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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 19:03
Faux ninja-nsiloulou ventripotent avec une écharpe violette pour paraître plus réaliste. Les ninjas-nsiloulous ne portent pas de cagoule...

Faux ninja-nsiloulou ventripotent avec une écharpe violette pour paraître plus réaliste. Les ninjas-nsiloulous ne portent pas de cagoule...

Ne nous dispersons pas et n'oublions pas l'essentiel : le problème central du Congo est la restauration de la démocratie et l'instauration d'une république juste - qui sache défendre les intérêts des Congolais et distribuer à tous ce qui revient à tous. Il est assez curieux de constater que plus personne ne parle du hold-up électoral lors du scrutin présidentiel du 20 mars 2016. Toutes les attentions et tous les regards sont tournés vers le Pool où l'éléphant a lancé sa chasse au longui, au pasteur, un chasse à l'homme, une traque qui entend arrêter le pasteur Ntumi mort ou vif. Voilà près de sept mois qu'une armée soi-disant de professionnels ne parvient pas à arrêter un civil, un pasteur tout de même rompu au maniement des armes. Renseignement défaillant ? Incompétence militaire et stratégique ? Négligence ? Calcul politique machiavélique ? Complicités ? Fait délibéré ? 

Les députés ont fini par revenir à l'assemblée nationale comme si la dictature avait repris son cours normal. Pascal Tsaty Mabiala et Guy Brice Parfait Kolélas ont retrouvé leurs maroquains. Il y a comme une normalisation politique du côté de la fausse opposition qui sait que Denis Sassou Nguesso est le maître du jeu et qu'en roi républicain, c'est lui qui nomme sous farce électorale les députés et les sénateurs. Tout est question de positionnement pour continuer à boukouter. L'enjeu n'est plus le Pool pour Kolélas et Tsaty-Mabiala mais la future élection législative annoncée début 2017. Pascal le petit est même déjà en campagne. Dans le Pool, Denis Sassou Nguesso tue. Le coupable ? Ntumi. Cherchez l'erreur. La politique continue son petit chemin de complaisance et de collaboration au sein des ennemis du peuple répartis astucieusement en deux camps pour jouer la comédie de la démocrature.

Reste néanmoins l'affaire Ntumi, l'épine du Pool qui montre toute la faiblesse de notre force publique taxée de "faiblesse publique" par Asié Savon de Marseille. Agacé, Denis Sassou Nguesso a envoyé ce dernier vilipender sa propre armée de mercenaires chichement payés. Le mot d'ordre était de capturer le pasteur Ntumi avant le 20 octobre 2016. Nous sommes le 24, toujours pas de Ntumi enchaîné. On lui a paraît-il donné quatre jours pour se rendre ; nous savons tous que l'homme ne se rendra pas. Il faut aller chercher celui qui se définit comme "l'ombre de Dieu", une ombre que l'on n'aperçoit même pas, une ombre invisible, donc parfaitement insaisissable. Et cela devient un problème, un vrai problème car cette guerre contre des pauvres paysans désarmés ne peut pas durer indéfiniment : elle coûte cher et pourrait finir par offusquer la communauté internationale qui fait semblant de regarder ailleurs quand Denis Sassou Nguesso chasse du Mukongo par procuration.

Prendre quelqu'un en otage, c'est le retenir contre son plein gré - notamment sous la menace d'une arme - pour en faire un bouclier humain ou demander une rançon. La situation des populations du Pool répond-elle à cette définition ? Pas du tout puisque Ntumi et ses proches ne se trouvent pas au milieu des populations empêchées de se déplacer ! Non, Ntumi n'a pas pris les populations du Pool en otage - puisqu'elles quittent librement le Pool pour fuir les bombardements. Nous n'avons entendu personne se plaindre qu'il était retenu par les ninjas-nsiloulous contre sa volonté. La propagande du système Sassou ne saurait nous tromper. Le problème du Pool, ce n'est pas Ntumi mais la haine que Denis Sassou Nguesso voue aux Bakongo, une haine viscérale, maladive, injustifiée, satanique. Si le pasteur Ntumi se cachait derrière des populations prises en otage, il y a longtemps que les bombardements aveugles auraient eu raison de lui et de ses hommes. Si le monstre de l'Alima en veut vraiment à Ntumi, pourquoi massacrer de pauvres paysans sans défense ? On ne devrait pas tirer sur les populations sans raison. Et des tirs et des bombardements, s'il vous plaît, à l'arme lourde !   Il y a un truc qui ne colle pas. Nous assistons à une guerre contre un ennemi fictif...

Sous injonction judiciaire, une opération de police se fait sous enquête menée par des juges d'instruction. Les  forces de police ne sont lancées que lorsqu'elles sont sûres que la personne recherchée se trouve à tel endroit. Or, sans la moindre enquête, on bombarde les populations dans le Pool - comme si Denis Sassou Nguesso était en guerre contre son propre peuple désarmé. Ce n'est pas en bombardant les villages qu'on peut arrêter quelqu'un pour le traduire en justice : ce que l'on recherche, c'est plutôt l'assassiner et non le capturer car les bombes ont vocation à tuer sans distinction et non à capturer qui que ce soit. Ce à quoi on assiste dans le Pool, ce n'est pas une opération de police mais un holocauste, une chasse au mukongo, un génocide programmé appelé "opération Mouébara".

