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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 08:45

Boston_scalewidth_630.jpgNous avons suivi hier les deux explosions qui ont entaché le marathon de la ville de Boston aux Etats-Unis. Le spectre du terrorisme refait surface et les observateurs se demandent qui a pu perpétrer ce crime odieux le jour du Patriots' Day. Pour l'instant le bilan est de trois morts dont un enfant de huit ans et d'une centaine de blessés. On compte au moins six blessés graves. A cette heure de l'enquête, même le président Obama ignore qui a de nouveau frappé l'Amérique faisant resurgir le spectre du 11 septembre 2001. Le marathon de Boston est un événement annuel prévisible, c'est l'un des plus vieux marathon du monde - ce qui indique une préméditation et une préparation afin de causer le plus de victimes possiblescar des billes et des clous ont été retrouvés dans les bombes artisanales. 

Il y a deux pistes  : une intérieure avec les extrémistes de la droite américaine, des militants du NRA qui s'opposent contre la modification de la législation des armes ou des anti-impôts et la piste de l'attentat islamiste à cause du modèle opératoire, deux explosions presque simultanées déclanchées à distance. Cependant, il y a ceux qui penchent plus sur la première car ils pensent qu'une certaine classe américaine veut mettre le président Barack Obama en difficulté. Cependant, pourquoi avoir attendu son deuxième mandat ?

La police a désamorcé cinq autres bombes qui n'ont pas explosé. Les téléphones portables ont dû être bloqués dans un certain rayon pour éviter que d'autres charges soient actionnées à distance. 

Entre la peur et les spéculations, les autres pays occidentaux comme la France renforcent leurs mesures de sécurité. En France le plan vigipirate a été renforcé à rouge. 

Il est assez curieux que l'attentat n'ait pas été revendiqué - les islamistes ont tendance à revendiquer leurs actes très vite. Si personne ne revendique l'attentat, il faudra peut-être privilégier la piste intérieure. Affaire à suivre...

 

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 21:10

Denis Sassou Nguesso a été reçu par François Hollande à l'Elysée le lundi 8 avril 2013. S'exprimant à sa sortie devant la presse, il a fustigé la justice française de faire de l'ingérence dans les affaires intérieures du Congo pour des biens qui se trouvent pourtant en France. Utilisant un faux syllogisme certainement inspiré par maître Bienvenu Okiémy, Denis Sassou Nguesso a voulu nous expliquer qu'en fait, il n'y avait pas une affaire des Biens Mal Acquis en France mais seulement au Congo - question de laisser la justice congolaise totalement sous influence s'en charger comme elle avait organisé un faux procès du Beach.

Il arrive parfois que la peur vous bouche la mémoire si ce n'est un oubli volontaire. Sassou est venu en apôtre de la non-ingérence en France pour se défendre et défendre les siens contre la justice française. Or, il oublie qu'il a lui-même attaqué le président Pascal Lissouba en l'accusant d'avoir acquis son hôtel particulier avec l'argent de l'Etat congolais - DEVANT CETTE MEME JUSTICE FRANCAISE. A ce moment-là, comme lui Sassou qui incarne l'Etat était le plaignant, il estimait que la justice France avait le droit d'ingérence. A présent, qu'il s'agit de lui et de sa famille, il tremble comme une fillette et évoque un principe dont il ignore le fonctionnement.

Denis Sassou Nguesso est arrivé au pouvoir en chassant son prédécesseur Pascal Lissouba par les armes en octobre 1997. Entre les deux hommes qui étaient pourtant alliés contre Bernard Kolélas au deuxième tour de l'élection présidentielle, s'est installée une vraie animosité confinant à la haine - tellement ils voulaient en découdre. Le président Pascal Lissouba s'est réfugié en France après sa défaite par les armes. C'est alors que Denis Sassou Nguesso a ouvert les hostilités judiciaires pour continuer une nouvelle guerre judiciaire contre le professeur Pascal Lissouba devant les tribunaux français, poussant même le professeur Pascal Lissoubaà s'exiler à Londres pour un moment.

Hier, Denis Sassou Nguesso a accusé le professeur Pascal Lissouba d'avoir détourné l'argent de l'Etat pour s'acheter un hôtel particulier. Le président Pascal Lissouba a fait face à la justice française sans discuter parce qu'il savait que le bien se trouvant en France, elle avait toute légitimité d'ester, de juger. Aujourd'hui, comme Denis Sassou Nguesso se trouve du côté des accusés, exactement dans la même situation que son prédécesseur, il estime qu'il y a ingérence.

Voici un article datant de 2006 qui rappelle cette affaire. Sassou et les siens doivent se dire que la justice passera et elle passera d'autant plus que le cobra royal est venu l'insulter comme s'il était le magistrat suprême de ce pays dont la justice a prouvé son indépendance. MONSIEUR DENIS SASSOU NGUESSO DOIT CHANGER DE LIGNE DE DEFENSE CAR L'ARGUMENT DE LA NON-INGERENCE EST NUL ET NON AVENU.

