modifié le titre pour qu'il corresponde bien au sujet évoqué.
  Mouvimat IBOUANGA LOUNDOU
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La troisième République n’a pas apporté la paix aux Congolais qui, chaque jour, se trouvent soit devant une catastrophe, soit devant une épidémie qui, somme toute, endeuillent le pays.

En effet, depuis le début de l’année en cours, le Congo démocratique a enregistré pas moins de mille morts de suites des accidents ferroviaires, maritimes, aériens et routiers. S’il faut ajouter à cette liste des morts de guerre et des assassinats de tout genre, la liste battra le record du genre au monde pour les seuls dix mois de l’année en cours.

Ces accidents mortels !

Collusion de bateaux dans le Kivu, Déraillement de trains dans le Kasaï, crash d’avions au Katanga et tout récemment à Kinshasa la capitale du pays, le tout couronné par des dizaines, voire des centaines des morts comme dans le cas de deux bateaux en plein lac Albert il y a quelques deux mois. De même que cet accident ferroviaire du 1er août dernier à Kakenge, au Kasaï Occidental, qui continue à faire parler de lui et qui a fait plus de deux cents morts.

Disons en passant que pour les victimes de cet accident, leurs familles ne seront jamais dédommagées par la compagnie nationale de l’Etat qui les avait transportés. Déclaration faite publiquement par l’Administrateur Directeur Générale de la Société Nationale de Chemin de Fer du Congo, SNCC en sigle. Le Gouvernement qui avait à l’époque fait semblant d’être préoccupé par cet accident et par le sort des victimes, l’a bouclé depuis et on ne parle plus de cette affaire, sauf que Joseph Kabila, dans le cadre de son marketing politique, s’est rendu sur le lieu de l’accident quelques jours après afin de consoler les victimes ou leurs familles. C’est tout.

De même que le premier accident qui était survenu sur la même voie ferrée quelques semaines plutôt et qui avait causé six morts n’avait ému personne. L’Etat Congolais n’a jamais dédommagé les victimes ou leurs familles et plus, n’a jamais cherché à élucider les causes réelles de ces catastrophes tout comme il n’y a jamais eu des sanctions envers les responsables de la SNCC puisqu’on n’a jamais établi les responsabilités.

Coup de théâtre

Mais le dernier accident en date, est celui d’un aéronef de marque Antonov tombé en plein quartier populaire de Kinshasa, à Kingasani, causant plus de cinquante morts, plusieurs blessés graves et plusieurs maisons entièrement détruites !

Pour cet accident survenu le jeudi 04 octobre 2007, les Congolais sont surpris par des mesures aussi inhabituelles que brutales prises contre le Ministre des Transports qui, quelques heures après l’accident mortel, a été « révoqué », c’est le terme utilisé, par une ordonnance signée conjointement par Joseph Kabila et son Premier Ministre Gizenga !

Tout le monde se demande pourquoi cette précipitation de la part de la haute hiérarchie congolaise à sanctionner un aussi haut cadre sur des faits dont il n’a jamais été entendu ? Et pourquoi dans les cas du crash de l’avion dans le Katanga où il y avait eu aussi des morts et surtout dans le déraillement du train de Kakenge dans le Kasaï, il n’y pas eu une réaction aussi musclée ?

La réponse à cette interrogation est venue le lundi 08 octobre 2007 à l’Assemblée Nationale où quelques membres du gouvernement ont été interpellés par les honorables Députés Nationaux. Il a été démontré que le Ministre Kuseyo des Transports n’en était pour rien dans cette affaire, mais plutôt le bras droit à Kabila, Me Nkulu, Ministre d’Etat près du Président de la République, qui avait par devers lui, fait déroger la décision salutaire du Ministre des Transports interdisant aux avions de type Antonov de voler dans l’espace aérien congolais.

