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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 10:49

Après Gnassingbé Eyadema (père) qui avait inauguré la « manœuvre », Omar Bongo Ondimba avait pris le relais, suivi de Lansana Conté, et d’Idriss Déby. Maintenant, c’est au tour de Paul Biya de s'autoproclamer président à vie, en décidant de manière autoritaire et cavalière de modifier la constitution du Cameroun. La liste devrait s’allonger...

 

 

La lueur d’espoir née de l’ouverture démocratique dans le continent africain, au début des années 90, inhérente aux vents d’Est et au sommet de la Baule en France a fait long feu et n’a eu de cesse de céder du terrain, pour laisser place à l’encrage de la dictature.

 

Tels des moutons de panurge qui se sont passés le mot, les autocrates au pouvoir en Afrique, arrivés aux « commandes » pour la plupart suite à des coups d’Etat, des guérillas ou des dispositions constitutionnelles scabreuses, tentent, contre la volonté de leur peuple, de s’éterniser au pouvoir en manipulant la constitution à leur guise. Ces pourfendeurs de la République dont ils prétendent être pourtant des « humbles » serviteurs veulent transformer le continent africain en conglomérat de royaumes, où chaque potentat au pouvoir se décrète roi, et installe une monarchie en lieu et place de la République comme le veut pourtant la constitution de leur pays.

 

 

Les très mauvais exemples.

 

Après le Togolais Etienne Gnassingbé Eyadéma qui a changé la constitution de son pays en 2002, alors qu’en principe il devait quitter le pouvoir au terme de ce mandat, ancien tirailleur arrivé au pouvoir à Lomé en 1963, à la faveur d’un coup d'Etat sanglant contre son prédécesseur Sylvanus Olympio, a fait voter une loi abrogeant la limitation du mandat présidentiel. Désormais, le « doyen » était assuré d’y rester jusqu’à la fin de sa vie. L'ordre de succession étant assuré par son fils, Faure Eyadéma, dont les agissements, étaient apparents à ceux d’un prince héritier qui n’attendait que son moment pour monter au trône. Chrétien de par ses parents, Etienne qui s’était montré plutôt un mordu de l’authenticité africaine, à l’exemple de feu le maréchal Mobutu Sese Seko Kuku Gbendu Wa Za Banga, - qui a installé un régime de terreur au Zaïre - s’autoproclama, général et devint Gnassingbé. Il aura été celui qui a écrit en lettre noire, l’histoire du Togo. La suite on la connaît, Faure, son fils lui a bien succédé à sa mort.

 
Dans un continent africain où dirigeants et populations sont enclins à copier les mauvais exemples, Eyadéma (père) n’a pas attendu longtemps pour que son exemple fasse des émules au sein de la classe politique dirigeante.

Comme premier relais, son alter ego, le « doyen » en titre des chefs d’Etat, Omar Bongo Ondimba qui dirige le Gabon sans partage depuis décembre 1967, ne s’est pas fait prier pour changer la constitution en 2003. Ce qui lui confère désormais la possibilité de « piloter » ce pays pendant de longues années encore, au grand dam de l’écrasante majorité des Gabonais plutôt « fatigués de la même personne depuis plus de quarante ans ».

 

Si Bongo se défend de n'être pas arrivé au pouvoir par les armes, il n’y a point de doute que la France avait déjà préparé sa succession alors que Léon Mba n’était même pas encore malade ou mort. Comme Eyadéma, Bongo a changé son nom pour devenir dans un premier temps, El Hadj Omar Bongo après son islamisation, avant de devenir Omar Bongo Ondimba, il y’a quelques années. Sa progéniture, présente dans la gestion du pays, est prête à lui succéder.

Sa fille Pascaline Mferri Bongo, conseillère et directrice de cabinet de son père, et son fils Ali Ben Bongo Ondimba, ministre de longue date, étant certainement préparés pour continuer l'œuvre royale.

Evidemment, comme au Togo, la France et les autres pays Occidentaux connus pour leurs vertus démocratiques et de « liberté », n’ont rien fait pour contraindre ces potentats à quitter le pouvoir, brandissant « la non-ingérence dans les affaires internes d’un pays ». Eux qui, à d’autres occasions, ont contribué à chasser, voire à l’assassinat des présidents « indésirables » à leurs yeux, à l’instar du capitaine Thomas Sankara, n’ont eu aucune pudeur pour le reconnaître officiellement.

Le silence complice des Occidentaux.

Parce qu’il n’y a jamais deux sans trois, un troisième larron, Lansana Conté en Guinée, a fait voter une nouvelle loi dans son pays faisant de lui le président à vie, alors qu’il en était à son dernier mandat. Malgré son état de santé précaire, Lansana Conté a décidé de s’y accrocher, poussant le ridicule de voter dans sa voiture.

 

Quoi qu’il en soit, « l'appétit venant en mangeant », un quatrième despote s’est ensuite signalé sur les bords du lac Tchad, en faisant modifier la constitution. Désormais, Idriss Déby peut s’éterniser au pouvoir, lui qui ne devrait plus se représenter dès la fin de son second. Sous prétexte de garantir la « paix et la sécurité des Tchadiens », l’ex-maquisard Zaghawa arrivé au pouvoir en 1990 au terme d’une guérilla dans le désert sahélien contre son beau-frère Hissène Habré, s’est « ériger » en exemple en matière de démocratie.

 

Selon des sources concordantes, à cause d’importantes ressources pétrolières et financières à la base de la construction de l’oléoduc Tchad-Cameroun, Idriss Déby est resté maître du jeu. Comme il fallait s’y attendre, la décision du président de la République de mourir au pouvoir ne pouvait qu'être mal accueillie par le peuple.

 

Du coup, l’opposition civile et armée ne s’est pas fait prier pour hausser le ton, des combats se sont intensifiés ces derniers mois, notamment à proximité de la frontière tchado-soudanaise. tandis que dans le sud, les populations installées sur le site des immenses richesses pétrolières crient au complot et déclarent ne pas désarmer.

Que de similitudes pour les quatre potentats: ce sont tous des pays francophones qui avaient organisé des simulacres de conférence nationale au début des années 90; les quatre présidents ont une formation militaire et sont arrivés au pouvoir soit par les armes, soit par un concours de circonstances malheureuses; les quatre ennemis de la démocratie sont tous soutenus par les puissances occidentales, - grands donneurs de leçons de démocratie quand cela ne les arrange pas - notamment la France qui tient lieu de puissance tutélaire.

Dans les quatre pays : les populations vivent dans une extrême pauvreté, tandis qu’une minorité contrôle toutes les richesses du pays. La gestion de leur pays se confond à leur famille où la corruption, le clientélisme, le tribalisme, la manipulation sont érigés an mode de gestion.

Selon toute vraisemblance, ce quatuor ayant fait des émules, et comme il fallait s’y attendre, Paul Biya vient de modifier la constitution du Cameroun. Il pourra dorénavant se présenter ad vitam æternam  et  rejoint le « gang » des despotes francophones au pouvoir par leur seule volonté et non celle du peuple.

Daniel Nguimbi

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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 23:02

 

LE DROIT DE SAVOIR, PARTIE I : LA VERITE SUR LE LIMOGEAGE DE ROGER RIGOBERT ANDELY

 

 

A l’approche de l’échéance électorale capitale de la présidentielle de 2009, le Collectif de la Diaspora congolaise de France et d’Europe (CDCFE) a décidé d’éclairer les Congolaises et les Congolais de tous bords mais aussi la communauté internationale et tous les amis du Congo-Brazaville sur un certain nombre de dossiers et de faits saillants qui n’ont jamais été portés à la connaissance du grand public. Nous pensons qu’à l’heure où le roi du pétrole du Congo, monsieur Denis Sassou-Nguesso s’apprête à organiser une nouvelle parodie d’élections présidentielles en 2009, qui lui permettra d’ajouter 7 années supplémentaires à son exceptionnelle longévité à la tête de notre pays, en dépit du bilan chaotique de ses 25 années (1979/1992 et 1997/2009) d’exercice de pouvoir sans partage, les congolaises, les congolais, la communauté internationale et tous les amis du Congo ont le droit de savoir un certain nombre de non-dits pour mieux comprendre les vrais enjeux du Congo de demain.

 

L’ancien ministre congolais de l’Economie et des Finances Roger Rigobert Andely était la principale victime du modeste remaniement ministériel qui avait été effectué en janvier 2005 par monsieur Denis Sassou-Nguesso, alors que le débat battait son plein sur la gestion des ressources pétrolières du pays. Cet ex-ministre de l’Economie et des Finances du Congo avait été sèchement remercié alors même qu’il était devenu le ministre le plus populaire auprès des populations et avait acquis par sa rigueur l’estime et le respect des congolais de tous bords. Dans ce pays miné par le clientélisme, la corruption et l’impunité, il était en effet parvenu à prouver aux Congolais que tout le monde n’est pas pourri et surtout que l’espoir était permis ; ce qui laisse dire aujourd’hui encore à certains qu’il mérite l’estime et le respect. C’est dire si le départ inattendu de ce grand argentier congolais un peu plus de deux ans seulement après sa nomination y avait fait l’effet d’une bombe. Jusqu’à son limogeage, sur le plan national et international, Roger Rigobert Andely était en effet unanimement salué comme le principal artisan du retour en grâce du Congo sur la scène financière internationale.

 

Après les années tumultueuses qui ont suivi les guerres civiles de la fin des années 1990, il était parvenu, à force de réformes et de rigueur, à pacifier les relations entre le Congo et les bailleurs de fonds internationaux, pour aboutir à la signature le 6 décembre 2004 d’un accord d’appui très attendu avec le FMI. Outre le fait que cet accord constituait un ballon d’oxygène financier pour le Congo, celui-ci a surtout ouvert au Congo la perspective du bénéfice de l’Initiative de réduction de la dette des pays pauvres très endettés (PPTE). Un objectif vital pour ce petit pays d’à peine 3 millions d’habitants, producteur de pétrole pourtant considéré comme l’un des plus endettés au monde. Officiellement, les vraies raisons de ce remerciement « surprise » de monsieur Roger Rigobert Andely, remplacé par le vice-gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), Pacifique Issoïbeka, qui l’avait lui-même remplacé deux ans auparavant à ce même poste, n’ont jamais été divulguées. Tout le monde a dit tout et n’importe quoi sur les raisons de ce limogeage, sans jamais dire toute la vérité.