Le remède est aujourd'hui pire que le mal car ceux qui tuent, déciment les paysans bakongo, violent les femmes, torturent les vieillards et les enfants, ce sont les mercenaires composant la soldatesque de Denis Sassou Nguesso et non Ntumi et ses hommes qui ont vécu paisiblement parmi les populations en prêchant la bonne parole, en cultivant les champs. Bien entendu, quelques brebis égarées ne manquent pas. Des témoignages reçus sur le terrain, personne ne voit les ninjas-nsiloulous à l'oeuvre. Les actes qui leur sont attribués ne peuvent être prouvés car aucun ninja-nsiloulou n'a été arrêté sur le fait. Les malfrats peuvent bien être des agents du régime Sassou cherchant à enfoncer et à incriminer Ntumi pour mieux justifier l'opération Mouébara dans le Pool et ses environs. L'exploitation du coltan ne nécessite pas un génocide. Cela n'a pas de sens. Les habitants du Pool finiront par revenir chez eux.

Soit. la raison d'Etat a toujours raison même quand elle a tort - puisqu'elle fait la loi et qu'elle est la raison de la loi. Ntumi est accusé de faits qui se sont déroulés dans la nuit du 4 avril 2016. Des faits ponctuels qui se sont déroulés à Brazzaville ont déclenché non pas une enquête et une opération de police mais une guerre avec des chars, des voitures blindées et des hélicoptères de combat pilotés par des mercenaires ukrainiens. La réaction du régime venu des bords de l'Alima est visiblement disproportionnée.

Voilà sept mois que l'on court après une ombre qui a une Bible dans la main droite et une kalachnikov dans la main gauche. On pourrait l'arrêter. C'est plausible. C'est une possibilité. Cela aurait pour conséquence d'ôter tout prétexte de dépeuplement et de massacre des Bakongo. Il se peut aussi que l'on ne parvienne pas à arrêter le pasteur Ntumi. Encore faille-t-il vouloir l'arrêter car certains en doutent. En effet, on se demande si l'intérêt du système ne serait pas de ne pas arrêter Ntumi pour perpétuer un massacre, un holocauste, un génocide contre les Bakongo à huis clos. Ce n'est qu'une hypothèse. Il se peut aussi que le pouvoir ne parvienne pas à arrêter le pasteur Ntumi car les soldats font la guerre comme des fonctionnaires de 8 heures à 17 heures. Après, c'est la nuit. Il faut se replier et recommencer le lendemain en attaquant de pauvres vieillards. Si Ntumi n'est pas arrêté, Denis Sassou Nguesso va-t-il continuer à bombarder aveuglement le Pool ? Qu'est-ce qui dit que l'ombre de Nzambi ya Mpungu se trouve toujours dans le Pool ? Rien. Denis Sassou Nguesso va-t-il massacrer tous les habitants du Pool, de la Bouenza et du Niari ? Que va faire Sassou ? Ordonner la poursuite des bombardements à l'aveugle ? Comment va-t-il tenir son armée en alerte pendant un temps illimité ? Depuis quand l'arrestation d'un individu se transforme en massacre des populations ?

Ntumi est armé. Par qui ? Et pourquoi ? Pourquoi une tolérance hier et plus aujourd'hui ?  Nous avons besoin de savoir si le génocide contre les Bakongo va se poursuivre ad vitam aeternam car si Ntumi meurt de mort naturelle et qu'il est enterré - sans que ses hommes ne le disent, aurons-nous droit à un holocauste permanent des Bakongo ? Cette épuration ethnique ne pourra indéfiniment se cacher derrière le prétexte Ntumi. Les Bakongo doivent se dire que Denis Sassou Nguesso a décidé le dépeuplement des populations qui lui sont électoralement hostiles. Comme les Bakongo ne peuvent pas se défendre, alors il ne leur reste plus qu'à attendre que la solution finale leur soit appliquée comme le fit Hitler aux Juifs. A moins que l'ombre de Dieu aille jusqu'au bout de sa mission en libérant le Congo. Ntumi doit prendre ses responsabilités. Sassou lui fait la guerre. Il doit faire plus que se cacher : contre-attaquer. Se cacher n'est pas une solution viable. Il faut que le pasteur Ntumi se mette lui aussi à chasser l'éléphant. Le chassé doit de se transformer en chasseur. C'est le souhait de Dieu. Une ombre armée peut réussir à faire tomber un éléphant. Une ombre invisible. Une ombre divine. N'est-ce pas ainsi que se définit lui-même le pasteur Ntumi alias kinzinza kia Nzambi ?

                       LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

 

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 11:20

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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 12:11
DENIS KIHOULOU/VOYAGE AU CONGO : CHRONIQUE D'UN RETOUR AU PAYS NATAL