L’opinion a compris que Kabila avait pris précipitamment cette mesure de révocation juste pour sauver la tête de son lieutenant à défaut de la sienne propre au cas où Me Nkulu aurait agit sous son ordre. Voilà ce qui est clair comme l’eau de source. Enfin, l’opinion se réjouit du fait que les élus du peuple ont démontré qu’il y avait anomalie dans la démarche de Kabila et Gizenga à vouloir trouver en monsieur Kuseyo un bouc émissaire dans un dossier où sa responsabilité est pourtant dégagée.

Que dire des catastrophes naturelles ?

Il a été signalé le mois dernier, la parution dans les territoires de Mueka et Luebo, au Kasaï Occidental, province située au cœur du Congo, une épidémie mortelle du nom de virus d’Ebola. Ce virus a fait plusieurs morts et continue encore à tuer jusqu’aujourd’hui.

Dieu merci, la communauté internationale a pris la chose en main en investissant des moyens humains, financiers que matériels, pour arriver à bout de ce virus sauvage qui tue après quelques jours de contamination et qui se propage au simple toucher.
.

Il n’y a pas eu qu’Ebola qui a endeuillé le Congo Kinshasa cette année. Il faut aussi signaler les ravages de l’irruption volcanique dans le Nord Kivu cette année toujours qui a endommagé plusieurs maisons et mis plusieurs familles en difficulté.

Devant toutes ces calamités naturelles, le pouvoir de Kinshasa est dépassé et ne sait plus où donner de la tête. Mais, au lieu de se concentrer sur la recherche des moyens pour résoudre ces différents problèmes, Kabila semble être plus préoccupé à rechercher comment se maintenir longtemps au pouvoir et plus, comment s’enrichir plus et rapidement. Ces deux points pourraient faire l’objet d’une sérieuse étude très prochainement.

Le phénomène Nkunda

Le général déchu des FARDC, ancien du RDC, Laurent Nkunda est devenu trop célèbre aujourd’hui qu’il ne se passe pas une semaine sans que la presse ne lui consacre des manchettes. En effet, cet homme que l’on considère par le pouvoir de Kinshasa comme un hors la loi est un dissident pour ne pas dire opposant au régime kabiliste en place au Congo-Kinshasa.

Depuis quelques mois, l’homme fort de Masisi (dans le Nord Kivu) ne fait que défier Kabila et son armée dans l’Est du pays où des localités entières sont sous son contrôle et les forces loyalistes sont loin de lui imposer la loi dans ce pays pour le moins balkanisé.

Pour ce combattant qui clame tout haut qu’il défend une cause juste, celle de protéger ses frères Tutsi Congolais qu’il estime –à tort où à raison- être menacés par la majorité bantoue qui les entoure.

Dans cette vision de Nkunda, la paix reste précaire dans cette partie de la RDC dont le pouvoir kabiliste ne contrôle presque pas. Et tout compte fait, les civils innocents en plus des militaires meurent tous les jours sous les balles des antagonistes qui ne se font pas des cadeaux.

Devant l’incapacité du pouvoir de Kinshasa à conquérir par force les terres conquises par le général dissident doublée de cette autre incapacité à pouvoir trouver une solution négociée à travers le dialogue que Kinshasa refuse toujours, les Congolais sont loin de retrouver la paix chère qu’ils cherchent à tout prix. Dire que les promesses électorales de Kabila avaient pour objectifs entre autres : l’unification du pays et l’instauration de la paix sur l’ensemble de la République, on est aujourd’hui loin de ce discours que l’opinion commence à considérer comme démagogique.

Somme toute, Nkunda reste un cas que d’aucuns considèrent comme un casse-tête et si l’Occident n’y fourre pas son nez, il sera difficile à l’armée de Kabila d’y sortir tête haute. Comme l’on sait que les FARDC n’ont jamais gagné une moindre guerre depuis leur création, il y a de quoi demeurer pessimiste quant à l’issue réelle de cette guerre, la énième que vit le Congo-Kinshasa depuis son accession à sa souveraineté nationale il y a 47 ans aujourd’hui.