 

SassouVSLissouba.jpg

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 18:11

AdouaEstMort.jpgLa mort se destine à nous emporter tous. Personne ne lui résistera mais mourir de sa belle mort, celle arrêtée par les astres et le ciel est le sort du pauvre et non celui du serviteur du prince, serviteur qui détient des informations capitales qu'il ne faudrait révéler à aucun prix. Ne dit-on pas que celui qui voit le prince tous les jours voit la mort ? Oui, la mort est un phénomène naturel et nous ne devons pas céder à une espèce de suspicion systématique. Au Congo, chaque année, le système politique connaît des décès significatifs par la disparition de personnages clés proches de Denis Sassou Nguesso. 2013 ne sera pas une exception. La nature reçoit tous les morts, ceux qu'elle appelle et ceux qu'on lui envoie...

Encore une nouvelle macabre dans le sassouland : le Général de division Blaise Adoua est mort au Maroc. Nous avons reçu l'information d'un de nos lecteurs, information se révélant vraie après vérification. C'est une victime collatérale de l'affaire des disparus du beach : il ne pouvait pas se faire soigner en France ou en Europe par crainte de se faire arrêter tandis que Denis Sassou Nguesso peut aller se faire soigner en Espagne ou ailleurs. L'affaire des disparus du beach relève du crime contre l'humanité ; elle est imprescriptible. La justice  internationale a tout son temps et l'histoire a toujours les yeux ouverts car elle ne dort jamais...

Les Congolais ont tendance par défaut à croire que le système médical marocain est un excellent supplétif de la médecine occidentale. Hélas, nombreux n'en réchappent pas - sans que cela remette en cause la qualité de la médecine shérifienne. C'est certainement la possibilité d'y aller sans visa qui fait que l'on s'y rend à défaut de venir en Europe.

Sa mort arrange les affaires du grand éléphant car cet homme désormais dans le royaume du silence éternel ne pourra plus dire ce qu'il sait en matière de crimes horribles perpétrés par le pouvoir de Denis Sassou Nguesso. Directeur Général de la sécurité présidentielle, Blaise Adoua se trouvait au coeur de la protection du système incarné par un homme, un seul, Denis Sassou Nguesso. il protégeait le "saint des saints" et ses yeux et ses oreilles ont vu et entendu des choses qui glaceraient le sang de Satan lui-même.

L'homme couvait une longue maladie. Les rumeurs de sa mort allaient bon train jusqu'à laisser croire que le drame du 4 mars 2012 aurait été perpétré par ses proches en mesure de vendetta à sa mort mais c'était bien entendu faux. Nous souhaitons toutes nos condoléances à sa famille et à ses proches qui savent certainement de quoi il est mort. Homme public mais mort privée dont on tait les causes connues seulement par quelques initiés.

LA QUESTION QUI SE POSE A TOUS CEUX QUI DETIENNENT DES SECRETS QUI TUENT AU SOMMET DE L'OLYMPE : COMBIEN  RESTERONT APRES LE DEPART DU GRAND ELEPHANT ? EN EFFET, IL SE MURMURE QU'UN BON SECRET EST UN SECRET MORT. LES PRINCES NE FONT CONFIANCE QU'AU MUTISME DES TOMBES...

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 09:47

Denis Sassou Nguesso est retourné dans son royaume ce vendredi 12 avril 2013. Là-bas, les ministres sont obligés de l'attendre au pied de son avion sur le tarmac, alignés comme des esclaves tandis que toute la circulation aérienne est suspendue. Le "docteur en droit international" a retrouvé les siens, fier d'avoir donné une leçon de justice à la France - alors qu'il la refuse dans son royaume au colonel Marcel Ntsourou qui n'a rien à voir avec le drame du 4 mars 2013 parce qu'il veut sa peau pour le réduire à jamais au silence éternel (mon frère B., si tu lis cet article, j'attends le message promis).

En France, à l'aéroport, ce sont quelques personnes moyennant argent qui sont venus l'accueillir - même pas un petit officiel français. Après avoir été reçu froidement par Hollande, il a pu discuter affaires avec les membres du MEDEF - à qui il promet des miettes car les Chinois ont depuis longtemps la part de l'éléphant au Congo.

Il ne pouvait ne pas rencontrer la diaspora, SA diaspora triée au volet et nous avons eu vent de ses propos méprisants envers la catégorie de métier d'éboueur pendant qu'il demandait aux siens de rentrer au pays, je dis bien aux siens car nous savons tous, qu'à compétences égales, une fois rentrés au pays, un sudiste n'a pas les mêmes chances qu'un Mbochi ou qu'un nordiste pour trouver du travail et ceci, même un proche de Sassou dont nous taisons le nom l'a reconnu.

Les sudistes travaillent en France et peuvent aider leurs familles - alors que rien ne garantit qu'ils trouvent du travail s'ils reviennent au pays - entraînant une misère sociale encore plus grande. Et cela, les parents l'ont compris qui vous demandent de rester à l'étranger car ils savent que votre retour n'est pas un gage de succès quelles que soient vos compétences. AU CONGO, L'IDENTITE FAIT LA COMPETENCE : JE SUIS MBOCHI DONC JE MERITE LE POSTE. POINT ! Ne tentez pas un retour hasardeux car sur place, il vous faut un "parrain" comme dans la mafia pour faire votre trou. Le parrain vous exhortera à devenir franc-maçon et à faire des choses peu recommandables pour votre dignité d'être humain.