 

Interrogé par la presse peu après l’annonce de ce fameux remaniement ministériel de 2005, sur les raisons de ce limogeage, celui qui est à titre honorifique "Premier ministre" du Congo en violation flagrante des dispositions  constitutionnelles depuis 2002, monsieur Isidore Mvouba s’était borné à affirmer qu’ "il s’agit d’une équipe gouvernementale plus cohérente, plus déterminée, plus disciplinée et plus efficace, avec pour mission essentielle de trouver des solutions adéquates aux lancinants problèmes sociaux qui accablent les Congolais". Et, selon des sources parlementaires de la majorité présidentielle de cette époque, quelques semaines avant son limogeage, une réunion avait précisément fait l’objet d’un débat aussi vif que discret entre le ministre et certains membres de la majorité parlementaire. Au cours de cette réunion tenue sécrète, M. Andely et les membres de la commission économique et financière se seraient ainsi violemment accrochés au sujet de l’utilisation du surplus des recettes pétrolières généré par la hausse des cours de l’or noir en 2004. En clair, ces députés de la majorité présidentielle de cette époque avaient reproché à l’ancien ministre de l’Economie et des Finances d’avoir refusé leur proposition de collectif budgétaire et, surtout, d’avoir affecté les 136 milliards de francs CFA (207 millions d’euros) supplémentaires encaissés par l’Etat congolais au seul remboursement de la dette extérieure. "Nous avions demandé à M. Andely de nous présenter un budget remanié rendu nécessaire par la hausse des recettes pétrolières, fiscales et douanières", avait expliqué cette source parlementaire sous couvert de l’anonymat.

 

De même, les députés ont mis en doute le chiffre de 500 milliards de francs CFA (760 millions d’euros) de recettes pétrolières en 2004 qui avait été avancé par le ministre. "Ces recettes pétrolières nous paraissent en deçà de la réalité", avait souligné la même source tout en précisant que l’ex-ministre "avait refusé avec arrogance de remanier le budget 2004 et décidé de solliciter l’arbitrage de la Cour suprême, et tout en prenant le soin d’ajouter que "n’eût été l’intervention du président Sassou-Nguesso, on aurait peut-être assisté à une crise institutionnelle", mais sans toutefois préciser si ces divergences sont à l’origine du remplacement de M. Roger Rigobert Andely par M. Pacifique Issoïbeka en 2005. Une chose est certaine cependant, son départ ne mettra en tous cas pas un terme au débat sur l’utilisation de la manne pétrolière congolaise.

 

En réalité, le limogeage de l’éphémère et très populaire ex-ministre de l’Economie et des Finances du Congo, M. Roger Rigobert Andely trouve son origine et son vrai fondement dans une affaire de gros sous. En effet, fidèle à lui-même, le roi du pétrole du Congo qui est également devenu au fil des années un redoutable homme d’affaires, a toujours eu pour règle d’or en matière d’argent, de « ne jamais laisser trop longtemps et sans contrôle entre d’autres mains que les siennes cette redoutable arme de destruction massive qui est l’argent ; au risque selon lui, de permettre à d’autres de se constituer un trésor de guerre qui pourrait se retourner contre lui ». Lorsqu’il s’agit surtout de gros sous, sa politique consiste donc à toujours récupérer sous une forme ou une autre tout ce qu’il donne à ses alliés. On n’est jamais assez prudent pourrait-on dire. Sa règle : donner d’une main et reprendre de l’autre. Tous ceux qui le connaissent bien et qui ont eu un jour la chance ou la malchance d’être en affaires avec lui vous le diront sans doute mieux que nous. Comme pour mieux contrôler et tenir ses alliés en affaires et les maintenir toujours sous son emprise et sa dépendance financière, eh bien, il lui arrive régulièrement de vider les comptes bancaires de ses alliés à leur insu. Ainsi, par exemple lorsqu’il doit faire un voyage à l’étranger, il lui arrive souvent de prendre par exemple l’argent dans un compte appartenant soit à un Hubert Pendino (patron de la Socofran avec qui l’homme de Mpila est en affaires et à qui il lui arrive souvent de prendre sur un compte et sans l’en avertir, 400 millions de franc CFA pour financer un voyage) ou à un autre pour financer ses frais exorbitants de voyage. Au niveau national, chacun de ses alliés en affaires a déjà été un jour victime de cette méthode Sassou. C’est ainsi qu’un jour de 2005, le prince machiavélien de Mpila décida de vider à son insu le compte bancaire de son ministre de l’Economie et des Finances d’alors, Roger Rigobert Andely, un compte tenu par la BGFI BANK Congo, la filiale congolaise de la Banque gabonaise et française internationale (BGFI BANK) dont le siège social est à Libreville (Gabon) et dont l'administrateur directeur général du Groupe est monsieur Henri-Claude Oyima.

 

Monsieur Denis Sassou-Nguesso qui est actionnaire à hauteur de 35% de la BGFI BANK Congo en est le principal actionnaire. D’ailleurs son président du conseil d’administration n’est autre que Jean Dominique Okemba, un neveu de l’homme de Mpila, qui est également son conseiller spécial et son secrétaire général en charge de la sécurité. Quant à son Directeur Général, Narcisse OBIANG ONDO, il est naturellement contrôlé par Denis Sassou-Nguesso et son beau fils Omar Bongo Ondimba (BGFIBANK CONGO - CONSEIL D'ADMINISTRATION : Président : Jean Dominique OKEMBA ; Administrateurs : Henri Claude OYIMA, Francis CAZE, Bernard PEDEPRAT, LAMECHINOU, Roger OWONO MBA, Alain MABIALA MOUSSIROU, Marie-Ange NDOUNGOU ; DIRECTION GÉNÉRALE : Directeur Général : Narcisse OBIANG ONDO, Directeur Général Adjoint : Éric GUYON, Directeur du Back Office : Mireille SAPHOU, Directeur de la Comptabilité : Nicolas LEMME, Responsable « grand compte » ou service client : M. Cédric DATHET, responsable du crédit bail. Située à l’angle de la rue de Reims face à la Paierie de France, la BGFIBANK CONGO existe depuis 2000 et depuis le 30 juin 2004 elle est devenue une filiale de la BGFI BANK S.A. dont elle était une succursale jusqu’à cette date. Sur le plan géographique, BGFI BANK est présente essentiellement dans les pays producteur de pétrole de la sous-région de l’Afrique centrale - Gabon, Congo-Brazzaville et Guinée Équatoriale, et depuis 2006, un projet est à l’étude en Angola. La BGFI BANK CONGO propose à sa clientèle une large gamme de produits bancaires qui peut être classée globalement en crédits à court, moyen et long terme. Des services sont également fournis par la banque en terme d’opérations - comptes à vue, comptes d’épargne, comptes à terme… Sa clientèle est composée essentiellement de grandes entreprises, notamment la SNPC, y compris bien sûr le Trésor Public, mais aussi des PME/PMI ainsi que des Particuliers les plus nantis et donc souvent les dignitaires du pouvoir et leur famille).

 

Naturellement, tous les grands dignitaires du pouvoir congolais disposent de comptes à la prestigieuse banque. Et nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que cela est presque obligatoire pour tous les membres de son gouvernement, notamment son ministre de l’Economie et des Finances (sans doute pour mieux contrôler leurs avoirs au niveau national). A son temps, M. Roger Rigobert Andely en tant que ministre de l’Economie et des Finances ne pouvait donc pas déroger à la règle. Et un jour, au plus fort du débat sur l’utilisation de la manne pétrolière congolaise, il va commettre la maladresse de demander à sa banque, la BGFI BANK Congo, le retrait de 600 millions de francs de francs CFA de son compte. C’est ainsi qu’il va faire les frais de son imprudence et de la ruse du prince machiavélien de Mpila qui avait déjà pris la précaution de vider ce compte peu de temps avant. Et lorsque le ministre demande au directeur de la BGFI BANK Congo de lui préparer les 600 millions, celui-ci qui est parfaitement au courant de la manœuvre de l’homme de Mpila ne lui oppose pas de fin de non-recevoir. Sachant que le compte du ministre avait déjà été vidé par le chef de l’Etat, il décida de retirer les 600 millions sur un des comptes appartenant à ce dernier tout en prenant le soin, et comme pour mieux piéger le ministre, d’associer à cette opération une tierce personne à l’occurrence M. Albert Ngondo en sa qualité de Trésorier payeur général (TPG), un retraité que Denis Sassou-Nguesso maintient en poste pour sa loyauté sans limite.

 

Ainsi donc au lieu de remettre directement les 600 millions au demandeur c’est-à-dire le ministre Roger Rigobert Andely, le directeur de la BGFI BANK Congo va choisir de remettre l’argent au TPG en lui disant que cet argent a été retiré sur le compte du Président à la demande expresse de son ministre de l’Economie et des Finances. Le TPG sans même demander des précisions au ministre, alla directement remettre les 600 millions au chef de l’Etat. Ce dernier feignant d’ignorer tout de cette manœuvre bien orchestrée et qui allait coûter son poste à son ministre qui était déjà dans son collimateur, demanda alors au TPG l’origine et les raisons de cet apport financier. Celui-ci lui répondit que cet argent lui était envoyé par le directeur de la BGFI BANK Congo sur ordre de son ministre de l’Economie et des Finances, Roger Rogobert Andely. Lorsque plus tard M. Andely demandera au directeur de la BGFI où était l’argent et que celui-ci l’informera qu’il avait tout remis au TPG, qui l’aurait à son tour remis au Président, M. Andely compris tout de suite qu’il venait d’être piégé et que s’en était fini pour lui. Pour Denis Sassou-Nguesso, M. Andely voulait se constituer un trésor de guerre et devenait donc gênant. Il fallait donc l’écarter avant qu’il ne soit trop tard, surtout qu’il ne cessait de monter dans l’estime des congolais.