Pour répondre à l’interrogation que nous nous posons, la marche de la RD Congo est tâtonnante et sa destinée inconnue.

Richard Kabamba

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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 15:01

 

drapeaucongoflottant.gif
P.R.D.C.
 
Plateforme pour la Restauration de la Démocratie au Congo-Brazzaville
  
Appel à la mobilisation
 
 Manifestation Samedi 13 octobre 2007 de 13 H 00 à 17 H 30
Place de la Madeleine à Paris
 
 
Le 15 octobre 1997 le général Denis Sassou Nguesso s'autoproclamait président de la République du Congo Brazzaville après un coup d'état sanglant déguisé en guerre civile.
Les stigmates de cette date tragique pour l’histoire du Congo Brazzaville sont encore visibles sur tout le territoire du pays et  gravés dans les mémoires de tous les citoyens.
.
Dix ans se sont écoulés depuis cette date tragique pour tous les Congolais.
Aujourd’hui, le bilan du général Denis Sassou Nguesso n’est contesté par personne :
La communauté internationale, le FMI, les ONG, les forces vives progressistes du Congo et la diaspora sont tous unanimes pour reconnaître la responsabilité du général Denis Sassou Nguesso dans cette débâcle.
 
Le Congo Brazzaville, petit pays riche très endetté traverse la période la plus sombre de son histoire.
Les maladies anciennes longtemps disparues déciment les populations (pas d’eau potable, pas d’electricité, espérance de vie à 38 ans etc…..)
Jamais dans l’histoire de l’humanité on avait vu un pays aussi riche dégringoler aussi bas et aussi vite dans les profondeurs de tous les indicateurs économiques et sociaux.
 
Depuis 10 ans la violence et la corruption ont été érigés en système de gouvernement ; le Congo Brazzaville est au bord du chaos
 
Samedi 13 octobre 2007 de 13 h 00 à 17 h 30 Place de la Madeleine à Paris
 
Manifestation pour un autre Congo et pour :
 
- Demander aux autorités françaises de mettre de la morale dans les relations internationales avec le Congo Brazzaville et les interpeller sur les signes avant coureurs des violences potentielles qu’encoure notre pays face à la gouvernance autocratique et au népotisme du général Denis Sassou Nguesso.
 
- Rappeler au Président Nicolas SARKOZY que les Africains demandent que la France arrête d’être COMPLICE des régimes autocratiques et de la corruption qui les caractérise.
           
           - Dénoncer un éventuel voyage du Président Nicolas SARKOZY au Congo Brazzaville ; certaines poignées de mains et certains voyages ne font pas honneur à la République Française
 
Nos lâchetés et nos compromissions d’aujourd’hui préparent les conflits de demain...
 
 
PRDC( La Plateforme pour la Restauration de la démocratie au Congo-Brazzaville)
 
Tout Sauf Sassou !
Pour un Etat de Droit au Congo !


Patrick Eric Mampouya

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Pour ceux qui ont besoin d'une bonne raison pour aller manifester, vous la trouverez sur youtube à cette adresse : http://www.youtube.com/watch?v=5CzvGpFo6pk

Mes frères du Gabon y trouveront des informations très édifiantes sur Yaya Bongo et sa façon particulière de se servir dans la caisse du pays...



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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 10:32
 