Depuis la chute du prix du baril de pétrole, le Congo Brazzaville connaît une situation désastreuse sur le plan économique et social.
En effet, plusieurs entreprises  par manque de marchés, licencient, augmentant ainsi les rangs des chômeurs. Les Congolais sont de plus en plus plongés dans la pauvreté ; bon nombre de familles ne savent pas comment subvenir à leurs besoins quotidiens.
La délinquance qui se manifeste par l’apparition des gangs comme les « bébés noirs » est une conséquence directe de la  pauvreté  qui touche le pays.
Comme si cela nous ne suffisait pas, pour renflouer les caisses de l’état(vides !!!!) qui étaient fortement liées aux  revenus pétroliers, le gouvernement a augmenté les impôts. Situation qui a causé l'inflation des prix des denrées alimentaires, médicaments et autres produits de première nécessité.
La baguette qui coûtait 75 francs cfa coûte désormais 100 francs cfa ; on trouve des maniocs à 250 francs cfa à titre d’exemple.
Les Congolais se trouvent dans un désespoir permanent : lorsqu’ils se lèvent le matin ils ne savent pas ce qu’ils vont manger, boire, où ils vont dormir. La prostitution ne fait que s’accentuer car ces pauvres filles ne savent malheureusement plus comment s’en sortir !
Sur le plan politique, L’UPADS de Pascal Tsaty Mabiala ne fait qu’accentuer cet état d’âme en faisant une tournée dans le sud du pays pour démontrer que Mokoko est un imposteur. Selon lui,  les Congolais se sont trompés car seul Tsaty Mabiala, le guide (D’après Sidoine Moukoukou et Mabiala Bounga), aurait pu changer le destin du pays.   Et tout cela se passe  pendant qu’il y a des bombardements dans le Pool !
Comment un être humain, un député de la république, peut-il avoir cette attitude ? Comment peut-il n’avoir aucune compassion envers des compatriotes qui se font tuer sans  raison objective ?
Par la même occasion, on se pose la question de savoir comment le guide, Mr 4%,  aurait pu gérer le pays avec les méthodes mafieuses qu’il met en œuvre dans son parti ?
A titre d’exemple, nous venons d’apprendre de sources  sûres que chaque fois que le guide Tsaty Mabiala, organisait un conseil national au palais du congrès, ce dernier facturait la salle au parti alors qu’elle était GRATUITE !!!
Mais le guide ne s’arrête pas  à la mise en place de la MAFIA UPADS, il forme également la jeunesse au vol organisé via le président de la JUPADS, Sidoine Madoulou qui pendant les élections présidentielles a fait ce qu’on appelle un « KATA » de 15 millions dans les caisses du parti, qui lui ont servi  à vivre dans une maison climatisée comme jamais !  .
Tout comme sur le plan socio-économique, la situation politique est grave !  L’opposition ne sait plus quoi faire car les leaders qui possèdent les plus grands appareils se sont alliés au pouvoir par le biais de leur incompétence.
Pour terminer, nous pouvons dire que   la situation politique, économique et sociale  du Congo Brazzaville est désastreuse, que le Congolais ne sait plus quoi faire - ce qui l’induit à vivre dans un état de désespoir permanent. Cette situation aussi triste soit elle, doit néanmoins  nous faire prendre conscience que nous devons nous battre en utilisant notre savoir-faire et notre intelligence pour aider nos frères et sœurs  qui n’ont que des larmes pour pleurer.

                                    DENIS KIHOULOU

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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 11:35
APPEL A MANIFESTATION
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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 20:54

La Syrie est devenue le théâtre où les forces russes et celles de l'OTAN se côtoient sans s'affronter vraiment au travers de bombardements aériens, certains s'en prenant à DAESH, d'autres allant jusqu'à attaquer les rebelles qui menacent le pouvoir de Bashar El Assad mais rien ne dit que les puissances du monde ne commencent pas à s'affronter directement en Syrie par la voie des airs - avant de s'affronter vraiment en usant d'armes terrifiantes en Occident et en Amérique. Poutine ne restera pas les bras croisés si un avion russe était abattu dans le ciel syrien.

Derrière les intérêts économiques (privatisation de la Banque Centrale de Syrie au profit des Rothschild, gazoduc, pétrole, gaz, etc) ou politiques (lutte contre l'Etat Islamique instauré avec l'appui des Américains comme le prouve une des lettres d'Hillary Clinton, sécurité d'Israël, instauration d'un régime pro-américain, affaiblissement de l'Iran avant de l'attaquer), la Russie et les Etats-Unis (OTAN) s'affrontent indirectement avec la nouveauté que leurs avions se croisent dans le ciel syrien. Les Anglais ont déjà autorisé leurs pilotes à abattre les avions russes. Si rien n'arrête l'escalade, Russes et Américains pourraient se retrouver face-à-face dans une confrontation directe. L'Amérique bénéficiera de l'appui de l'OTAN et d'Israël et la Russie de celle de la Chine, de l'Inde et peut-être du Pakistan. Les Russes font déjà des exercices de grande ampleur car ils savent que le régime de Bush fils a voté une loi permettant l'utilisation préventive de l'arme nucléaire. De part et d'autre, on pourrait faire usage d'armes redoutables, abominables. La troisième guerre mondiale n'a jamais été aussi proche. Et elle risque de porter un coup terrible à l'humanité. Elle sera brève, terrible, destructive. De part et d'autre, on s'y prépare. Ce n'est plus qu'une question de temps.

Nous publions une vidéo dans laquelle le Général américain Mark Milley menace directement la Russie dont l'aviation bombarde Alep de façon ininterrompue - même si une trêve humanitaire est actuellement observée pour secourir les blessés. Nous assistons en ce moment même à la bataille de Mossoul en Irak, un pays déstabilisé par les Américains. DAESH ne disparaîtra pas pour autant. Nous risquons d'assister après la chute de Mossoul à une recrudescence du terrorisme qui n'a d'islamique que le nom.