Sassou et les siens ont dit que les Bakongos ne s'enrichiront pas sous leur règne. Aussi, ils mettent les bâtons dans les roues de tous les sudistes qui essaient de s'installer au Congo. Quand un homme affaire du sud est créditeur de l'Etat, il est payé à compte-gouttes, souvent à des dates étudiées pour qu'il dépense son argent et ne fasse rien de bon avec : on attend souvent les périodes de fête pour vous verser des acomptes.

Nombreux ont tenté l'expérience et sont revenus en France déçus comme jamais : le pouvoir ne leur a même pas laissé s'installer à leur propre compte. Informez-vous si nous vous racontons des histoires. Si Sassou a créé des emplois qu'ils ne peut donner à ses parents mbochis ou du nord, c'est que la compétence n'y est pas : c'est plus facile d'être chef car là, votre médiocrité et votre incompétence ne sont pas si patentes puisqu'on peut s'appuyer sur des gens plus compétents à vos ordres. Mais ce n'est pas pour autant que le pouvoir des crocodiles de l'Alima embauchera des sudistes, des bakongos. C'est une analyse terre-à-terre mais souffrez d'entendre la vérité.

Nous n'avons même pas envie de parler de médecins qui font tant défaut à notre pays, des médecins dont un grand nombre se trouve en exil : il vaut mieux être un médecin  en France que médecin au Congo où on doit gagner vingt fois moins qu'un Général qui ne fait rien pour sauver des vies mais les prend quand Sassou lui en donne l'ordre. Chacun voit d'abord son propre intérêt dans ce cas - car l'intérêt du pays, c'est Sassou qui le sert mal par une politique de salaire incompréhensible pour un pays pétrolier si riche et parce que les hôpitaux n'ont pas les infrastructures requises pour exercer le métier de docteur ou de médecin. D'ailleurs, dans les autres corps de métiers, ce n'est pas mieux, la preuve : la grève actuelle des enseignants qui perdure tandis que Sassou s'enfout. 

Il y a de nombreux médecins congolais qui veulent bien rentrer mais ils savent ce qui les attend et ne sont même pas sûrs de trouver du travail s'ils sont du sud du Congo, c'est-à-dire des bakongos. Alors, Sassou qui connaît l'explication de ces postes non pourvus doit faire un examen de conscience et penser au Congo avant de chercher à assouvir une haine pathologique du mokongo.

Attendez, nous savons que les Mbochis et les nordistes aussi souffrent, victimes du pouvoir qui ne peut servir tout le monde - surtout lorsque Denis Sassou Nguesso ne vous connaît pas MAIS nous persistons et signons qu'à compétences égales, tous les Congolais n'ont pas les mêmes chances d'accès au travail.

Certains nous parlent de la logique "TOSSA OLIA" (OBEIS POUR QUE TU MANGES). De quelle obéissance parle-t-on ? En matière de travail, n'est-il plus question de compétences ? L'obéissance devient une norme de recrutement ? Et vous acceptez cela ? En tout cas, pas moi !  A quels genres d'ordres devra-t-on obéir pour obtenir du travail ?

Quand on est juriste ou professeur de droit, on doit savoir que le travail est un droit et une telle politique d'avilissement de l'être humain est inacceptable. En effet, le "TOSSA OLIA" renvoie à la logique de servitude volontaire franc-maçonnique - encore que la franc-maçonnerie a été complètement détournée en sorcellerie au Congo. Il y a une constitution, des droits et des devoirs pour tous, et vous me parlez de "TOSSA OLIA" ? Mais dans quel régime sommes-nous ? Ne sommes-nous pas en république ?

Nous n'accusons pas les Mbochis et les nordistes de quoi que ce soit ; ce sont aussi des victimes (- même s'ils profitent des privilèges du système) dans la politique du "diviser pour mieux régner " de Denis Sassou Nguesso. Que ceux qui lisent comprennent que nous devons dénoncer TOUTE FORME DE FAVORITISME SI NOUS VOULONS EVITER QUE LE CONGO DEVIENNE DEMAIN UN AUTRE RWANDA. TOUS LES JOURS, TES ENFANTS MANGENT TANDIS QUE LES MIENS MEURENT DE FAIM ET JE SAIS COMMENT TU AS ETE RECRUTE - ALORS QUE JE SUIS PLUS COMPETENT QUE TOI. IL Y A UNE FRUSTRATION QUI S'INSTALLE ET SI ON NE FAIT PAS ATTENTION, ELLE EXPLOSERA AU VISAGE DE LA REPUBLIQUE COMME UN COUP DE POING DE LA VERITE.

 

C'est pour cela que nous estimons nécessaire la politique des contrats négociés : pourquoi les expatriés ont le droit de négocier leur contrat de travail quand ils vont travailler au Congo et pas la diaspora ? Pour commencer, il faut d'abord un minimum de confort en matière d'électricité et d'eau potable, d'infrastructures, de logements décents, etc.


Avons-nous besoin d'argumenter outre-mesure ? Il n'y a qu'à voir la composition du personnel sur place où Denis Sassou Nguesso ne laisse même plus les locaux du sud trouver du travail dans leur propre ville ou village pour qu'ils nourrissent leurs enfants. Entendez la langue que l'on parle au port, dans la police, à la douane, partout, dans tous les services et vous comprendrez très vite ce que nous disons.