Denis Sassou Nguesso de nouveau opéré dans un hôpital Parisien
 
Sassou-Le-Monstre.jpgAprès la réunion de l’assemblée générale de Nations Unis à New York qui s’est déroulé mardi 25 septembre 2007, le dictateur du Congo Brazzaville s’est rendu en urgence à Paris où il a été admis dans un établissement hospitalier pour une opération officiellement bénigne.
Le Général Denis Sassou Nguesso serait passé sur le billard pour une sinusite.
Rappelons tout de même qu’au début de ce mois l’homme fort de Brazzaville a passé deux semaines en Espagne pour un très discret séjour médical consécutif à son cancer de la prostate ; séjour présenté par les médias officiels congolais comme "des vacances bien mérités".
Cependant dans les milieux militaires du nord du pays biens informés par les différents conseils de famille, l’heure est déjà à l’après Sassou.
L’après Sassou risque d’être sanglant au Congo Brazzaville dans le cas où celui-ci serait emporté par la maladie pendant qu’il est au pouvoir.
En effet, plusieurs officiers et non des moindres qui pensent avoir chacun un destin national ne cachent plus leurs ambitions, leur impatience et surtout leurs intentions de déposer l’ami, le frère Nguesso.et par conséquent de doubler ainsi les vélléités dans la course à la succession des Christel, Willy, Edgard et Jean Dominique Okemba dit "le demi-Dieu" et autres …….
Tous ces notables sans génie et sans mérite fabriqués de toute pièce par la seule volonté du dictateur du Congo sont prêts à investir leur immense fortune pour faire rentrer des cargaisons d’armes et de mercenaires au Congo pour satisfaire leur amour propre.
 
En attendant, comme pour faire un pied de nez aux Congolais et aux impertinents journalistes français qui dénoncent les excentricités et extravagances financières du Général Nguesso, celui-ci repose à l’hôtel MEURICE pour sa convalescence, délaissant ses nombreux appartements Parisiens.
 
Le samedi 13 octobre 2007 Place de la Madeleine à Paris, tous les Congolais sont invités à participer à la manifestation que nous organisons pour dénoncer toutes les dérives du Dictateur du Congo Brazzaville.
 
Tout Sauf Sassou !
Pour un Etat de Droit au Congo !


Patrick Eric Mampouya
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29 septembre 2007 6 29 /09 /septembre /2007 10:41
Nos amis de la RDC ont manifesté à New York
 
L'Hotel de ville de New York n'avait accordé de permis que pour 50 manifestants mais les patriotes congolais sont venus par centaines. Ils représentaient la plus importante communauté africaine présente aux Nations Unies pour dire NON à Joseph Kabila, à la guerre à l'Est du pays, au pillage, à l'injustice, etc. Une démonstration de l'unité et de la forte capacité de mobilisation des congolais des Etats-Unis et du Canada. Bravo aux patriotes congolais en Amérique du Nord. 
  
 
 
  
  
 
 
 
Tout Sauf Sassou !
Pour un Etat de Droit au Congo !


Patrick Eric Mampouya
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7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 17:47

      Cher LUDOVIC, pour montrer aux Congolais que demainlecongobrazzaville se veut un blog citoyen, voici comme vous l'avez souhaité votre article publié par nos soins. Dans l'esprit, aucun ajout, dans la forme,  des coquilles élaguées...
                                                       Mes amitiés, Mouvimat Ibouanga Loundou
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   famille_sassou2-1.jpg    Il y a un déni de réalité de la part du gouvernement de Sassou Nguesso.

 
Le pouvoir de Sassou Nguesso serait-il en train de saboter l’avenir du Congo ? En tout cas, tout porte à croire que ce qui se passe aujourd’hui, répondrait de façon très objective à cette interrogation. J’ai appris que L’age de la retraite passerait  de 60 à 65 ans, et aucune politique de rationnement n’est prévue.
Toutes ces mauvaises décisions ne sont que le reflet du malaise politique qui sévit au Congo depuis 10 ans déjà. On n’arrive pas à réguler la situation économique et sociale qui se détériore de façon très inquiétante au Congo, on applique des mauvaises politiques, des politiques irrationnelles sans se soucier des dégâts que ces dernières entraîneront, sans même appliquer une politique de rationnement pour pallier aux éventualités qui se présentent déjà. Aucune politique intelligente n’est mise en place, c’est un gouvernement d’amateurs, d’alcooliques, d’aventuriers et de pillards qui, se contentent de piller les finances publiques, de détruire les structures sociales.
On rallonge l’age de la retraite à 65 ans, avec un taux de chômage qui touche plus de 85% de jeunes, aucune politique dite maline, n’est prévue pour relancer l’économie et de stimuler la croissance, de pallier aux conséquences destructrices dans une économie lorsque le pouvoir d’achat s’érode vertigineusement tous les jours. Ça fait pitié de lire ce genre d’inepties.
Je me demande d’où viennent ces imbéciles, des incompétents pareils ne devraient pas gouverner un pays comme le Congo.
 