Le Collectif de la Diaspora congolaise de France et d’Europe          


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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 21:08
Le torchon brule au CHU entre La ministre Emilienne Raoul et le DG du CHU Ignace Ngakala.
Il y a trois semaines, une nouvelle chaine de télé brazzavilloise basée à Poto-Poto a diffusé un reportage essentiellement en caméra cachée sur le CHU. Un immense scandale, dont même les plus critiques ne soupçonnaient pas l'ampleur ! Conditions d'hygiène monstrueuses (on a filmé un type perfusé, obligé de descendre 3 étages à pied avec sa perf, pour aller faire pipi dans les matiti parce que les toilettes sont hors service depuis des lustres), raquette des malades, incompétence des gestionnaires, vols, détournement des chapitres et des biens, nominations, clientélistes et cooptations, népotiques d'incompétences criardes , décès dus à la négligence et jamais punis etc...
Le DG de cette institution, le colonel Ngakala alors en France (au frais de l'hopital et pourquoi faire?) saute dans le premier avion (Royal Air Maroc) dès qu'il apprend la nouvelle et arrive à Brazzaville à 5h du matin le surlendemain. Après enquête et intimidation musclée auprès de la chaine privée il apprend que le réalisateur de ce reportage avait été tuyauté et financé par... Emilienne Raoul (née Matingou), ministre de la santé. Elle veut me faire virer, s'exclame Ngakala qui se pose en victime.Cette semaine, Ngakala fin prêt, lance son droit de réponse, en utilisant lui aussi la plume d'un journaliste, de la presse écrite cette fois-ci. Dans un article hautement insultant du journal Talassa, Ngakala (fait) écrase(r) son ministre de tutelle qu'il accuse d'incompétence, de prostitution politique, de tribalisme exacerbée depuis son arrivée au dit ministère qu'elle s'emploierait à larifier jusqu'aux agents d'entretien... Le journal va jusqu'à conseiller à Sassou de la virer et de continuer à jouir des coups de reins de cette veuve sans que cela ne porte un préjudice si grave aux intérêts du peuple congolais.
 
Ngakala est le frère de l'autre colonel du même nom, numéro 2 du PCT, ancien chef de la milice national, chargé aujourd'hui de la démilitarisation des ntoumistes. Vous vous souvenez, c'est ce marmiton de la marine, nommé
 
officier par Ngouabi pour renforcer le groupe "Cuvette" au sein du commandement des FAC. Madame Raoul est la veuve d'Alfred Raoul, Général, compagnon de putsch de Ngouabi, qui a occupé quelques semaines la fonction de chef de l'Etat par intérim, avant d'être premier ministre, ministre de la défense, puis DG d'une banque, la BDNC (avec quel profil... C'est lui qui prêtait aux amis de PCT des sommes remboursables en 150 ans et non héréditaire. La banque est coulée depuis), et de la sucrerie de Nkayi (qui a également dû être privatisée après son passage). Le boulevard des armées porte désormais son nom, Bd A. Raoul !
 L'expérience d'Emilienne est plus mal connue. Elle entre au gouvernement en 2002 comme chargé de l'action humanitaire et des mutilés de guerre, avant d'assumer l'intérim du ministre de la santé, Gondo, gravement malade, puis de le remplacer officiellement au remaniement de décembre dernier.
Dans les deux cas donc, on a à faire à deux incompétents, élevés aux hautes fonctions par népotisme, dont les méthodes de mégestion sont les mêmes, à l'exemple fidèle que donne le chef de l'Etat (nominations tribales, corruption, incompétence, népotisme etc...). D'autant que Sassou ayant eu vent des problèmes récurrents et graves du CHU y avait fait une descente surprise il y'a moins d'un an, constatant de ses yeux les dégâts. Réaction? il avait lâché sur le champ une enveloppe de plusieurs milliards pour le CHU, ce qui a permis à Ngakala, dit-on, d'acquérir enfin lui aussi, un appartement dans l'hexagone!Je ne vais donc pas m'attarder là dessus.
Mais le problème de fond, c'est que le peuple qui est pris à témoin dans cette guéguerre des médiocres ne donnera pas suite. Les institutions de contrôle ne bougeront pas le petit doigt. Les syndicats sont silencieux parce que leurs chefs sont corrompus. Les associations de défense de consommateurs sont effacées et surtout sans moyens et sans relais... Il suffira de quelques années pour que la bonne volonté de quelques presses puisse également s'essouffler et rejoindre tout le système moribond. Quant aux congolais libres (vous par exemple, ceux de France et d'ailleurs), blablabla confortablement installés dans leurs HLM, sans projet, sans organisation, sans cohésion. Quand on analyse toutes ces faiblesses, franchement, que reste t-il comme lueur d'espoir pour ce pays ? (LA REVOLUTION, LA VRAIE POUR Y INSTALLER UNE VRAIE DEMOCRATIE ET CHANGER LES MENTALITES !)
COMMENTAIRE : Nous qui écrivons, nous qui dénonçons faisons en sorte qu Sassou se déplace - alors qu'avant, il se terrait dans ses palais de marbre, qu'il puisse au moins se rendre compte de l'état inhumain dans lequel les gens meurent dans les hôpitaux où ils en sortent plus malades qu'ils en étaient entrés ! Nous finirons par nous organiser ; ça viendra. Nous verrons sous quelle forme mais notre travail comme toutes ces gouttes d'au finiront par devenir la mer et l'océan tout entier. Toute la question est dans le choix des hommes et croyez-moi, je fais de plus en plus conniassance à de nombreux fils du Congo qui aimeraient changer la donne. Si nous n'avons que la plume, nous écririons des plaintes, et nous n'avons que nos mots pour soigner les maux de notre Congo bien-aimé. N'a-t-on pas dit que tout procède de la parole ? Au commencement était la parole et la parole devint ACTION car la parole était et est ACTION...

REGARDEZ CE QUE SASSOU FAIT DE L'ARGENT DU CONGO : IL LE DISTRIBUE A SA FAMILLE ! SI NOUS NOUS TAISONS, LE CONGO MOURRA DEUX FOIS, D'ABORD DE LA MAIN DE SASSOU, ENSUITE DE LA NOTRE PAR NOTRE SILENCE. ALORS, CRIEZ ET DITES AU MOINS NON !
Des énergumènes comme Ngakala qui n'ont aucune expérience en gestion ou en direction d'un centre hospitalier ou madame Raoul ne valent d'être à leur poste que par cooptation. Le relationnel passe avant les compétences et il est presque prévisible qu'on arrive à de telles énormités. Or, quand le relationnel vous fait la courte échelle, vous êtes presque assuré de ne pas être sanctionné - quoi que vous fassiez. Sassou ne fera rien ni à Ngakala, ni à madame Raoul qu'on dit être sa maîtresse. Si le poisson pourrit par la tête, il faut la couper et foutre le reste au frigo. Ce théâtre de la médiocrité et de la vénalité mises en scène a assez duré : il faut virer le metteur en scène : SASSOU NGUESSO...