A Dolisie ou à Pointe-Noire, des mères tellement malnutries elles-mêmes ne peuvent pas allaiter leurs bébés, d'où un taux de mortalité infantile élevé dans le sud du pays. La raison en est toute trouvée : Sassou prive les sudistes de travail pour réduire la population afin de créer un rééquilibrage démographique nord-sud. La démocratie est une question de nombre, surtout quand il s'agit de démocratie identitaire et non de démocratie par projet. On soutient politiquement un individu non pas pour ce qu'il a à apporter au pays mais pour ce qu'il EST - c'est-à-dire, un proche par la culture, l'ethnie, la langue, la région, le village, etc. Son projet politique n'a pas d'importance, alors qu'en Europe, qu'importe qu'on soit du même village ou de la même famille ; suffisent ou non tes idées et ton projet pour gagner mon adhésion, ma voix.

 

Donc lorsque Sassou dit qu'il a créé des postes de travail qui restent vacants, il ne les a pas créés pour tous mais pour les siens car il est le plus tribal des présidents africains. S'il veut être crédible, il n'a qu'à adopter la technique que nous proposons : installer un bureau de recrutement à l'ambassade et procéder à des contrats négociés après des offres accessibles à toutes et à tous pour des candidatures. Pourquoi négociés ? Parce qu'ici en France, un éboueur gagne plus qu'un médecin au Congo et que même l'éboueur dont il se moque, n'accepterait pas de venir travailler au Congo en tant que directeur pour gagner des cacahuètes ! Comme il le dit : c'est insalamable aussi pour l'éboueur.


Parlons un peu de l'importance du métier d'éboueur - déjà que certains disent qu'il n'y a pas de sots métiers - surtout quand le métier est nécessaire pour la communauté. En France, à l'époque où Pasqua était ministre de l'intérieur avec comme slogan "l'immigration zéro" (ce qui est une chimère), les agents d'entretien (c'est le terme propre pour éboueurs) de l'aéroport Orly-Charles de Gaulle firent grève pour excès de contrôle.  La saleté s'accumula indignant les touristes. Pasqua fut obligé de les laisser tranquilles. A Marseille une grève des éboueurs fit revenir les rats, menaçant la ville de toutes les pathologies associées à ce rongeur. Non, ce métier n'est pas dégradant ou insultant car il est nécessaire et ce qui est nécessaire est incontournable.

 

Nous pouvons comprendre pourquoi Denis Sassou Nguesso ne veut pas ressusciter notre voirie publique qui permettait aux grandes villes d'être propres. Brazzaville et Pointe-Noire sont des villes d'une saleté extrême et les éboueurs seraient les bienvenus. Or, si Sassou les méprise, comment peut-on imaginer que l'on retrouve des conditions d'hygiène acceptables dans nos grandes villes ? Si le métier d'éboueur est insalamable (inacceptable ou infaisable) comme il le dit, vous aurez vite compris pourquoi les imondices s'accumulent dans nos grandes villes entraînant le retour du choléra, de la fièvre thyphoïde et peut-être bientôt de la peste au Congo si on laisse la situation perdurer. Des éboueurs professionnels auraient permis de nettoyer les plages souillées de Pointe-Noire mais si pour Denis Sassou Nguesso, ce métier est insalamable en France pour les Congolais - quand bien même payé près de 10 euros (6559 francs cfa) voire plus de l'heure, pourquoi serait-il salamable au Congo ?

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 17:31

COMMENTAIRE : Vous êtes toujours plus nombreux à nous lire. C'est une grande responsabilité car l'exigence de qualité doit toujours être au maximum dans ce que nous vous proposons. Nous recevons beaucoup mais nous n'éditons que ce qui en vaut vraiment la peine. Il y a le travail informationnel, le côté éducatif, la dimension critique et tout ceci dans la clarté pour tout le monde, quel que soit son niveau d'études, puisse nous comprendre.

Quand nous apportons un commentaire, c'est souvent pour éclairer, simplifier, résumer. Nous partageons donc  l'essentiel des informations capitales que nous recevons avec vous. C'est en libérant l'information que nous espérons libérer la parole et une fois la parole libérée, l'objectif final est de libérer l'action. Le troix cent cinquante-septième abonné va recevoir cet article comme cadeau de bienvenue sur cet espace de résistance.


Ce mail provient d'un ami et ce qu'il annonce  est un grand progès en matière de transparence dans le monde des affaires entre le privé et le public. Nous n'avons jamais cessé de le clamer, de le proclamer : les puissances du monde peuvent aider l'Afrique à se porter mieux. En effet, elles savent tout ce que font nos Etats en matière de délinquance financière.

En substance, nous apprenons que l'Union Européenne va contraindre par la loi les sociétés extractives de matières premières comme le pétrole à rendre publiques les sommes supérieures à 100.000 dollars versées aux Etats. Combien TOTAL, ENI, etc, versent au Congo ? Les sommes déclarées par Sassou et son régime correspondent-elles à celles reçues ? De quel moyen disposons-nous pour établir la véracité des propos des Etats - notamment en Afrique ? Or, sile droit l'impose, nous pouvons tous y accéder et démontrer facilement les détournements du denier public.