Et lorsqu’il s’agit de parler de «  politique », de guerre, d’élections, politique à la congolaise bien sûr, on ouvre les grosses gueules puantes à la radio et à la télé, après avoir bu une bière ou du scotch, mais quand vient le moment de parler des choses sensées, du genre, comment élever le pouvoir d’achat, comment assainir l’économie, comment régler la sempiternelle question d’eau et d’électricité, ou comment améliorer les conditions de vie des populations, comment stimuler la croissance économique et sociale, ces haleines fétides se perdent dans la méconnaissance de la notion d’une république, de ses règles, et de ses enjeux.
 
Je pense que ces paresseux doivent déguerpir, la méconnaissance des décisions irrationnelles qu’ils prennent, sont en train de causer des situations dramatiques qui risquent d’être irréparables, je vous l’assure, faites attention, car l’orientation économique actuelle peut générer des maux d’une nature incalculable.
Franchement, je ne sais pas si les décisions économiques actuelles sont réfléchies, avec une croissance économique qui ne dépasse même pas les 2% par an, le malaise social se pérennise au jour le jour, pour la simple raison que c’est un sabotage économique. En outre, les destructions volontaires des structures économiques et sociales causeront des séquelles qui peuvent être irréversibles pour le pays tout entier. Il y a un déni de réalité de la part du gouvernement de Sassou Nguesso.
Je vais leur dire une chose, le sarcasme est le refuge des esprits mesquins. Vous êtes conscients de ce que vous faites, prenez en compte ce qu’on vous dit aujourd’hui, car vous le regretterez un jour.
 
 
Kopa Marchel Ludovic.
 
 
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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 16:42


Pour tous ceux qui comme moi qui n'ont jamais été à Owando ou à Oyo, ces quelques photos volées vous donneront une image des deux villes qui symbolisent le pouvoir pendant plus de trente ans. Vraiment, à côté, Tsingidi, le village de Lissouba ne fait pas le poids... Les petites Suisses sont au nord !
 

La fraternité lorsque le pouvoir est bien distribué et entre les mains de celui qui est né pour gouverner en monarque absolu : Sassou Nguesso (comme quoi, tant que le pouvoir reste au nord du Congo, on peut se sourire en dépit des coups fourrés : Sassou sait se faire pardonner auprès de ses frères du nord à coups de millions ou de milliards de francs cfa...)

Brazzaville, une poubelle à ciel ouvert qui vend de la nourriture dans cette déchetterie,  il paraît la capitale du Congo, pour comparer avec Owando et Oyo, évidemment...  Ca donne une idée de l'affection de Sassou pour la capitale.  Des marchés à étages chez lui et ailleurs, notamment dans sa propre capitale, des poubelles ! Pourquoi ne pas simplement déplacer la capitale à Oyo ? Au moins, on y respirerait l'air frais frais des bords de l'Alima...
Arrivée du Potentat Bozizé à Ollombo 15/08/2007
Arrivée du potentat à Owando le 15/08/2007 (l'idée de célébrer la fête nationale dans une ville différente vient du beau-fils, Omar Bongo... Comme quoi, on fusionne par le sang et par les recettes ! )
 