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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 20:13
COMMENTAIRE : Ceci est un texte de commentaire sur un article que nous avons écrit sur Adélaïde Moundélé-Ngollo qui mérite d'être lu par tous les Cngolais car Sassou veut commettre un génocide sur les populations du sud - à la veille des élections par un pseudo-médicament nommé IMUNOXX. C'est peut-être un crime contre l'humanité qui se prépare : on va inoculer la maladie en faisant croire qu'on inocule la santé, on va donner la mort alors qu'on prétend donner la vie. Sassou est un pervers mais là, il dépasse tout ce que l'on peut imaginer. Comme vous savez, les Mbochis et autres membres du clan au pouvoir, quand ils sont malades, viennent se soigner en France. L'IMMUNOX, c'est donc pour les populations du sud ! Et le but recherché est toujours le même : Sassou veut occasionner une hécatombe dans les populations du sud comme lors de son opération MUEBARA dans laquelle il faisait empoisonner même l'eau des rivières du sud ! Cet article doit être relayé par tous les moyens car le peuple congolais DOIT SAVOIR LA VERITE CAR SEULE LA VERITE AFFRANCHIT DANS LE CAS D'ESPECE...
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SCIENCE & SANTE Danger sur la santé au Congo-Brazzaville : Imunoxx, médicament ou poison ? 2007-10-22 13:27:53 par Mwinda Le chef de l'Etat n'aura pas effectué il y a peu un voyage en Namibie pour rien. Il aurait rapporté dans ses valises un médicament pour les Congolais : une molécule sous forme de patch censée " contrôler le système immunitaire et augmenter l'immunité dans le corps ", afin de soulager à la fois l'asthme, le rhumatisme articulaire, la sclérose en plaques, certains types de cancer...(incroyable ! Un médicament miracle comme on n'en fait plus  !) Le dimanche 7 octobre 2007, le directeur de la clinique médicale Securex, invité du journal télévisé de 20h présenté par Jean Claude Kakou a annoncé que sa clinique a signé le 25 septembre 2007 un accord avec la Namibia Medical Investment (NMI) pour la livraison d'un médicament. Ce médicament qui serait un puissant immuno-modulateur soulagerait diverses maladies comme le VIH/SIDA, l'Asthme, les maladies rhumatismales auto-immunes, le diabète, etc. Toutes les maladies qui se caractérisent par des déficiences immunitaires seraient les cibles de ce médicament miracle dénommé IMUNOXX. Imunoxx se prend sous la forme d'un patch qu'on applique sur la peau pendant 8h, une fois par semaine. Toutes les maladies qui se caractérisent par des déficiences immunitaires seraient les cibles de ce médicament miracle Selon les dires du directeur de Securex, tout cela aurait été conclu sous l'autorité du président de la République et que c'est Mme le ministre du Commerce, Adélaïde Moundélé-Ngolo qui aurait signé la convention avec son homologue de la Namibie. Je me serais réjoui sans rechigner que nous puissions bénéficier d'un produit aussi puissant. Cependant, la présentation des prouesses médicales supposées de ce médicament m'a paru scientifiquement suspecte. Par quel mécanisme ce médicament administré d'une seule et unique façon (par application d'un patch sur peau) pouvait-il avoir des effets bénéfiques indistinctement sur le VIH/SIDA (destruction du système immunitaire), l'asthme (pathologie allergique avec souvent une composante génétique), maladies rhumatismales auto-immunes (les éléments normaux d'un organisme attaqués par son propre système immunitaire), et le diabète (défaillance du système endocrinien). Alors je suis allé chercher les informations sur Imunoxx. Mme Moundélé Ngolo Et là, c'est la catastrophe : aucun article scientifique, ni de recherche clinique, ni de validation n'a été publié au monde sur imunoxx. Aucune étude préclinique validée. C'est tout simplement hallucinant et stupéfiant. Voilà un médicament qui serait extraordinaire pour traiter plusieurs maladies, mais qui n'a jamais été validé cliniquement pour ses supposées propriétés thérapeutiques ? S'il n'y a pas de travaux publiés dans les revues scientifiques sur Imunoxx et les différentes maladies qu'il est censé « traiter », comment savoir qu'il les traite ? Les seules informations sur ce fameux Imunoxx sont des informations de marketing que l'on trouve sur le site www.imunoxx.com . Or en matière de médicaments, donc de santé publique, il faut obtenir une autorisation de mise sur le marché avant de « marketer » son médicament. Une autorisation délivrée sur la base des données scientifiques, toxicologiques, pharmacologiques, pharmacocinétiques et cliniques du médicament. Donc forcément des publications doivent exister. De plus la curiosité et l'intérêt scientifique allaient immanquablement pousser des immunologistes à introduire le médicament nouveau dans leurs études. Quel est ce puissant immuno-modulateur qu'aucun immunologiste, qu'aucune agence internationale travaillant sur le VIH/SIDA ne recommande au monde ? Ni les experts de l'ONUSIDA, ni ceux de l'OMS ne nous parlent de ce produit miracle. En sciences on affirme que ce qui a été expérimenté, vérifié et validéN'ayant pas trouvé trace d'imunoxx sur dans les canaux scientifiques internationaux, je me suis contenté de parcourir le site d'imunoxx. On apprend qu'ils ont testé quatre (4) personnes VIH positives. Tout cela est illustré par quelques figures. Quatre patients pour valider un médicament, ça fait rire. Pire, ça fait froid dans le dos. Rien sur le protocole de test suivi, rien sur les données cliniques des patients, rien sur le suivi biologique des patients durant l'essai. Aucune étude sur imunoxx et l'asthme, ni sur imunoxx et les maladies rhumatismales auto-immunes, ni sur imunoxx et le diabète. En sciences on n'affirme que ce qui a été expérimenté, vérifié et validé. Sinon, on reste dans le domaine des hypothèses. Sur quelles bases scientifiques les responsables de NMI et de securex affirment-ils que leur imunoxx est un médicament efficace ? J'ai bien peur qu'ils soient encore dans le domaine des hypothèses et qu'ils veulent utiliser les Congolais comme des cobayes pour valider ou infirmer leur hypothèse. Ce d'autant plus que sur leur site on trouve l'histoire d'imunoxx. On y apprend qu'imunoxx est simplement le Dimethylformamide (DMF). Or le DMF est un solvant chimique bien connu et non un médicament. La toxicité du DMF sur le foie et le rein est parfaitement documentée. Plusieurs études ont montré que l'utilisation du DMF provoque des cancers chez l'homme et on le soupçonne d'être impliqué dans les malformations fœtales. Pour cela, on écarte les femmes des secteurs professionnels où l'on utilise le DMF. Il est qualifié par certains de substance cancérigène. Le DMF est aussi utilisé en immunologie au laboratoire de recherche pour aider certaines réactions à avoir lieu. Pour caricaturer, je dirais que c'est un booster immunologique. En immunologie on appelle ce genre de booster un adjuvant. Mais c'est un adjuvant de recherche. La science n'est pas simple. Ce qui marche dans un laboratoire de recherche ne marche pas automatiquement chez l'homme. D'où l'obligation de tester chez l'homme ce qui marche au laboratoire. En matière de médicaments, cela passe par des essais thérapeutiques précliniques et cliniques. J'ai une désagréable impression en parcourant ce site. C'est comme si les « inventeurs » d'imunoxx se seraient contentés des vertus du DMF en recherche au laboratoire pour décréter que c'était un « médicament » soignant toutes les maladies présentant un tableau clinique avec défaillance immunitaire. Si mon impression est jugée fausse par les promoteurs de cette affaire, eh bien ! qu'ils nous produisent les études publiées et validées. Il y a un problème très préoccupant sur ce « médicament » Il y a un problème très préoccupant sur ce « médicament » que l'on veut généraliser au Congo selon les dires de la direction de Securex, en demandant aux médecins prescripteurs de prescrire maintenant ce produit. Dans un article publié en 2005 par ever-fasternews.com on apprend qu'imunoxx a obtenu son autorisation de mise sur le marché en Namibie, mais que ce « médicament » est produit en Afrique du Sud. Cependant, il est interdit d'utilisation en Afrique du Sud. Après avoir été utilisé pendant un an en Namibie, imunoxx est introuvable dans les pharmacies de Namibie et les pharmaciens namibiens ne croient pas en ce produit. L'Angleterre a refusé de faire des études précliniques là-dessus. Et les américains ont interdit ce produit sur leur marché. Personne n'en veut dans le monde. Aucune trace d'imunoxx en France ni dans les pays d'Afrique au sud du Sahara. Alors ma question est la suivante : quel est ce produit miraculeux que seuls les Congolais peuvent profiter au monde ? J'ai bonne mémoire que le président Denis Sassou Nguesso a annoncé en 2006 la gratuité des antirétroviraux. Gratuité que je n'ai jamais cessé de réclamer depuis 2002. Les antirétroviraux font et continuent de faire leur preuve. Ce n'est pas la panacée, mais ce sont des médicaments ultra étudiés, validés et qui ont donné lieu à des millions d'articles scientifiques. Puisque c'est le ministre du Commerce qui a signé la convention avec la NMI (le directeur de Securex l'a même remercié à la télé), cela veut-il dire que le Congo tourne le dos aux antirétroviraux pour donner aux Congolais un produit non validé, toxique et potentiellement cancérigène ? Hôpital à Pointe-Noire En outre, puisqu'il s'agit éminemment d'un problème de santé publique, comment justifier que ce soit le ministre du Commerce qui signe la convention et non pas le ministre de la Santé ? Et si l'on ajoute le fait que c'est une clinique médicale privée (Securex) et non pas un établissement sanitaire publique qui est engagée dans cette opération, peut-on conclure qu'il s'agit plutôt d'une opération commerciale et non pas une action pour la santé publique ? Si c'est une opération commerciale, veut-on remplir les caisses de Securex aux dépens de la santé des Congolais ? Que signifie l'accointance entre le gouvernement de la République et une clinique privée pour un problème de santé concernant le Congo tout entier ? Dans cette affaire que dit l'ordre de pharmaciens ? Quelle est la position de la direction générale de la santé ? Comment justifier que ce soit le ministre du Commerce qui signe la convention et non pas le ministre de la Santé ?Il est crucial que les Congolais demandent des comptes à la partie congolaise sur cette histoire d'imunoxx. Sans explication et sans justification scientifiquement étayée, les Congolais doivent refuser cette drogue qui risque d'endommager le foie. Le foie est un organe vital. Il ne faut pas jouer avec. Le gouvernement à la latitude d'importer des médicaments dans le pays, mais cela doit se faire avec toutes les vérifications possibles afin de garantir notre santé. Trop de faux médicaments circulent. Et beaucoup des gens meurent aujourd'hui en Afrique en général et au Congo en particulier, non pas de leur maladie, mais du fait de la prise des médicaments falsifiés et dangereux. Le problème est que dans notre pays nous n'avons pas les moyens de savoir si c'est la maladie qui a tué ou le médicament. C'est pour cette raison qu'au Rassemblement des Forces pour la Démocratie (RFD), à travers notre projet de société, nous préconisons la mise en place d'un organe de contrôle scientifique de tout médicament rentrant dans le pays avant d'être mis au service des congolais. Autre chose : le directeur de Securex nous a appris qu'ils attendent l'arrivée du virologue et de l'immunologiste de NMI pour mettre en place les technologies permettant de suivre biologiquement les patients VIH+. C'est très curieux. Jusqu'à présent les patients ne sont pas suivis au Congo ? Des compatriotes, et même moi-même avions tout essayé afin de mettre ces technologies en place. Mais en vain. Il y a une constance dans nos pratiques administratives et politiques. Quand il s'agit des Congolais qui ont des projets pour transférer des technologies dans notre pays, le Congo trie et fait montre d'une mauvaise volonté, d'une mauvaise foi, et il manque toujours de l'argent pour financer. Mais quand il s'agit d'un étranger les vannes sont ouvertes. Le Congo préfère le transfert « Jumbo », rapide, non assimilé et inefficace fait par des étrangers (durée maximum, une semaine), au transfert patient et efficace effectué par des Congolais. Il est temps que le Congo comprenne que ce sont les Congolais qui développeront le Congo. Quelle que soit sa sensibilité politique, sociale et culturelle, un cadre patriote, de l'intérieur ou de la diaspora, reste un pilier essentiel dans la stratégie globale de développement du pays. L'implication des cadres congolais, de l'intérieur comme de la diaspora, dans le processus du développement du pays est un axe courant du projet politique du RFD. On ne fait appel à l'Etranger que quand on ne peut pas faire quelque chose soi-même, mais introduire un « médicament » dans le pays en court-circuitant les institutions administratives et politiques dont c'est le rôle et la charge, en privilégiant le côté mercantile, cela ne grandit pas notre pays. Le danger est là. La santé n'est pas une marchandise. Et Imunoxx n'est pas un médicament, encore moins un médicament validé. Les autorités politiques du Congo doivent vérifier cette affaire avant de donner aux Congolais un produit qui risque de se révéler être un poison car ce faisant personne ne pourra se dédouaner de n'être pas responsable d'une tragédie sanitaire annoncée. le 20 octobre 2007. Arsène Bikoué Arsène Bikoué est le 1er Vice-Président du RFDarsenebikoue@yahoo.fr Ndlr - Arsène Bikoué est chercheur, Docteur ès sciences (Immunologie, Cytométrie et VIH/SIDA).