Ici, entendez bien, il est question d'argent public - donc il n'y a aucune raison que les peuples ne soient pas au courant des transactions. Or, jusque-là, les sociétés extractives européennes et mondiales se taisaient, devenant ipso facto complices des mensonges des dictateurs comme Denis Sassou Nguesso qui est venu à Paris proclamer le droit à détourner. Or, s'il détourne, il est évident que le mieux serait de le faire en amont - même si rien n'empêche de le faire en aval, c'est-à-dire, une fois un certain montant déposé dans les caisses du Trésor public.

Nous vous avons expliqué l'affaire des surliquidités du fait de la variabilité souvent à la hausse du prix du pétrole - alors que le budget est élaboré avec un prix du baril moyen et constant. Le surplus de l'argent souvent croupit à la BEAC et le clan Sassou se sert à volonté. Comme le budget est arrêté, personne ne se plaint et ne s'occupe du surplus versé puisque les sociétés extractives comme TOTAL n'ont pas obligation de dire combien elles ont réellement donné aux Etats. Les Congolais sont plumés en amont et en aval.

Il y a un enjeu lourd de conséquences : si on découvre que le Congo a assez d'argent pour mener seul ses projets, alors se posera la question de l'endettement auprès des Chinois, endettement qui condamne notre pays à devenir un désert dans quelques décennies car les yeux bridés finiront par détruire toutes nos forêts et vider toutes nos côtes si poissonneuses. La Chine est déjà menacée par la désertification. Vous devez savoir que la forêt est le "garde-manger" du pauvre paysan avant d'être le poumon de la planète. En protégeant nos forêts, on participe à la survie du paysan qui ne reçoit rien de l'Etat - alors même que nous ne sommes que trois millions d'habitants. Il faut donc protéger nos forêts de la voracité des Chinois.

Au final, la question est  : Pourquoi l'Union Européennne ne l'a-t-elle  pas fait plus tôt ? C'est à ce niveau qu'intervient l'influence des lobbies car qu'on le veuille ou non, les instances de Bruxelles ne sont pas démocratiques et nous savons qu'il y a un groupe très puissant qui lui dicte la plupart de ses lois qui se surimposent à celles des nations. Si d'un côté les dictateurs ont de puissants lobbies, de l'autre, les peuples peuvent compter sur le travail de certaines associations que nous remercions car elles poussent l'humanité à plus de progrès...


A présent, le mail reçu :


Coup dur pour les dictatures africaines et en particulier pour la dictature kleptocrate congolaise.

Bruxelles vient d'adopter une mesure qui va enfin permettre à la population congolaise de connaître combien exactement le pseudo Etat Congolais perçoit de ses pétroliers TOTAL, ENI, Murphy et autres...!
Dure semaine pour la dictature congolaise en villégiature à Paris.

Industries extractives : Bruxelles durcit la législation
Par Renaud Honoré | 10/04 | 07:00
Toute l'Europe ne parle que de transparence en ce moment, et pas forcément pour les seuls paradis fiscaux. Total et Areva peuvent eux aussi en témoigner, eux qui devront à l'avenir faire la lumière sur toutes les sommes versées à des gouvernements africains. Hasard du calendrier, à un moment où la moralisation de l'économie redevient à l'ordre du jour, le Parlement européen et les Etats membres se sont entendus hier sur un texte qui impose une transparence inédite aux industries extractives (mines, pétrole, etc.) et forestières afin de renforcer la lutte contre la corruption.
Voilà près d'un an et demi que ce texte était négocié au niveau européen. Son principe est simple : obliger toutes les industries extractives et forestières à publier un rapport pour recenser les sommes versées aux gouvernements de pays tiers (redevances minières, part du pétrole brut revenant à l'Etat, impôts payés, etc.). Il s'agit clairement d'un moyen pour suivre à la trace les sommes payées aux Etats africains, touchés par une corruption endémique.
Par rapport à la version initiale de la Commission, les eurodéputés ont réussi à durcir encore la législation. D'abord en obtenant que le recensement se fasse projet par projet, et pas seulement en global au niveau d'un pays. Par ailleurs, il a été décidé que toutes les sommes supérieures à 100.000 euros devront être rendues publiques. Initialement, les Etats membres voulaient que ce plancher soit bien supérieur, à plus de 500.000 euros. Mais la pression des ONG a eu raison de ces réticences, d'autant que les Américains avaient clairement montré la voie. A l'été 2012, ces derniers avaient tiré les conclusions des principes de la loi Dodd-Frank votée en 2010 et imposé la transparence aux groupes américains des industries extractives pour tout versement supérieur à 100.000 dollars.
L'Europe ne pouvait donc que s'aligner… Enfin, les législateurs européens ont clairement rejeté ce que les ONG appelaient « la règle du veto du tyran ». Il n'y aura donc pas d'exemption pour des pays où des lois pénales interdisent la publication des paiements.
Michel Barnier, le commissaire au Marché intérieur, a salué cet accord, soulignant que « les communautés locales des pays riches en ressources naturelles seront mieux informées sur ce que reçoivent leurs gouvernements de la part des multinationales ». Oxfam s'est également félicité de « l'énorme avancée pour combattre la corruption », mais a regretté que ne soient pas inclus d'autres secteurs comme les télécoms, les banques ou le BTP. Le texte n'exclut pas toutefois une telle extension à terme.
Renaud Honoré, Les Echos
Bureau de Bruxelles
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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 11:14

HollandeRegardeAilleurs.jpg

 

S'il y a une photo qui résume à merveille la rencontre Sassou-Hollande, c'est bien celle-ci. un petit bijou pour les psychologues et un vrai régal pour les spécialistes de la PNL. Tout est là, figé dans le temps, tout ! Le corps a un langage, le corps parle et il y a des sciences pour décrypter ce langage. Il y a le langage verbal mais  il y a aussi le langage corporel et d'autres encore qui composent ce que l'on appelle le langage non verbal. Pour ne citer qu'un petit exemple, en Programmation Neuro-Linguistique (PNL), nos postures extérieures traduisent nos états intérieurs, notre intériorité - comme qui dirait, en ne disant rien, on parle et exprime quand même nos pensées et surtout nos émotions.