Les puissances du monde ne s'affrontent plus directement depuis 1945. La guerre a été déportée ailleurs, Afrique, Proche ou Moyen-Orient, etc). Cependant, rien n'exclut un embrasement qui provoquerait un conflit planétaire global avec des conséquences terribles pour toute l'humanité. Cependant, si la guerre avait lieu entre la Russie et l'OTAN, personne n'en sortirait indemne car l'usage d'armes nucléaires impliquerait une réplique de la même nature. Espérons que le monde revienne à la raison avant l'inévitable. La diplomatie a peut-être encore une petite chance...

             LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 22:46
FARELLE MOUANGA MAKELA : DENONCIATION

COMMENTAIRE : Nous publions le mail que nous avons reçu de madame (et non monsieur) Farelle Mouanga Makela qui interpelle le gouvernement congolais à propos du manque de reconnaissance posthume à l'égard de son défunt père, feu l'artiste Bernard Mouanga Nkodia, grand sculpteur de son Etat. Madame Farelle Mouanga Makela estime que son père méritait un peu plus d'égards de la part de l'Etat congolais, d'autant que ce dernier, selon elle, doit de l'argent à feu son père. Un artiste de son acabit ne méritait pas d'être enterré dans l'anonymat, sans les honneurs échus à son talent reconnu par tous ses pairs et par l'Etat congolais. Nous espérons que le ou les ministères compétents sauront apporter des réponses à madame Farelle Mouanga Makela offusquée et indignée de voir son père inhumé dans l'anonymat - sans le moindre hommage d'envergure nationale.

Un pays qui ne sait pas honorer ses artistes est un pays à la culture morte et la mort de la culture est emblématique de la mort des valeurs d'un pays. Or, quand les valeurs d'un pays se meurent, c'est que ce pays décline dangereusement et finira un jour par perdre même l'essence qui le caractérisait de façon singulière aux yeux du monde. L'art forge l'identité d'une nation comme une sorte de signature symbolique. L'art est l'expression extériorisée de façon symbolique mais matérialisée de notre identité intérieure. Nos artistes doivent être honorés - surtout s'ils ont fait honneur à leur pays.

Nous espérons que ce message aura effet et répercussion auprès de qui de droit pour éventuellement corriger le manque de reconnaissance à l'égard de feu Bernard Mouanga Nkodia. Il n'est jamais trop tard pour bien agir. Monsieur Farelle Mouanga Nkodia est dans l'expectative d'une reconnaissance honorifique et d'un solde de tout compte de la part de l'Etat de son pays à l'endroit de son père, feu Bernard Mouanga Nkodia.

 

                     LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

DENONCIATION 
 
   
 
 Madame, monsieur,
je viens par cette présente dénoncer l'injustice que vient de subir mon père, l'artiste Mouanga Nkodia Bernard décédé le 27 septembre 2016 et inhumé le 12 octobre 2016.
En effet, ce grand artiste à été inhumé sans les honneurs qu'il mérite, ce grand artiste qui représentait l'art congolais à été inhumé incognito.
Oublié par les siens et le gouvernement congolais qui à ce jour lui doit encore de l'argent.
Merci pour l'intérêt que vous apportez à ce mail.
Je me tiens à votre disposition pour plus de renseignements.
Cordialement.
Farelle Mouanga Makela

Ci-dessous les photos de quelques œuvres artistiques réalisées par feu le sculpteur Bernard Mouanga Nkodia envoyées par sa fille Farelle Mouanga Makela, des sculptures que je croyais réalisées en Corée du nord ou quelque part en Europe de l'Est. La preuve en images que le Congo recèle de talents qui ne demandent qu'à être encouragés et valorisés. Les œuvres de feu l'artiste Bernard Mouanga Nkodia lui rendent déjà hommage mais c'est un hommage muet ; un artiste a besoin d'un vrai hommage à la hauteur de son talent et de la reconnaissance de ses pairs et de son Etat.

FARELLE MOUANGA MAKELA : DENONCIATION
FARELLE MOUANGA MAKELA : DENONCIATION
FARELLE MOUANGA MAKELA : DENONCIATION
FARELLE MOUANGA MAKELA : DENONCIATION
FARELLE MOUANGA MAKELA : DENONCIATION
FARELLE MOUANGA MAKELA : DENONCIATION

Madame Farelle Mouanga Makela et les enfants Mouanga en photos, d'abord seule puis à côté de feu leur père :

FARELLE MOUANGA MAKELA : DENONCIATION
FARELLE MOUANGA MAKELA : DENONCIATION
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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 17:58

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 09:50
J.M. TALI/TRAGÉDIE DU POOL : L’AFFAIRE DU COLTAN ENTRE SPÉCULATIONS MÉDIATIQUES ET DARFOURISATION DE FAIT

COMMENTAIRE : Abonné au site Congo-Liberty de mon cadet Mingwa, je n'ai pas résisté à publier en reprise cet excellent article de J. M. Tali. C'est mon premier emprunt écrit à Congo-Liberty dont je publie des vidéos mais la qualité de l'analyse du point de vue du souci de l'objectivité et la limpidité du texte en valent la peine. 