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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 10:44

COMMENTAIRE : Dans un contexte mondial où le baril de pétrole est à 115 dollars et où malheureusement la faim gagne 30 pays africains - sans oublier qu'au Congo, Sassou tout plein de sous affame volontairement le peuple congolais, madame Adélaïde Moundélé-Ngollo, ministre des PME et du commerce de son royaume vient en France et se propose de rencontrer les chefs d'entreprise congolais ce samedi 19 avril 2008 à l'hôtel Raphaël, 17 rue Kléber à Paris. La situation est ubuesque : madame, vous êtes-vous rendue compte que les chefs d'entreprise au pays ne peuvent satisfaire vos desiderata pour pouvoir vous retourner du côté de ceux qui sont en France ? C'est vrai que démagogiquement, l'intention vous honore de rencontrer vos frères et compatriotes et de leur parler des opportunités. Attendez, chère madame. Pas si vite ! En tant que ministre, n'êtes-vous pas censée en parler à tout le Congo au lieu de vous refugier dans un hôtel pour parler en catimini  ? Le chef d'entreprise mbochi et les autres auront-ils les mêmes chances ? Ne pensez-vous que ça pourrait intéresser ceux qui ne sont pas encore chefs d'entreprise et qui pourraient le devenir s'ils savaient de quoi il retourne ? N'êtes-vous pas ministre pour impulser le pays d'abord de l'intérieur ? Sassou va-t-il donner des contrats à des personnes autres que les membres de sa famille ? Ca ça gagne à être vu. Et vos potes chinois qui viennent avec leurs ouvriers et leurs patates douces ? Non, avouez que vouliez simplement venir en France pour justifier des décaissements et vous mettre plein les poches car lorsqu'il y a des appels d'offre, ma chère, il faut les publier et faire jouer la concurrence entre les Congolais de l'étranger et les nationaux qui eux ont au moins le courage d'investir au pays et créent quelques petits emplois. Or, voilà que vous les défavorisez en venant vendre les projets aux Congolais de l'étranger qui je vous le rappelle peuvent créer des entreprises dans leur pays mais attendez encore un peu, dès qu'ils reviennent et investissent, vous vous plaisez à les décourager, à les spolier, à les escroquer, en leur demandant de l'argent pour le réfectionnement des postes de police, pour ceci, cela. a la fin, ils reviennent en France - déçus et découragés que les hommes politiques de leur pays ne les soutiennent pas. Alors, c'est quoi ce nouveau deal qu'on doit traiter dans un hôtel au lieu d'annoncer les choses par les médias pour que tous les Congolais sachent de quoi il est question ?  On va parler, boire, manger et retourner au pays après avoir profité de son séjour à Paris pour refaire sa garde-robe ministérielle, hein ? Les gens ont besoin d'eau et d'électricité pour asseoir leurs entreprises car qui peut vraiment prétendre créer une unité de production sans ces deux infrastructures ? Alors quand vous aurez préparé les conditions, quand vous aurez démocratisé internet car c'est encore privé et entre les mains de Sassou et de sa famille, quand vous agirez de façon ouverte avec des appels d'offre clairs et quand vous ne découragerez plus la petite ligue des entrepreneurs courageux qui essaient de s'en sortir, alors là, et seulement là, madame la ministre, je vous prendrais au sérieux. Avec un baril à 115 dollars, les caisses de l'Etat doivent être pleines et ces choses-là n'arrivent curieusement que lorsque Sassou est au pouvoir et quand il arrive, l'intelligentsia politique congolaise fuit au devant de Caïn pour éviter la mort d'Abel. Bon sang, c'est quoi cette table ronde qui n'invite pas tous les Congolais parce que seuls les chefs d'entreprise sont concernés ? Et si j'ai les compétences dans le domaine où il vous manque des entreprises, l'Etat congolais pourra-t-il m'aider à monter ma boîte ? Et pourquoi avez-vous donné des passeports congolais à tous ces Ouest-Africains qui vont faire du business pour vous, les hommes politiques, des Wouara qui vous traitent de zoba,  à Dubaï ? Pourquoi ne pas passer par vos frères congolais ? Attention, madame, nous savons pas mal de choses. Alors, un peu de sérieux ! Comment avez-vous invité les chefs d'entreprise congolais car nombreux de ces gens-là ont renoncé à la nationalité congolaise en devenant Français. Bon madame, buvez votre Champagne, refaites votre garde-robe, tirez un coup si ça vous chante mais arrêtez de nous distraire....

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Appel

à la Diaspora CONGOLAISE

 

 

Rassemblement Spontané

 

Samedi 19 avril 2008 à partir de 8H45

Rendez vous à l’hôtel Raphaël 17 avenue Kléber à Paris

Ligne 6, Métro Kléber

 

À l’occasion de son déplacement en Europe, la ministre des Petites et Moyennes Entreprises (PME) chargée de l’artisanat, Adélaïde Moundélé-Ngollo, a souhaité rencontrer les chefs d’entreprise.

Cette rencontre qui sera organisée sous la forme d’une table ronde, le Samedi 19 avril, à l’hôtel Raphaël 17 avenue Kléber à Paris de 08H45 à 12H30, s’inscrit dans le cadre de la préparation du prochain forum sur le codéveloppement qui aura lieu en juin prochain, à Brazzaville.

 

Adélaïde Moundélé-Ngollo rencontrera les chefs d’entreprise d’origine Congolaise à Paris

 

Selon Christian NIAMBY chargé de mission à la coopération internationale et des relations avec les partenaires au développement "Adélaïde Moundélé-Ngollo présentera aux chefs d’entreprises Françaises d’origine Africaine et Congolaise, quel que soit leur domaine d’activités, les opportunités d’investissement du point de vue économique au Congo".

 

Au côté de la ministre, différents intervenants devraient prendre part aux débats parmi lesquels Eugène NGANGOUE, conseiller à l’Industrie, aux PME et à la promotion du secteur privé auprès du président de la République , Didier sylvestre MAVOUENZELA, président de la Chambre de commerce de Pointe-Noire, Auguste BATANGOUNA, conseiller technique de la ministre, Joseph Christian NIAMBY, Marguerite HOMB, chargée de mission pour le renforcement du partenariat public-privé, Jean de Dieu TOUNDA, consultant technique auprès de la ministre,

 

Hôtel Raphaël : 17, avenue Kléber, 75116 Paris, le 19 avril de 8H45 à 12H30  Ligne 6, Métro : Kléber

Soyons nombreux pour dire à la ministre ce qu’il faut pour le Congo Brazzaville

Même si nous n’avons pas accès à la table ronde, notre présence aux abords de l’hôtel Raphaël vaudra tous les discours

 

 

Le Congo a besoin de tous ses enfants

Le Congo ne se construira pas sans nous

Nous sommes le Congo

Nous sommes légitimes pour parler du CONGO... 

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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 19:23

 

COMMENTAIRE : Les assassinats ont des exécutants et des commanditaires. Selon la date, nous pouvons les diviser en deux périodes : anté-indépendance et post-indépendance. Avant l'indépendance,  il s'agit peut-être du commanditaire colon français, après l'indépendance, on notera de nombreux assassinats sous le règne de Marien Ngouabi et de Sassou Nguesso ; ce que j'avais déjà évoqué en critiquant Marien Ngouabi, celui qui a inauguré l'ère de l'assassinant politique au Congo-Brazzaville.... Souvent, la main qui prend la vie est noire et la vie prise noire mais se cache dans l'ombre un commanditaire blanc...
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Les Assassinats politiques au Congo Brazzaville

(Liste à compléter)

 

 

La Tombe des Héros est la Mémoire des Vivants

 

 

BUETA MBONGO (Assassiné en 1913 à Mbandza Ndounga)

MABIALA MA NGANGA, son épouse Ma NGUNGA et son neveu MABIALA KINKE (Assassiné en 1926 dans la Grotte de Kinkembo)

Le chef MILONGO (Assassiné en 1936 au marché de Boko)

André Grenard MATSOUA (Assassiné vraisemblablement en 1956 au pénitencier de Cayenne en Guyane française)

Marcel IBALICO (Assassiné en 1964 à Léopoldville, RDC)

Abbe Anselme MASSOUEME, Me Lin Lazare MATSOCOTA, Me Joseph POUABOU, Jean BIKOUMOU (Assassinés en 1965 à Brazzaville)

Me Jean Marie NGANZARI (Assassiné en 1967 à Brazzaville)

KOUVOUAMA-DIA-NGANDOU (Assassiné en 1968 à Brazzaville)

Lieutenant Pierre KINKANGA, Albert MIAWAMA, NKOUTOU, Jean Marie MANGO (Assassinés en 1970 à Brazzaville)

Franklin BOUKAKA, Adolph ITSOUHOU (Assassinés en 1972 à Brazzaville)

Sous-lieutenant Prosper MATOUMPA MPOLLO (Assassinés en 1972 sur la route du Cabinda, KOUILOU)

Aspirant Jean Marie DOUNGANGOYE (Assassiné dans la Foret de Bangou à Kindamba)

Sergent Jean Pierre BAKEKOLO, Lieutenant Ange Farimaka DIAWARA, Sous-lieutenant Jean Baptiste IKOKO, Sous-Sergent Jean Pierre OLOUKA et Sergent TALA (Assassinés en1973 à Brazzaville)

Abbe Fulbert YOULOU (Empoisonné, mort à Madrid en 1973)

Commandant Marien NGOUABI, Thaddée KOURISSA, Capitaine Luc KIMBOUALA NKAYA, Sergent ELOUO, Sous-lieutenant MBORO, Sergent OUANDO, Pasteur MASSAMBA DEBAT, Cardinal Emile BIAYENDA, Victor DOTE, KANDZA (Assassinés en 1977 à Brazzaville)

MIZELE, SISSOULOU et 7 de ses compagnons (Fusillés en 1978 à Brazzaville)

Capitaine Barthelemy KIKADIDI (Fusillés à Brazzaville en 1978)

Capitaine David MAFOUTA (Assassiné en 1980 à Brazzaville)

Commandant Antoine MABOUAKi (Assassiné en 1981 à Owando)

Capitaine « Marie-Marie » AKWALA (Assassiné en 1983)

Capitaine Pierre ANGA (Assassiné en 1988 au Gabon)

Lieutenant Ernest BOUKAKA « Maitre Charlie » (parodie d’accident, mort en 1990 à Brazzaville)

Colonel Victor TSIKA-BAKALA (Assassiné en 1990 à Pointe Noire)

Professeur Grégoire MAVOUNIA (Assassiné le 21 février 1991 lors de l’ouverture de la Conférence Nationale à Brazzaville)