Cobras à Owando le 15/05/2007
Les Cobras à Owando (bien sapés pour l'occasion, tellement elle est belle car ce sont tous des fils du coin entrés dans l'armée régulière car la milice Cobra après la victoire en 1997 est devenue l'armée régulière comme quoi, une rébellion peut devenir l'armée régulière et l'armée régulière une masse de civils...)
Owando
Distribution des drapeaux à Owando le 15/08/2007  (en fait, c'est le drapeau révolutionnaire rouge vif qu'il eût fallu distribuer car nous sommes revenus au temps du P.C.T. triomphant)...
Chapiteau soirée dansante à Owando 15/08/2007
Chapiteau de la soirée dansante à Owando le 15/08/2007 (et là dedans, on a dû se torcher sévère !)
Owando
Owando
Owando
Owando
Marché d'Oyo-Owando
Marché d'Oyo-Owando (ah, le marché de Brazzaville à côté, c'est une honte ! Ce n'est pourtant pas l'argent qui manque pour en faire autant....)
 
Marché d'Owando
Vue générale chez Yombi à Owando
Chez Yombi à Owando ( eh oui, les murs ont besoin d'être rafraîchis comme qui dirait :"Si tu perds le pouvoir, tes murs deviennent sales...)
Cours intérieure chez Ngouabi à Owando
Chez Ngouabi à Owando (bon sang, il vous a filé le pouvoir à vie et vous ne pouvez même pas rafraîchir sa baraque, hein ?  Y a-t-il quelque chose dans ce cimetière ou c'est juste une diversion car SI NGOUABI EST ENTERRE ICI, QUI EST ENTERRE AU MAUSOLEE MARIEN NGOUABI ?)

Chez un chef Cobra à Owando (wouaouh, la baraque ! Mieux que chez Yhombi ! C'est tout neuf, ça sent la récompense et le pouvoir. Ce monsieur doit compter parmi les milliardaires congolais. Quelqu'un peut nous dire qui c'est ? )
Discothèque d'Oyo-Owando
Discothèque d'Oyo-Owando (dis donc, à Owando, les discothèques ont de la gueule ! )
Discothèque d'Oyo-Owando
Discothèque d'Oyo-Owando
Un des lotissements d'Oyo
Un des lotissement d'Oyo (voilà comment devrait être logé chaque Congolais. C'est à qui tout ça ? On aimerait bien savoir comment ça se finance un pareil business car ce n'est pas donné !  L'argent du Congo n'est pas perdu pour tout le monde, la dette de 3000 milliards de francs cfa, au moins, on sait qui en a profité ! )
Oyo
Oyo (c'est vraiment moderne avec des tuiles ! Sassou au moins investit dans son fief. Quand je vous ai dit que j'irai vivre au nord, n'ai-je pas raison ? N'est-ce pas toujours mon pays ? Au moins à Oyo, je suis sûr de trouver de l'eau potable et de l'électricité  et une belle villa ! C'est à Sassou, ce domaine ou à Edith ? Peut-être à Willy Nguesso...) Largent du Congo va au nord et CA SE VOIT. NOUS ALLONS TOUS DEVENIR DES NORDISTES. C'EST PAS BETE, SI ON Y REFLECHIT.
Un quartier à Oyo
Un quartier à Oyo (il y a combien d'habitants dans cette petite Suisse ?)
Oyo
Oyo (on se croirait en Bretagne !)
Oyo
Oyo
Oyo
Oyo
Oyo
Oyo
Oyo
Oyo
Oyo
Oyo
Oyo
Oyo
Oyo
Oyo
Oyo, travaux d'assainissement
Oyo
Oyo
Oyo
Oyo
Oyo (le nombre de milliardaires au mètre carré doit être impressionnant !)
Hôtel d'Ollombo
Hotel d'Ollombo (je parie que c'est à Sassou, cet hôtel....)
 
Edu
Edu (Sassou n'a pas oublié son village natal. Lissouba, qu'as-tu fait à Tsinguidi ?)
 
Boite de nuit de Engobo
Boite de nuit de Engobo
Superette d'Engobo
Superette d'Engobo
 
Tout Sauf Sassou !
Pour que Vive le Congo !


Patrick Eric Mampouya
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