L'apparition de la variable coltan, un minerai très important en haute technologie, comme facteur caché de la tragédie du Pool,  nous l'avons évoqué en soutenant que la plupart des guerres cachaient un sous-entendu économique mais nous n'avons en la matière aucune certitude car le coltan ne fait pas partie des ressources stratégiques répertoriées du Congo. Du moins, pas encore. Si l'hypothèse se révélait vraie, elle pourrait éclairer d'une nouvelle manière et d'une nouvelle lumière un drame dont le petit prétexte du 4 avril 2016 a du mal à justifier un pogrom d'autant que les populations sur le terrain doutent même de la présence des ninjas-nsiloulous dans certaines zones bombardées. Nous vous épargnons les photos de faux ninjas ventripotents et surarmés comme de véritables rambos - des mercenaires dont l'embonpoint trahit la proximité avec la mangeoire systémique car le nsiloulou végétarien est plutôt une silhouette fine épurée de graisse corporelle. 

La synergie des intelligences et des informations finira par nous conduire un jour vers des certitudes. De toute façon, quelle que soit la profondeur où elle est enterrée, la vérité est une pierre précieuse qui finit toujours par sortir de sa gangue de mensonge, quel qu'en soit l'euphémisme par lequel le mensonge est désigné : intox, manipulation, désinformation, etc.

 

             LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTAT MUNTU

 

On est dans une situation où intox et réalité des faits nous obligent à rester sur nos gardes, et rendent tout texte de réflexion assez délicat face à ce flux d'informations. Ce qui ne change bien entendu pas le sort des populations massacrées.
 
Autant j'ai dans le passé acquis la certitude (sur la base de faits accumulés au moment où j'enquêtais pour un livre, en 2002-2003), que Ntoumi avait bel et bien été instrumentalisé, et bien sciemment, volontairement, par Sassou durant la guerre du Pool des années 90-2000 (voir mon livre Barbares et Citoyens... publié en 2005), autant je  ne lui attribuerais en rien, sans plus ni moins, la responsabilité primaire de la nouvelle tragédie du Pool. Ce serait trop beau pour Sassou! Et le temps n’est pas aux cadeaux, même involontaires, et moins encore à notre bourreau commun.
 
Ce qui se dit dans le texte de Mediapart et dans certains blogs congolais sur la complicité présumée de Ntoumi dans l’affaire du 4 avril 2016,  à Bakongo, des voix  me l'avaient susurré à Paris, au lendemain du 4 avril. Et parmi elles, des voix issues des milieux diplomatiques internationaux et de correspondants de presse étrangers accrédités à Brazzaville. J’ai moi-même été diplomate dans le passé, et pense en avoir suffisamment appris sur le fonctionnement des canaux de circulations des informations dans ces milieux, entre intox dûment orchestrée par l'entité tutélaire de la juridiction de représentation, et les faits dûment collectés par les services diplomatiques de la chancellerie du pays représenté. Les rapports périodiques que la chancellerie adresse au pays représenté se nourrissent de ce genre de cocktails. Il s'agira alors, pour chef de mission et ses services, de savoir, en théorie, faire la part des choses pour informer l’entité de tutelle  autant que possible avec véracité… Ou très proche d'elle.  Pas simple dans la pratique. En cela, s’informer ne suffit pas : il faut faire passer le tout au crible de la grille analytique si l’on tient à rédiger des rapports qui aient de la substance...
J'en parle parce que les informations sur la collusion supposée, actuelle, de Ntoumi avec le boucher du Pool et geôlier du peuple congolais sont par trop explosives et délicates en termes d'analyse, pour qu'on y plonge sans discernement et sans fouiller plus en profondeur. 
 
L'enjeu ici est, en effet, de ne pas diluer la responsabilité criminelle de Sassou sous une vague accusation contre Ntoumi, pour plus que celle-ci semble très documentée...
 
La classe politique congolaise a le « génie », lors des grandes tragédies nationales dont elle est toujours l'auteur moral et matériel, de diluer sa responsabilité primaire en invitant dans le discours sociopolitique national des formules suffisamment vagues et généralistes, du genre « la bêtise humaine », qui avait été utilisée pour justifier les crimes commis pendant le long coup d'État de 1997... Du coup, on est passé à autre chose sans avoir guéri les blessures provoquées par cette tragédie, et moins encore sans avoir convoqué, demandé et établi, devant une juridiction criminelle, la responsabilité des uns et des autres des acteurs politiques de l’époque,  individuels et/ou collectifs. Le procès concernant l’affaire des disparus du Beach avait été une belle comédie, faite sous pression internationale; mais il avait montré que ce pouvoir ne lésinerait sur aucun moyen pour se faire une virginité criminelle… Au contraire, Sassou et Ntoumi ont par la suite trouvé une base d'entente politique, qui permettait au premier de caser et de maîtriser le second sans efforts, en lui octroyant un portefeuille gouvernemental vide, mais accommodant. On aime les honneurs chez nous. Être appelé "Excellence" ou "Honorable" vaut bien dix têtes de parents sacrifiés à Kinkala, Boko, Madingou ou ailleurs, sur l'autel du pouvoir de celui qui garantit ces honneurs et tout ce qui va avec. Telle est la valeur cardinale qui semble guider l'homme politique congolais. Et ici, comme ailleurs, les rares exceptions ne font que confirmer la règle.... On connaît la suite, que le ralliement du vieux Békol (quelles qu'en aient été les raisons, compréhensibles ou pas, mais au bout du compte impardonnables pour un homme politique avec son parcours), n'a pas arrangée, puisque Sassou s'est, une fois de plus, trouvé dans le beau rôle du « bon et compréhensif » père de la « grande famille congolaise ». Un rôle payant apparemment, au regard de la complexe situation de la famille Kolélas aujourd’hui face à un pouvoir qui bombarde et massacre une partie substantielle de la base électorale  et identitaire de leur famille prise ici dans sa double identité : en tant qu’entité sociale, doublée d’une histoire politique liée tant au parcours du patriarche Bernard Kolélas, qu’à la relève politique représentée aujourd’hui par ses enfants. Au demeurant, la situation du Pool n’est que l’extrême et sanglante épitomisation de la tragédie congolaise globale : celle d’un pays pris en otage, avec une classe politique peu fiable, voire pour la majeure partie complètement discréditée, rendue à la logique du ventre, et qui nous offre sans relâche un spectacle minable, dans lequel les exceptions, trop rares, sont noyées dans la forêt de professionnels de la mangeoire politicienne.
 