Marien NGOUABI Junior (Assassiné en 1991 à Brazzaville dans une boite nuit)

Roger MASSEMA (Président de la commission assassinat à la Conférence Nationale empoisonné, mort en 1992 à Paris en France)

Antoine NGAYOT, commandant MOUANDA (Assassinés en 1993 à Brazzaville)

Herbert MASSAMBA, Eloi Marien BADILA (Assassinés en 1977 à Brazzaville)

Colonel Frederick NKOUNKOU (Assassiné en 1998 à Brazzaville)

Sergent TOUNGA et 352 compagnons (Fusillés  en 1999 à Brazzaville)

 

 

 

 



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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 10:31

 

Commentaire : Ils l'ont tué tandis que lui leur a tout donné. Sassou veut que le nom de Marien Ngouabi meurt car il n'a tué que le Ngouabi physique, "la chair qui n'est rien car c'est l'esprit qui vivifie" mais Ngouabi, celui qui leur a donné le pouvoir, est bien immortel - sur un autre plan, le plan de la mémoire politique. Aujourd'hui, les nordistes ont compris qu'en voulant liquider le Parti Congolais du Travail, c'est Ngouabi que l'on veut assassiner pour la deuxième fois et si Sassou et ces neveux y parviennent, ils confisquent à jamais le pouvoir politique au sein de leur famille au détriment de ses fondements historiques qui clament que Sassou n'est qu'un produit made in P.C.T. et qui dit P.C.T., dit Marien Ngouabi.
Ngouabi, celui par qui le mal Sassou Nguesso est venu en politique, Sassou, cet élève qui a dépassé le maître, ce marxiste de Ngouabi à l'éloquence à fleur de lèvres, l'homme qui a transformé le tribalisme en instrument politique. Ce n'est le P.C.T. qu'il faut éliminer. Le danger en est sorti et il pond des oeufs ailleurs. Club 2002 est devenu un parti politique ; et Sassou n'arrête pas d'en créer pour  diviser le nord qu'il sait désormais uni contre lui. Certes, Ngouabi a été un moindre mal comparé au monstre Sassou mais lui qui a tué Diawara, Kinganga, Kimbuala Nkaya et de nombreux officiers de notre armée n'est pas tout blanc même si la mort l'a blanchi.
Aujourd'hui, le P.C.T. est divisé entre ceux qui veulent le liquider et ceux qui veulent en hériter, ceux qui veulent surfer sur le charisme de Marien Ngouabi en voulant nous faire croire qu'il avait une éthique. Quelle éthique ? Qu'on nous dise d'abord en quoi elle consiste...
Le vrai problème, quel est-il ? Sassou veut devenir la référence du pouvoir nordiste en lieu et place de Marien Ngouabi mais il ne peut réussir à le devenir que s'il en devient le symbole ! Or, il n'y parvient pas. Aussi, a-t-il envoyé ses neveux à la guerre pour qu'il multiplie les partis afin qu'on n'entende plus parler du P.C.T. mais il oublier qu'il y a ceux qui tiennent au P.C.T. comme Lékoundzou et qui savent que c'est le seul élément structurant qui pourra survivre à Sassou car Ngouabi était apprécié du peuple congolais qui n'a pas eu le temps de comprendre que ce jeune commandant était en fait l'origine de tous nos maux : il est mort trop jeune, lui qui voulait à nouveau associer Massambat-Débat au pouvoir car il avait compris qu'il n'était qu'un piètre gestionnaire....

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Le Parrain de la mafia du Congo veut museler le PCT, le parti de Marien NGOUABI à qui il doit tout

Depuis la publication par la lettre du continent (N°536 du 6 mars dernier) de la création de l'Association "Marien NGOUABI & Ethique", des attaques n'ont cessé de se multiplier contre le jeune et brillant chef de fil des conservateurs, le professeur Marion MADZIMBA EWANGO qui fait également office de responsable de ladite association en l’absence de son très populaire et charismatique leader naturel Justin LEKOUNDZOU, alias MARADONA. Fidèle à sa  stratégie de diviser pour mieux régner, Monsieur Denis SASSOU-NGUESSO qui sait qu’il a définitivement perdu la main sur ce grand parti historique de Marien au profit de Justin LEKOUNDZOU, tente désespérément d’étouffer la crise profonde qui existe au sein de ce parti et met toute son énergie à vouloir empêcher la création de cette association "Marien NGOUABI et Ethique".

 

En effet, le dossier de demande d’agrément introduit au ministère de l’administration du territoire a été traité avec diligence et régulièrement envoyé par ce ministère à la police  administrative pour enquête depuis le mois de septembre 2007. Curieusement celui-ci est resté bloqué par le général NDENGUE (toujours lui) jusqu'aujourd'hui, soit depuis près d’une année. Pour en savoir plus, MARADONA a alors été contraint d’envoyer sur place son épouse pour tenter de débloquer la situation, mais en vain. Car le prince machiavélien de Mpila y oppose toujours un droit de non recevoir.

 

C'est seulement hier, le 7 avril 2008 que les amis de MARADONA, qui sont bien déterminés à aller jusqu’au bout de leur démarche, ont de nouveau envoyé une délégation rencontrer le général NDENGUE. Ce dernier, un peu gêné, a finalement bien voulu expliquer que les ordres sont venus de "très haut" pour bloquer le dossier ; le président refuserait que MARADONA et ses partisans utilisent le nom de Marien NGOUABI, et surtout il refuserait également que le Professeur Marion MADZIMBA EWANGO préside une Association ou un parti politique au nom de LEKOUNDZOU. Il faut dire que notre Général dictateur endurci avait déjà annoncé la couleur dans sa récente interview dans "jeune Afrique" N° 2463 du 23 mars 2008 ; à la question de François SOUDAN au sujet de la dissidence animée par ce brillant universitaire, Marion MADZIMBA EWANGO en ces termes : "Qui ? Je ne connais pas de dirigeant du PCT portant ce nom. C’est sans importance" Une attitude méprisante et méprisable qui illustre bien la haine qu’il a toujours manifestée face à toute voix dissonante aux chantres de sa fameuse "nouvelle espérance" qui est devenue l’évangile selon Saint-Denis. La vérité est que "l’homme des masses (affamées)" connaît bien ce brillant intellectuel, professeur de Science politique. Il redoute simplement son esprit d’indépendance et son caractère pugnace. L’homme de Mpila voudrait revoir Justin LEKOUDZOU encore cornaqué par ses sbires de l’Oyocratie que sont les Oba-APOUNOU, Pierre NGOLLO, Théophile ADOUA… pour étouffer dans l’œuf cette dissidence doctrinale sur l’éthique au sein du PCT.

 

Finalement, la réalité est que monsieur SASSOU qui tient à faire croire au monde qu’il contrôle tout le Nord du pays et que tout va très bien dans son camp, ce qui justifierait ainsi sa prétendue future réélection dès le premier tour à la présidentielle de 2009, ne veut surtout pas que le courant de MARADONA s’exprime ! En ce qui les concerne, les membres du PCT restés fidèles à MARADONA sont bien déterminés à faire entendre leur voix et leur différence, et ils ne se laisseront pas impressionner par les intimidations honteuses venant de la part d’un dictateur en perte de vitesse. Toutes ces manœuvres honteuses ne font que renforcer leur détermination à aller jusqu’au bout de leur démarche. Aussi ils rappellent que :

 

1° - NDENGUE n'a pas à intervenir dans la procédure de création d'une association 

 

2° - Monsieur SASSOU n'a pas à intervenir dans le choix des dirigeants d'une association dont il n'est pas membre

 

3° - Le nom de Marien NGOUABI est un patrimoine national, personne, pas même sa famille ne peut légitimement leur dénier le droit de défendre ses nobles idées. Cependant si tel devait être le cas, ils pourront changer le nom de leur association, mais pour cela il leur faudra donc aller à  une nouvelle assemblée générale constitutive, seule habilitée à en décider devant tous leurs militants

 

4° - La presse, l’opinion nationale et internationale doivent être informées de toutes les tracasseries dont ils sont victimes, la liberté d'association étant faut-il le rappeler, un droit constitutionnel au Congo Brazzaville

 

C’est pourquoi, nous les militants PCT aile LEKOUDZOU de la section Talangaï et au-delà, disons avec véhémence que "na mbala o yo ba ko longa bisso té. Trop c’est trop. Soki ba lingui e dika".  

 

STEVE ELENGA

Membre du Parti Congolais du Travail

(Section Talangaï - Brazzaville)

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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 10:21

Le satanisme : l'autre cancer du Gabon (Bruno Vécarte)

 

Albert Bernard Bongo n'a pas seulement ruiné le Gabon économiquement, il l'a aussi détruit et totalement dépouillé spirituellement, en y introduisant et en institutionnalisant le fétichisme, le charlatanisme et le satanisme, dans tous les secteurs de gestion et par toutes sortes de rituels, incantations et autres sacrifices humains dont lui et sa bande, Mboumbou Miyakou (alias le serpent), Zacharie Myboto (le boa de Mounana), Pendy Bouyiki (l'éléphant), Ngoyo Moussavou (le gourou), etc. sont tous aujourd'hui passés "grands maîtres".

 

Les nombreuses loges maçonniques qui pullulent à Libreville, Franceville et Port-Gentil, faces modernes des temples de Ndjobi traditionnels, où sont sacralisés tous ses rites diaboliques, ont depuis longtemps remplacé les universités et les salons de réflexion, qui étaient jusqu'à un passé récent les officines par excellence au travers desquels se recrutaient les jeunes et brillantes pousses que l'on destinait à la relève politique du pays comme il se fait dans toutes les démocraties du monde.

 

La tristement célèbre JCE (Jeune Chambre Economique), où se rencontrent tous les jeunes loups gabonais en mal de promotion rapide, est justement l'une des caisses de résonnance où tous ces barons du pouvoir orchestrent et expérimentent, à l'échelle humaine, leurs lugubres expériences sataniques.

 

L'une des "victoires" de ces serviteurs du diable est justement d'avoir réussi à inoculer dans la mentalité de ces jeunes désœuvrés, pour la plupart partenaires intimes de leurs pratiques contre-nature (pédophilie, satanisme, franc-maçonnerie, etc.), cette fameuse phrase qui fait désormais ravage à Libreville et dont les adeptes sont de plus en plus nombreux : "Mieux vaut mourir jeune et riche, que vieux et pauvre". Une triste analogie à la bonne vieille pratique païenne de Satan, qui consiste à vendre son âme et sa jeunesse contre quelques biens matériels dont le bénéfice et la jouissance sont limités dans le temps.