 

Celui qui reçoit qui n'a pas envie de voir son hôte qui semble s'en étonner en levant la main comme pour dire : " mais regarde moi ! " tandis que François Hollande, dos tourné, semble pressé de se retrouver à l'intérieur avec cette main ensanglantée pour échapper aux photographes ! Quelle corvée pour le président français  ! Cela doit être une vraie torture de serrer la main d'un assassin de sang froid, d'un criminel passible mille fois des tribunaux internationaux. Même au nom de la diplomatie et des intérêts de la France.

 

Du côté des lobbyistes de Sassou, certes, cette rencontre est une victoire - quoique tardive, une victoire quand même. Mais à quel prix ? Ne pas regarder celui que l'on salue exprime le dégoût ou le mépris. En tout cas, le président François Hollande n'éprouve ni respect, ni sympathie pour le bourreau de l'Alima. Visiblement, on sent le rejet, la réception ou la rencontre  forcée. Hollande en sait long sur Denis Sassou Nguesso que nous ne saurons jamais et il doit avoir de bonnes raisons d'exprimer - même inconsciemment une posture de rejet - en dépit de l'obligation diplomatique de recevoir le "sage" éléphant de l'Alima qui défend les détournements dans son pays et qui donne des cours de Droit aux petits juges "gauchistes" de France et de Navarre.

 

En regardant cette photo, j'ai eu pitié de l'homme qui n'a pas pitié de mon peuple et qui l'assoiffe et le tue à petit feu. Oui, ce monstre est mien puisqu'il est mon compatriote et ce traitement limite dégradant et répulsif, je ne le souhaite à personne mais IL L'A CHERCHE ! Ne dit-on pas que qui cherche trouve ?

 

Non seulement, Hollande n'a pas descendu les marches pour venir le recevoir - ce qui a rendu la montée des marches pénible comme s'il portait la croix à Golgotha  pour le mokilimbembé de la Cuvette - mais il lui tend la main sans le regarder et Sassou en vieux filou regarde une main qui semble se dérober devant lui s'il la quittait des yeux. Franchement, à cet instant figé à jamais dans le temps et gravé désormais pour toujours dans l'histoire, je plains cet homme, cette âme perdue que la terre regrette certainement d'avoir créée.

 

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 20:37

SASSOU_NING.jpgLa rencontre Hollande-Sassou a bien eu lieu. Non pas comme la guerre de Troie mais comme la guerre du Droit. Nous n'avons pas besoin d'imaginer le contenu des discussions entre le docteur en droit international Denis Sassou Nguesso et le président François Hollande. Nous avons entendu Sassou sur France 24 dire que même si les Biens Mal Acquis étaient achetés avec de l'argent détourné, ça ne regardait pas la France mais le Congo et que si la justice française ne lâchait pas prise, on se retrouverait selon "maître" Sassou dans un cas d'ingérence. Quel  toupet ! C'est une façon de dire que les détournements de deniers publics ou les faits de corruption ne sont pas un problème à ses yeux - alors qu'il est sous serment ! Il a promis de défendre la république et de lutter comme ce genre de fléau, voilà qu'il le légitime. Incroyable ! ET VOUS VOUS ETONNEZ QUE PERSONNE NE SOIT POURSUIVI AU CONGO QUAND IL SE SERT INDUMENT DANS LES CAISSES DE L'ETAT. C'est à se demander à quoi se shootent les éléphants et les crocodiles de l'Alima.


En la matière, il fait une comparaison maladroite en pensant que le Congo ne viendrait pas s'occuper des problèmes qui se déroulent en France. OR, LES BIENS MAL ACQUIS SONT EN FRANCE ET NON  AU CONGO. Si un Français commettait un délit au Congo, le Congo n'aurait-il pas le droit de le poursuivre, d'acter en justice ? Le faire est-il de l'ingérence ? A ce que l'on sache, le droit international n'annule pas le droit souverain national. N'en déplaise à monsieur Denis Sassou Nguesso, en France, la justice n'est pas une succursale du pouvoir politique ; elle est indépendante et lui, prouve par cette déclaration que dans son royaume, il n'y a pas de séparation des pouvoirs puisque le pouvoir législatif est subordonné au pouvoir exécutif.


Sassou aurait dû faire ses petites magouilles au Congo car personne ne lui demandera jamais où il a trouvé l'argent pour acheter ses milliers de vaches et de caprins (même là, il faut qu'il se méfie...). Maintenant qu'il a fait un aveu explicite, nous savons qu'il a détourné l'argent du denier public - ce qui n'est pas un crime à ses yeux parce qu'il est au-dessus de la loi. Hélas, monsieur le big ndzokou, en France, vous n'êtes pas le chef de l'Etat, ni le procureur de la république pour dicter le fond et la forme du droit. Vous êtes législateur suprême dans votre royaume. Votre définition de la non-ingérence s'accommode du vice du détournement, de celui de la corruption et ne tient pas la route en matière de droit français. 