Qui dit  la vérité dans tout ce fouillis de données et d'affirmations explosives publiées par Médiapart sur le faramineux projet minier d’exploitation du coltan dont regorgerait le sous-sol de  la région martyrisée du Pool ? « Vérité vraie », ou écran de fumée, pendant que l'on tue et l'on meurt dans ce pays devenu merdique, et dans ce Pool devenu souffre-douleur d'un clan ? Un clan du reste élargi, au sens mafioso, camorriste, s'entend : des gens non pas liés uniquement par la biologie mais par les affaires. Je veux dire par la grosse affaire appelée le pillage et la mise en coupe réglée du Congo par quelques gros bras. Car dans ce clan élargi, on y trouve aussi des enfants du Pool martyrisé, et pas des moindres; lesquels enfants trouvent moyen de faire du zèle de loyauté en se réunissant dans un Hôtel de Brazzaville, pour répéter comme des perroquets bien apprivoisés, et sous l'œil  vigilant de l'oncle du Roi (Aimé Emmanuel, Yoka que l'on peut voir sur YouTube, attentif à la lecture de la fameuse déclaration issue de ce conclave de la honte), que c'est la faute de Ntoumi si l'on déverse des bombes et si l’on tue sans pitié les populations de leur région d'origine... 
 
Et, fiction ou pas, intox ou réalité potentielle et prospective,  cette affaire du coltan vient apporter une substance à la raison d’être réelle de la nouvelle croisade guerrière  de Sassou dans le Pool, et impose un parallèle avec la tragédie du Darfour, au Soudan.
 
Du Coltan  et  de la darfourisation du Pool
 
Il s’agit en effet d’un fait nouveau, qui montrerait, si besoin était, que l'on est en réalité dans un remake de la tragédie du Darfour... On sait que les enjeux pétroliers et de vastes réserves en nappes phréatiques dans cette région du Soudan avaient dicté le sort du peuple du Darfour face aux appétits  de l'élite de Khartoum, en alliance avec des intérêts miniers de puissances étrangères... Il a fallu la criminalisation internationale du président soudanais, et la mobilisation de stars de Hollywood (avec des intentions secondaires cachées en ce qui concerne ces derniers, certes, on le sait maintenant, mais c'est là une toute autre histoire...), pour que le monde extérieur (et j’évite expressément d’utiliser le terme « communauté internationale », qui a la faculté de provoquer de plus en plus de crises d’urticaire sur mon corps chaque fois que j’ai la mauvaise idée de le prononcer) se rende compte que l'on était là bel et bien dans une entreprise d’extirpation forcée de populations de leurs lieux ancestraux de résidence, dictée par ce que cachait le sous-sol de leur région.
On s'acheminerait donc vers une darfourisation du Pool, par « la faute » de son sous-sol, et non point par celle de Ntoumi... Cela aurait au moins l'avantage de la clarification par les faits, et non point par la propagande vomie par le mégaphones officiels, par la voix de Pierre Mabiala,  de Thierry Moungala et d’autres chantres de la « nouvelle république ». Une première explication, plus logique, sur les tueries du Pool, semble de ce fait se dessiner si de tels faits s’avéraient réels. 
 
Entre criminaliser Ntoumi et « criminaliser » les intérêts miniers : la part des choses 
 
Au point où l'on en est, loin de toute spéculation médiatique, Ntoumi reste et restera LE prétexte absolu. Sauf si, comme l'affirment certains, il y est lui-même impliqué comme partie prenante d'un vaste projet minier... Auquel cas, oui, il y aurait matière à revisiter l'extension de la chaîne de responsabilités dans ce massacre qui dure depuis tant de mois. Pour le moment, et en tout état de cause, le seul responsable primaire et absolu devant l’Éternel en est celui qui se dit chef de l'État, et a pourtant juré sur ses deux Constitutions de protéger le peuple qu'il gouverne, et d'assurer son bien-être... Il est vrai les Constitutions chez nous restent des chiffons de papier, sans valeur effective réelle d'aucune sorte. Surtout sous Sassou…
 