 

C'est Bongo qui a institué toutes ces pratiques dès sa prise de pouvoir en 1967, comme l'avait décrit longuement Pierre Péan dans son livre "Affaire Africaine", je cite :

 

"Juste après sa nomination, chaque ministre est amené à Bongoville, le village natal du président gabonais, pour s'initier au ndjobi et boire l'eau avec laquelle ce dernier se serait lavé les pieds (...)".

 

Terrible !

 

Ce qui est tragique dans ce péché mortel que nous font porter tels Adam et Eve ces frères perdus, c'est l'ampleur qu'a pris cette sorte de baptême-rituel diabolique.

 

Pour régner sur leurs sujets à leur tour, que ce soit dans leur ministère de tutelle, dans leur province, ville ou canton, chaque ministre se met à concocter aussi sa batterie de pratiques d'assimilation. Car le but, vous l'aurez compris, reste bien évidemment de « fidéliser » le subalterne. Pour Bongo, il est question de fidéliser chaque ministre à sa gestion calamiteuse et diabolique du pays, afin que ce dernier, l'eau des pieds de Bongo dans son ventre, ne puisse plus avoir ni la conscience, ni la clairvoyance, ni même la capacité de contredire quoi que ce soit dans tout ce qui se fera au niveau de la gestion par son maître du pays. Et pour le ministre, il est question d'endoctriner son équipe ministérielle d'abord (directeur de cabinet, secrétaire, chauffeur…) ainsi que ses concitoyens de région, sur le caractère quasi-messianique de sa nomination par le grand camarade, lui le simple fils de la région, à la tête de cet important ministère. Les membres de son cabinet et les populations de sa région le lui rendront par une fidélisation des postes pour les uns, et par des ovations à bâtons rompus lors de chaque passage du grand camarade, au cours d'une nième fanfaronnade républicaine.

 

C'est par exemple dans le monopole de ce leadership que les deux frères ennemis du "grand Nord", Emmanuelle Ondo Métogo et René Ndémézo'o Obiang se sont griffonnés de nombreuses années durant ; lutte qui a fini par tourner finalement à l'avantage du dernier, Ondo Métogo ayant été éjecté du gouvernement après avoir « osé » murmurer se présenter contre son maître en 2012 !

 

Au vu de tout cela donc, il reste très peu probable que les nombreux cadavres mutilés, jonchant les caniveaux, les plages et les poubelles de Libreville, ainsi que tous les cris de détresse des familles endeuillées et les nombreux appels de l'Association gabonaise de lutte contre les crimes rituels (ALCR) ne trouvent guère d'écho, car le régime gabonais et en premier lieu duquel Omar Bongo, ne saurait scier la branche sur laquelle leur pouvoir diabolique est assis : l'approvisionnement continu en sang humain à Satan et à ses démons, en contrepartie d'une disposition totale et sans contrôle des richesses du pays, doublée d'une longévité à toute épreuve. Les âmes des malheureux mutilés servant à rallonger la vie du tyran gabonais.

 

 

Bruno Vécarte

Sciences Po - Paris

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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 12:12
 
Voici un an que les protagonistes de la guerre en Côte d’Ivoire signaient à Ouagadougou, le 4 mars 2007, un accord politique, mettant ainsi fin à un imbroglio qui durait depuis septembre 2002. La signature de cet accord a redonné espoir aux ivoiriens et aux africains en général. A mesure que le temps s’écoule les ivoiriens s’interrogent sur la sincérité des hommes politiques à sortir le pays de l’ornière dans laquelle elle se trouve. Le Mouvement de Libération de l’Afrique Noire, section Côte d’Ivoire (MLAN-CI) voudrait faire ici le bilan du « gouvernement SORO » afin d’en tirer les leçons pour une sortie effective de la crise.
 
Le MLAN-CI voudrait rappeler à la conscience collective son attachement à une Afrique débarrassée de ces démons de la guerre, libre et prospère.  Alors qu’une partie de l’opposition ivoirienne, calculatrice, politicienne et arrière-gardiste soupçonnait l’appel du Président Laurent Gbagbo au dialogue direct, le Mouvement de Libération de l’Afrique Noire (MLAN) avait choisi sagement d’exhorter le secrétaire général des Forces Nouvelles à  accepter le dialogue. Le MLAN rappelle qu’il a également écrit au président en exercice de la CEDEAO, le président Blaise Compaoré pour lui dire combien la Nouvelle Jeunesse Africaine (NJA) gardait un espoir dans ce dialogue.
 
Le MLAN-CI remercie encore une fois, le Président Compaoré pour l’accord de Ouagadougou, qui sonne comme la volonté des africains d’écrire désormais les pages de leur histoire. Nous lui manifestons notre profonde gratitude pour cette médiation historique.

Pour nous, le gouvernement issu de l’accord de Ouagadougou a permis la décrispation de l’atmosphère politique et quelques avancées ; Le désarmement des milices a démarré le 19 mai 2007 à Guiglo. Le gouvernement SORO compte à son actif les audiences foraines qui ont permis la délivrance de plus de 300.000 jugements supplétifs, le retour des préfets en zones Centre, Nord et Ouest, le dialogue militaire permanent entre Mangou et Bakayoko sans oublier la visite de Laurent Gbagbo dans les zones anciennement occupées. Quelques institutions et structures ont été mises en place pour des élections ouvertes, crédibles et démocratiques ; il s'agit de la Commission électorale indépendante (CEI) dirigée par M. Beugré Mambé, cheville ouvrière du processus électoral en Côte d`Ivoire ; de la mise sur pied (mi-mars 2007) du commandement intégré dont la mission est de rassurer sur l`impartialité des forces de l`ordre qui devront se charger de surveiller les bureaux de vote, et veiller à la sécurité même des électeurs ; du choix de SAGEM , pour assurer donc un processus d`identification fiable, le 09 novembre 2007, par le Comité d`évaluation de l`accord (CEA) composé du président de la République de Côte d`Ivoire, du Premier ministre et du facilitateur du Dialogue direct, le président Burkinabé Blaise Compaoré ; enfin, il a été émis et retenu l`idée de faire certifier les élections à venir par l`Organisation des Nations Unies (ONU).
Tout en reconnaissant le travail effectué, le MLAN-CI  considère que la moisson est maigre pour un gouvernement dont la seule feuille de route était l’organisation des élections libres et transparentes. Le désarmement reste encore au stade de projet, avec quelques événements festifs comme la flamme de la paix le 30 juillet 2007. En dépit du  lancement officiel du processus de regroupement le 22 décembre 2007, il convient de noter le manque de volonté des acteurs politiques. L’opération de regroupement se heurte à la non réhabilitation des sites de regroupement dans les zones CNO. Seuls 118 ex-combattants basés à Djébonoua ont été regroupés pour l’instant au 3ème Bataillon d’infanterie à Bouaké et ont déjà bénéficié d’un salaire forfaitaire de deux mois. La quasi totalité des éléments (estimée à 43.000 hommes), attend toujours. Quant au redéploiement des fonctionnaires et agents de l’Etat, nombreux sont ceux qui n’ont pas encore rejoint leurs postes dans les zones CNO en dépit des campagnes de sensibilisation et d’information du Comité national de pilotage du redéploiement de l’Administration. En outre, la libre circulation malgré les discours politiquement correct, n'est pas totale. Mieux, la rébellion continue d'occuper des zones, à percevoir des impôts, de racketter et de harceler les populations. L’adoption en Conseil des ministres le 20 décembre 2007 d'un décret portant création du Service Civique National (PSCN), n’est pour l’instant qu’une intention déclaratoire.
 
Il n’est pas question pour nous d’aller aux élections sans désarmement au regard des risques encourus. A rebours du premier ministre, il ne peut en aucun cas y avoir de concomitance entre désarmement et élections. Une telle proposition n’est en réalité qu’un aveu d’impuissance dans le dossier de désarmement. D’ailleurs, monsieur SORO Guillaume a été nommé pour faciliter le désarmement de ses hommes et organiser les élections. Les aveux de Dacoury Tabley résument bien le bilan du gouvernement Soro : "En terme de bilan, nous sommes obligés de le reconnaître. Le gouvernement est défaillant. Pour ne rien vous cacher, je n`en dors pas ".
 
Pour le MLAN-CI, si les anciens belligérants se complaisent dans cette situation de ni paix ni guerre, le peuple de Côte d’Ivoire en est fatigué. Les ivoiriens ne peuvent pas continuer à payer les frais d’hôtel des Forces Nouvelles alors qu’elles ne s’activent pas pour le désarmement.
Le MLAN-CI rappelle qu’il avait en son temps salué les motivations du peuple ivoirien à aller à la paix, tout en insistant sur le fait que la paix ne se résume pas en un déplacement de Blé Goudé à Bouaké, en un meeting de monsieur Dacoury Tabley à Yopougon ou en rangeant Blé Goudé au côté de Konaté Sidiki, pour esquisser des pas de danse.
 
Nous avions proposé l’organisation d’un Forum Social Républicain (FSR), lequel permettra à toutes les couches sociales, aux différentes régions du pays, aux différents partis politiques, à la société civile, bref, à toutes les forces vives de la nation de proposer un catalogue de mesure allant dans le sens du vivre ensemble.  Ce forum permettrait de mettre en place un code du vivre ensemble, qui finirait par convaincre les rebelles à déposer les armes.
 
Le MLAN-CI exhorte donc le premier ministre dont la mission est l’organisation des élections justes et transparentes à aller au delà de simples actes timides, qui sont au demeurant dignes d’être notés plus par ce qu’ils taisent que par ce qu’ils disent. La situation politique en Côte d’Ivoire est telle que le doute et le désespoir peuvent rompre les équilibres et conduire le pays dans le chaos. Le moment est venu pour le « gouvernement Soro », de sortir des verbiages pleutres et intéressés, pour enfin poser des actions concrètes, en faveur des prochaines élections.
 