Puisque cette déclaration s'adressait aux petits juges d'instruction "gauchistes", ils n'ont pas manqué d'accorder le droit français aux violons de la notion de droit de non-ingérence revisitée par le docteur ès Droit international Denis Sassou Nguesso. C'est donc cette soupe au Droit pourrie que Sassou a servie au président Hollande ? C'est pour ça qu'il tenait à être reçu ? C'est pour lui dire ça qu'il trépignait d'impatience de le rencontrer ?


Les Français peuvent maintenant comprendre la souffrance du peuple congolais où le droit canon courbe l'échine devant le droit royal de monsieur le cobra, un droit qui s'appelle "impunité absolue" ou loi de la jungle. C'est ce qui se passe quand la dictature est le mode de gouvernance dans un pays. Le bras de la justice française ne peut que s'affermir, se muscler face à une telle posture de toute-puissance, de toute-impunité - alors même que Denis Sassou Nguesso se trouve lui, le gouverneur noir, au pays de son maître...


SI LA JUSTICE FRANCAISE NE PASSE PAS APRES CE GENRE DE DISCOURS, ALORS LA FRANCE CESSERA D'ETRE UN PAYS DE DROIT. C'EST EN RENDANT JUSTICE AU FAIBLE QUE LE DROIT PREND TOUTE SA SAVEUR UNIVERSELLE. NOUS N'AVONS JAMAIS ETE DECUS PAR LA JUSTICE FRANCAISE : NOUS ESPERONS QUE LE PEUPLE CONGOLAIS NE SERA PAS DECU LUI AUSSI PAR UNE JUSTICE QUI JUGE LES ANCIENS PRESIDENTS ET CONDAMNE LES MINISTRES. CE N'EST PAS ALLIOT-MARIE OU CAHUZAC QUI DIRONT LE CONTRAIRE. SI LA FRANCE PREND EXEMPLE SUR LE CONGO EN MATIERE DE DROIT, C'EST LA FIN DU DROIT ET LE DEBUT DE LA LOI DU PLUS FORT EN FRANCE. CELUI QUI PRENDRA LA RESPONSABILITE DE CET ASSASSINAT SERA JUGE PAR L'HISTOIRE.

 

 

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 19:37

Le drame du 4 mars 2012 a causé de nombreux morts suite au puissant holocauste quasi "nucléaire" conséquence des explosions qui ont suivi. Des biens détruits en nombre (mobiliers, immobiliers, véhicules, etc) et des morts. Sassou a d'abord donné une somme d'urgence de 3 millions de francs cfa qui n'a pas résolu le problème des sans logis  et des familles, a promis reconstruire les maisons (voilà un an que l'on attend) et d'indemniser les morts à hauteur de 25 millions par personne.

Ce que l'on ignore, c'est ceci : certaines familles ont déjà reçu les 25 millions de francs cfa promis par personne décédée. C'est le principe du réseau et de la sphère d'influence qui fait que les petits citoyens attendent pendant que les grands sont servis avant tout le monde et à l'insu de tous.

Si vous avez eu deux morts, le pactole tourne autour de 50 millions de francs cfa, de l'argent reçu en catimini qui divise déjà les familles. Cette affaire va encore mal tourner car certains recevront deux fois voire plusieurs fois les indemnisations des morts et les magouilleurs ne manqueront pas, vu la pagaille volontaire concoctée par Gilbert Ondongo et ses équipes - qui profitent de ces occasions pour piocher dans les caisses de l'Etat. Quand on reçoit de l'argent avant l'opération officielle d'indemnisation, il y a des chances qu'on le perçoive deux mais là n'est pas le sujet.

Imaginons que le chef de famille soit mort dans les explosions. A qui va-t-on remettre l'argent et pourquoi ? Notre pays est un système qui tourne autour de la famille lignagère au sens restreint et à la famille clanique au sens large. Qui reçoit l'argent : les ascendants (père, mère, oncle, grand-père, etc), les collatéraux (cousins, frères), les descendants (enfants y compris ceux nés hors mariage puisque le droit de la famille congolaise leur octroie les mêmes droits que les enfants dits légitimes) ou le conjoint survivant, s'il en est ? Il n'y a aucune loi, aucun texte à ce propos et tous peuvent revendiquer des droits sur cette indemnisation.

Nous connaissons les tailles de nos familles et si on se partage équitablement l'argent, chacun ne recevra pas grand' chose. Il faut donc déterminer par la loi qui est ayant droit. Et là, il n'y a aucun texte ! Les familles ont commencé à se déchirer. Vu le déficit législatif, on se rabat sur le droit traditionnel, sur la coutume, en convoquant les vieux du village ou des campagnes afin de trouver des solutions mais celui qui a reçu l'argent peut refuser de procéder à un partage équitable.