En tout état de cause, la tuerie dans le Pool n'en subira pas un changement, ni de fond, ni de forme, même à supposer, que, complice présumé, Ntoumi se cache quelque part, sous la protection de ses présumés acolytes en affaires qui dirigent le pays, comme le suggèrent certains bloggeurs congolais... Un doute toutefois sur une telle suggestion : Sassou n'est pas du genre à laisser en vie les témoins de ses assassinats et tueries, comme le montre l'exemple de la tragédie du 18 mars 1977.  C’est un professionnel, pas un amateur et moins encore un sentimental. Auquel cas il faudrait peut-être bien admettre la suggestion avancée selon laquelle la soi-disant traque de Ntoumi vise en effet à le faire taire, tout en procédant au délogement programmé des habitants du Pool des terres visées par ledit projet d'exploitation du précieux minerais. Faire d'une pierre deux coups, en somme...  Il n'y a là rien d'irréel, il faut l'admettre, surtout venant de la part d'un homme sans scrupules, calculateur froid, implacablement rancunier et vindicatif, et de son clan élargi : le clan biologique, plus des « enfants adoptifs » de celui-ci, qui viennent de toute la République, dont de hauts dignitaires issus de ce même peuple martyrisé du Pool. Signe que plus qu'un homme, c'est un système qui est en cause. On n'a eu de cesse de le dire depuis les premiers éditoriaux publiés dans le blog des Assises du Congo-USA. 
 
L'argent n'a, semble-t-il, pas d'odeur. Le coltan, ce minerai qui fait déjà l’objet des malheurs de l’autre Congo, doit en avoir,  même symbolique. Et s’il n’en a pas lui-même, cette odeur viendra de la putréfaction des corps des fils du Pool – du Congo –  sur lesquels se fera son éventuelle exploitation, si tel projet venait à prendre corps dans la conjoncture actuelle, sous ce régime anthropophage. Ou tout simplement du fait des sommes qu’empocheraient touts ceux qui y seraient impliqués. Á plus forte raison, elle pourrira les consciences de chacun des enfants du Pool qui, d'une manière ou d'une autre, auront trahi leur propre peuple, qu'ils s'appellent Kolélas, Mampouya ou autres Moungani,  et j'en passe... Et Ntoumi, bien entendu, si les informations de Mediapart s’avéraient fondées.
 
J. M. Tali
 
Diffusé le 11 octobre 2016, par http://www.congo-liberty.com
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 18:07
GENOCIDE/POOL : L'HOMMAGE RENDU AUX 21 SOLDATS TUES PRESAGE D'UNE OPERATION D'ENVERGURE

En allant rendre visite à un compatriote aujourd'hui, je suis tombé sur l'hommage national rendu aux quatre soldats tués dans le Pool qui sont passés à vingt-et-un, une comédie nationale qu'il suivait sur téléfoufou. Denis Sassou Nguesso veut donner l'illusion de combattre un terroriste - alors  que le terroriste gangster d'Etat, c'est lui. Il faut éviter une autre plainte devant la CPI pour crime contre l'humanité, en plus de celle de Massengo Tiassé. Nous sommes au courant qu'il s'agit d'une bavure perpétrée par des pilotes ukrainiens qui ont du mal à distinguer le ninja-nsiloulou du bon soldat qui obéit aveuglément à son commandement. Ils sont vingt-et-un qui reçoivent un hommage national mais comment se fait-il qu'il n'y ait que dix-huit cercueils sur des camions et surtout, comment peut-on croire que trois soldats soient non identifiés aux dires du premier ministre Clément MOUAMBE qui n'a pas encore attrapé le virus du mensonge intégral ? Comment des soldats envoyés par un commandement militaire peuvent-ils ne pas être identifiés ? Par élimination, on peut connaître au moins les noms des mercenaires non identifiés. S'ils ne sont pas identifiables, cela prouve en suffisance que les armes qui les ont déchiquetés ont tiré des obus de gros calibres rendant le visage non reconnaissable. Voici ce qui explique les bavures criminelles selon l'observation d'un ami :

"les mercenaires qui pilotent les hélicoptères ne connaissent pas la situation géographique du Pool et dès qu'ils voient un mouvement des hommes en armes ils pilonnent ne sachant pas distinguer s'il s'agit des miliciens du pouvoir ou des gars de Ntumi."  

Cet hommage national n'honore pas les morts innocents qui tombent dans le Pool et pourrisent à même le sol comme des pestiférés. Si l'armée était une armée citoyenne, elle larguerait des tracts avant de bombarder des civils innocents. Les mercenaires ukrainiens ne savent pas distinguer la soldatesque de Sassou, les ninjas-nsiloulous et le petit peuple qui n'a jamais vu un seul centime du système. Ils font feu de tout bois. 

Pendant que nous assistons à ce montage visant à culpabiliser le pasteur Ntumi et le faire passer pour un terroriste, nous apprenons que cinq cents civils innocents ont été massacrés par des hélicoptères de combat. Voici le récit qu'en donne un texte publié sur les réseaux sociaux par monsieur Parfait Bihani :