Pour le MLAN-CI, le nœud gordien demeure l’identification et le désarmement. Il ne faut pas succomber à la tentation d’organiser des élections sans désarmement. Le cas du Kenya est une édifiante illustration des conséquences de telle aventure. Il est temps de racheter le temps car les temps sont mauvais.
 
Dieu bénisse la Côte d’Ivoire unie et prospère !
Vive l’Afrique pacifiée !
 
Fait à Abidjan, le 4 Mars 2008

Le délégué MLAN-CI
KONAN Yao Alexis
Le Vice délégué MLAN-CI
KOFFI Jean Martial
Le secrétaire général du MLAN-CI
OBOU Serge Eric
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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 12:09
 
Parfois le changement souhaité change lui-même de cap et produit des faits jamais espérés. C’est en substance le constat que l’on fait de la situation ivoirienne depuis l’arrivée des refondateurs au pouvoir. Un fait et non des moindres, la corruption mérite une attention singulière au regard de son ancrage dans la société post-refondation. Dans l’une de nos publications, le Mouvement de Libération de l’Afrique Noire (MLAN) avertissait sur le risque d’une rupture sociale après les efforts pour ramener la paix dans ce pays. En effet, sous le poids d’un gouvernement affairiste dans la deuxième moitié des  années 90, on est passé à une élite qui s’est appropriée le patrimoine génétique de la corruption. Il importe donc, de revenir sur les agissements d’une refondation pacotille dont les seuls actes héroïques ne sont que la corruption généralisée au point de devenir un fléau.
 
De l’espoir au rêve d’une révolution avortée
 
On peut perdre ses clefs, son temps ou ses illusions, tant que l'on garde espoir... il n'y a pas de quoi s'affoler ! C’est ainsi que les ivoiriens ont maintenu le cap après la mort d’Houphouët Boigny en 1993 et le coup d’Etat de 1999. Les promesses de quelques marchands d’illusion, de faire de la côte d’ivoire, un Etat où l’égalité rimera avec équité, où la promotion ira de paire avec l’effort et où ce sera l’effort qui fera les forts, ont fini par avoir raison d’un peuple déjà désorienté. Les ivoiriens rêvaient donc d’un pays où l’on ne sera pas considéré par son appartenance religieuse ou ethnique, non plus parce que son père s’appelle tel ou un tel, mais d’un pays où la justice sociale, le droit de l’homme et la paix seront le socle. Comme le temps qui s’écoule si vite pour laisser croire qu’un ordre définitif est enfin établi, la guerre éclate et le naturel revient au galop. Le catéchisme pieux est abandonné au profit des pratiques peu recommandables et infectes. L’école n’est plus l’ascenseur social ou du moins elle est complémentaire d’une poche pleine de monnaie sonnante et trébuchante. Où est passé ce rêve de faire de la Côte d’Ivoire, la petite « Suisse », un Etat prospère où chaque citoyen pourrait reprendre tel un refrain que nous sommes tous égaux en droit ? La paix, si jamais elle existe ne reposera pas sur la crainte de la guerre mais sur l'amour de la paix, disait  Julien Benda, mais peut-on parler de paix lorsqu’on foule au pied la justice sociale ?
 
La corruption institutionnalisée en Côte d’Ivoire
 
Un dictateur n'est qu'une fiction. Son pouvoir se dissémine en réalité entre de nombreux sous-dictateurs anonymes et irresponsables dont la tyrannie et la corruption deviennent bientôt insupportables. Comme le rappelait Jacques Brillant,  Au banquet de la corruption, l'or vaut plus que la foi! C’est le moins qu’on puisse dire de la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui : la foi en la justice a laissé la place au désordre et au pillage des ressources par une « bourgeoisie  compradore ». Les actes de corruption en Côte d’Ivoire sont légions. On pourra citer l’affaire des déchets toxiques qui n’a jamais été élucidé, le détournement des 100 milliards dans la filière café-cacao. De même, des détournements de 500 millions et 1 milliard 100 millions ont eu lieu respectivement dans les Universités de Cocody et Bouaké.  Cette épidémie qui gagne du terrain a contraint les hommes de Dieu à dénoncer cette flagellation sociale des dirigeants ivoiriens. La déclaration des évêques en témoigne : « au nom et à la faveur de cette même guerre, un petit nombre de citoyens s’accaparent avidement des biens du pays et garantissent leur avenir et celui de leur postérité, pour des générations entières. L’on s’est installé dans l’hypocrisie, le mensonge et la duplicité. Le peuple est pris en otage, victime et souffrant ». Les ivoiriens perdent pied dans ce bouillon de confusion et leur vie est si précaire qu’elle se conjugue au présent. Le régime du président Laurent Gbagbo se retrouve sous le feu des critiques, nourries par plusieurs affaires de blanchiment et de détournements de fonds présumés qui suscitent des doutes jusqu'à l'intérieur de son camp. Les vérités dérangeantes du professeur Mamadou Koulibaly sonnent comme un aveu d’impuissance au milieu d’un système dont le seul dessein est l’enrichissement illicite, fiévreux et honteux. La multiplication et l'ampleur des révélations concernant des affaires de corruption ont profondément terni l'image de la classe politique et des milieux économiques. Outre la corruption généralisée, c’est l’insolence et le caractère ostentatoire de « ces pauvres en esprit » qui dérangent. Tandis que les ivoiriens végètent et vivent comme à l’époque de Zola, certaines personnes, de part leur train de vie narguent la patience et la sagesse des ivoiriens. Que dire de la MayBach de monsieur Victor Ecra, un refondateur, ami personnel de Laurent Gbagbo, qui s`est offert une voiture de grand luxe d`une valeur de 505 millions F. CFA. Ce mal est d'autant plus grave qu'il se produit dans une période de profonde crise de l'emploi et qu'au même moment le phénomène d'exclusion repousse à la marge de la société une masse sans cesse croissante de personnes issues de toutes les couches sociales. La Côte d’Ivoire est devenue un pays en état de catatonie avec une corruption assonante. La Côte d’Ivoire est devenue une véritable pétaudière où la classe moyenne et les pauvres sont les recalés de la société. Les ressources du pays doivent être affectées à sa reconstruction au lieu de les dilapider. Point n’est besoin du FMI pour nous rappeler que les ressources disponibles  gagneraient à aller à la réhabilitation des routes, et autres investissements qui bénéficient directement aux populations. Même, les questions de racket des forces de l’ordre et de l’unicité des caisses de l’Etat ont été aussi abordées. Le FMI a même réitéré par ailleurs son souhait que l’exécution du budget soit communiquée régulièrement à la population, au moins chaque trimestre afin que chacun sache comment les ressources de l’Etat sont utilisées.
Faisons en sorte que cette corruption prenne fin car elle conduit au carriérisme, au népotisme et au favoritisme.
 
Où est passée la justice ?
 
Une radiographie sociologique de la justice ivoirienne est devenue nécessaire afin que la philosophie retrouve sa vocation naturelle de tribunal de la raison politique.
Les biens publics sont sacrés et inviolables, il incombe à tout citoyen de les respecter et de les protéger. Tout acte de sabotage, de vandalisme, de corruption, de détournement, de dilapidation ou d’enrichissement illicite doit être réprimé dans la stricte limite de la constitution. Face à certain train de vie douteux et aux affaires de détournement en Côte d’Ivoire, on se demande si le procureur de la république vit dans ce pays. Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs. Monsieur le procureur devrait ouvrir une information judiciaire pour « corruption » et « abus de biens sociaux » à l’encontre de tous ceux qui ont un train de vie dont les revenus d’activité ne le permettent pas.
 
Le peuple aura le dernier mot
 
 Le choc entre ce monde de l'exclusion et celui d'une élite dirigeante partiellement gangrenée par la corruption est porteur de graves conséquences, dont les plus manifestes sont le rejet de toute la sphère politique ou le recours à des formations extrêmes. Les hommes politiques ont tourné le dos aux préoccupations des populations pour poursuivre des buts personnels : l’enrichissement et la corruption. Les ivoiriens ne sont plus maître de leur émotion, ils sont des joueurs du destin qu’ils n’ont pas choisi. Le peuple de Côte d’Ivoire aura raison des marchands d’illusions le moment venu car la majorité a toujours raison, mais la raison a bien rarement la majorité aux élections. Les élections prochaines seront l’occasion pour les oubliés, les exclus, les ivoiriens d’en bas de choisir celui ou celle qui amènera la cote d’ivoire vers le développement équilibré où les enfants de pauvres auront les mêmes chances que les enfants de la cote d’ivoire d’en haut. Aucune autorité ne pourra feindre l’innocence vu l’impunité et l’immobilisme face à ces pratiques odieuses et immorales qu’une certaine élite ivoirienne s’adonne depuis quelques années. Ne nous reposons pas sur nos acquis, mais efforçons-nous de construire la paix, de vouloir que la paix soit dans le cœur et dans l'esprit de chacun. Cette paix tant recherchée, au demeurant, est possible. Mais elle exige que des engagements soient pris et tenus, en conscience. Il s’agit d’œuvrer à la réduction des inégalités. Il est peut-être temps que les autorités ivoiriennes s’emploient à l’éradication d’une corruption qui est nuisible à la croissance et au recul de la pauvreté. Le niveau moral de notre vie n'a rien de commun avec la gravité ou la nature de nos fautes. C'est la manière de se comporter bien ou mal dans le mal aussi bien que dans le bien qui nous classe. Il vous reviendra peuple de Côte d’Ivoire d’ensevelir les actes de quelques arrivistes qui à la faveur de cette douloureuse épreuve ivoirienne, construisent leur fortune sur les cendres de vos souffrances.
 
Je signe cette prière au nom du peuple ivoirien. Après avoir connu des nuages chargés de menace, d’injustice et d’angoisse, le soleil brillera mais son éclat dépendra de vous. Je vous convie peuple ivoirien à ramener à leurs désillusions les marchands d’illusion qui ne pourront vendre leur forfaiture que sur des marchés parallèles de la politique. Vous aurez à faire bientôt un choix entre le politicien et l’homme d’Etat car comme le rappelle James Freeman Clarke, la différence entre le politicien et l'homme d'Etat est la suivante : le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération.
 
Dieu vous éclaire ivoiriens
Vive l’Afrique indépendante !
 
Le Président du MLAN
 
Prao Yao Séraphin
 
 
 


 
 
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