Il faut que les Congolais agissent avec intelligence : cet argent doit d'abord servir à reconstruire si possible ce qui a été perdu, c'est-à-dire une maison pour redonner un toit à la famille mais nous savons tous qu'avec le matriarcat ou le patriarcat, les choses vont très mal se passer et au final, il y aura encore plus de souffrances - alors qu'on aurait pu apporter un nouvel équilibre à la famille. Ce mail que j'ai reçu d'une compatriote est tragique. Vous perdez des membres de votre famille, votre maison et vous vous divisez encore dans le malheur à cause de l'argent.

Voici le texte reçu de madame Jeannette Angoula :

Bonjour LDM, Mon copain CLAUDE avait perdu lors des événements du 4 mars deux membres de sa famille. Or, il ressort que la famille a déjà percu 50.000.000 fcfa dont 25.000.000 par corps. Aidée par une tante bien placée... La famille n arrive toujours pas a se partager le fric, on a même fait venir les vieilles et vieux de XXXX pour ça...

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 11:40

 COMMENTAIRE : Nous avons tous suivi comment la SELEKA a installé monsieur DJOTODIA au pouvoir en république centrafricaine. Malgré les accords de Libreville. En dépit d'une force d'interposition.  Ce qui hier avait été installé par la force a été délogé par la force. Le Tchad fait et défait les hommes politiques en RCA, tantôt en intervenant, tantôt en croisant les bras ; ce qui revient finalement au même résultat. Il faut craindre une libanisation de la RCA car à l'instar de la Syrie qui influence le pouvoir au Liban, on constate que le Tchad en fait de même en RCA. L'armée tchadienne montre et démontre tout son savoir-faire militaire aux côtés des Français au Mali face aux islamistes puissamment armés. Dans les temps qui courent, s'il y a une leçon à retenir, il vaut mieux être l'ami des Tchadiens que leur ennemi...

Le président François Bozizé s'est exprimé sur VOXAFRICA le jeudi 4 avril 2013. Il se trouve de manière provisoire au Cameroun. Nul ne sait combien de temps va durer son exil dans ce pays frontalier de la RCA. Il pourrait poursuivre son exil au pays du vaudou mais rien ne lui est garanti pour le moment. Son frère de Lumière Sassou lui a montré tout son côté obscur et tout son côté reptilien. Il n'ose pas parler de trahison mais évoque le fait que les forces qui devraient protéger les accords de Libreville ne sont pas intervenues pour protéger son pouvoir - notamment les forces tchadiennes, certainement les plus expérimentées. D'ailleurs, Déby n'a pas voulu le recevoir au Tchad.

  Il a goûté à la trahison politique de la part de ceux qu'ils croyaient ses amis. Hier, c'est lui qui chassait son prédécesseur, aujourd'hui, c'est lui qui s'en va avec armes et bagages. Le cycle du coup d'Etat revient en république centrafricaine après dix ans de jachère démocratique. L'homme semble serein et prédit que son successeur ne réussira pas. Il a joué devant la presse toute sa séduction diplomatique mais derrière la peau de l'agneau, on aperçoit les dents du tigre. Rien ne garantit que la réuplique centrafricaine va de sitôt retrouver la paix. Quand les armes parlent, il y a un silence qui suit la fumée des canons. Mais rassurez-vous, elles font une petite sieste. Une toute petite sieste. Le réveil sera tonant et détonant...

 

 

 

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 19:40

SassouParis2013.jpgNos informateurs nous ont signalé la présence de Denis Sassou Nguesso en France aujourd'hui samedi 06 avril 2013 - alors qu'il ne va être reçu par François Hollande que le lundi 8 avril 2013 à dix heures. Nous l'avons vérifié sur le site de l'Elysée.

Actuellement, il doit déjà être au Meurice. S'il vient en avance, c'est qu'il a des rendez-vous privés à honorer : entre son réseau franc-maçonnique, ses lobbies d'affaires et ses avocats, sans oublier la famille, il a des gens à voir en si peu de temps.

La distribution des 200 euros a bien eu lieu  à la montée dans les bus qui sont allés l'accueillir à l'aéroport. Nous allons suivre les mouvements de l'éléphant car nos équipes sont très organisées et très discrètes.

Certes, il doit jubiler d'avoir réussi à être finalement reçu par François Hollande comme pour donner l'impression d'avoir été adoubé par ce dernier mais nous savons qu'il n'en est en fait rien. Démocratie et dictature se serrent souvent la main car au milieu, il y a des gros intérêts financiers qui sont bien défendus par la dictature au profit de la démocratie.

NOUS SAVONS QUE L'OCCIDENT PEUT PARALYSER UNE DICTATURE EN BLOQUANT JUSTE LES TERMINAUX FINANCIERS D'UN PAYS OU LES COMPTES DES DICTATEURS. MAIS CELA NE SE FAIT PAS AINSI A CAUSE DES LOBBIES ET DES INTERETS CROISES. C'EST QUE LES DICTATEURS SONT TRES ARRANGEANTS POUR LES HOMMES D'AFFAIRES SANS SCRUPULES QUI PILLENT L'AFRIQUE AU DETRIMENT DE LEURS PEUPLES. CES GOUVERNEURS NOIRS NE PENSENT QU'A EUX, QU'A LEUR GLOIRE PERSONNELLE.

Espérons que la manifestation de lundi soit très importante. Entre ceux qui sont partis aujourd'hui samedi et ceux qui viendront demain ou lundi, la place de Paris va être submergée.

EAU_POTABLE.jpg

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