" La région du Pool subit un génocide sans précédent. En ce net moment il y a des charniers. 
Malheureusement, la communauté internationale se laisse caresser dans le sens du poil par le pouvoir tyrannique. 
Il y a de cela 4 jours, des hélicoptères de Mr 8% ont bombardé le village "MARDI" vers Mbamou, les populations de ce village se trouvaient dans les forêts que ceux-ci bombardent, elles se sont réfugiées derrière un rocher d'une des rivières du village, mais les hélicoptères ont pilonné et détruit le rocher, il y avait plus de 500 personnes ; tous sont morts et les cadavres y sont encore.
Ce sont les habitants de ce village qui m'ont fait ce témoignage ce matin, ces derniers se sont réfugiés à Brazzaville.
Lorsque ces populations marchaient le long de la voie ferroviaire pour regagner Brazzaville, les militaires ont tué des hommes à mains nues sans défense, pour eux ce sont des ninjas. Cette tuerie s'est faite au Village PK Loualou.
Chers compatriotes du nord ou du sud, je vous exhorte de prendre cette épuration ethnique à bras le corps en partageant cette publication sur vos murs, c'est le seul moyen de communication qui nous reste car les mots sont les épées les plus tranchantes. On peut nous faire taire par des multiples exactions et intimidations, mais nous qui avons encore le souffle de vie, nous avons l'obligation de porter nos voix plus loin que les canons de Mr 8% et ses sbires.
La lâcheté d'une armée qui va combattre des compatriotes qui se sont indignés par la supercherie de l'élection présidentielle avec un armement hyper lourd. 
Une armée qui ne compte que sur les engins lourds, les hélicoptères et les mercenaires. Où sont donc les fantassins ? Cela prouve à suffisance l'incompétence de celle-ci qui ne peut pas faire face à une armée étrangère.
Cette armée sous la direction de Mr 8% a pour mission de massacrer et de réduire à zéro la locomotive du Congo, je cite "LA RÉGION DU POOL", celle-ci regorge en son sein des personnes qui respectent scrupuleusement les vertus et les valeurs morales, c'est un peuple travailleur que SASSOUFIT a décidé de mettre en saque mais il n'est pas Dieu parce que nous sommes les " MABAS MÂ NSÉKÉS, MANA MA FUA MANA MÂ YINGANA.
(...)
Je te prie de vulgariser ça. J'ai reçu une jeune femme en provenance de ce village qui m'a fait ce récit, ma femme lui a d'ailleurs donné des fringues et de l'argent ; celle-ci est vraiment démunie. "

Dans le Pool, nous savons qui sont les assaillants et qui sont les victimes. Tous les prétextes sont mauvais quand ils conduisent à massacrer des innocents. Surtout, quand ce n'est pas la première fois. On ne justifie pas des massacres par d'autres massacres précédents ou futurs. Dans cette affaire, les diplomates internationaux demandent l'impartialité du régime mais c'est un voeu pieux. Denis Sassou Nguesso a la fibre tribale trop accentuée que tout élan de justice et d'impartialité lui est impossible quand il ne s'agit pas des siens qui volent et tuent en toute impunité, une impunité absolue. Si Ntumi est introuvable jusqu'à présent, c'est qu'il bénéficie d'un soutien populaire et de complicité au sein même de l'armée. Il n'y a pas d'autres explications. L'homme pourrait bien se trouver à Brazzaville que le régime de Sassou ne le trouverait pas.

Curieusement, les victimes de violences dans le Pool ne sont que d'un côté pour qu'un hommage leur soit rendu et, pour être de ce côté-là, il faut mourir en défendant la dictature - contre l'éternel ennemi mukongo. Ceux que les bombes larguées par les mercenaires ukrainiens tuent dans le Pool n'ont pas droit à un seul hommage, en fait, même pas une sépulture décente. Ces vies innocentes , ces agneaux immolés au nom de la politique, nourrissent les corbeaux et les charognards affamés de la région du Pool. Elles sont seulement coupables d'être des Bakongo. Oui, être, la seule dimension ontologique, peut se révéler un crime. Au nom de la différence mortifère. Quand la dictature vous tue, innocent, vous ne l'êtes pas, vous ne l'êtes plus. Vous êtes coupable de mourir non d'une balle perdue mais d'une balle trouvée parce qu'elle vous cherchait. Une balle volontairement tuante qui vous trouve quand vous ne vous y attendez pas. On ne vous rendra aucun hommage. Même l'innocence n'existe que lorsqu'elle se place du côté du pouvoir. Le pouvoir qui tue en toute indifférence parce qu'il possède l'onction de l'absolution absolue, une mort que vous recevez sous le sceau de la différence - parce que la différence tue depuis la première nuit de l'histoire.

Les cérémonies publiques à grandes pompes ont été inventées pour susciter de l'émotion populaire : compassion, empathie, pitié, colère, soutien, adhésion aveugle à une future répression, à une guerre, à une invasion, etc. Toute cette théâtralisation augure d'une attaque massive qui se prépare dans le Pool, des frappes destructives qui ne feront pas de quartier.  Hitler en était passé maître - notamment avant les grandes invasions. Nous avons appris que Sassou aurait demandé le renfort de militaires retraités et de soldats réservistes, bref la mobilisation générale de la force publique. Le régime dictatorial va engager une opération d'envergure dans le Pool et au-delà. Avant celle-ci, il fallait d'abord culpabiliser Ntumi et ses ninjas-nsiloulous. D'où le sens de l'hommage d'aujourd'hui. Le grand ndzokou aurait donné l'ordre de capturer le pasteur Ntumi avant le 20 octobre.

Nous sommes sous les Tropiques. Et sous les Tropiques, tous les problèmes se soldent par des massacres depuis les temps esclavagistes, jusqu'à nos jours en passant par les temps coloniaux. Des temps amers pétris du sang et des larmes des autres.

Nous conseillons aux populations du Pool de venir se réfugier à Brazzaville - pour éviter un génocide car les fausses larmes de Sassou et de Jézabel-Antoinette vont faire pleuvoir les vraies larmes des autres, du vrai sang des autres. Et comme on le sait, dans ces situations, l'autre, c'est toujours un MUKONGO. Okinga peut taquiner la carpe tranquillement sur les berges de l'Alima...

 

          LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 21:16
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