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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 22:18

  C'est une information que nous venons à peine de recevoir de la part d'une amie. Selon Amnesty International, deux enseignants ont été arrêtés à Brazzaville les 18 et 19 avril 2013 dans le cadre d'une grève pacifique qui aurait débuté le 25 février 2013. Ce qui choque est simple à comprendre : tandis que le pouvoir et le gouvernement parlent de dialogue, de négociation, de revalorisation indiciaire, de grenelle  ou d'états généraux de l'enseignement, on procède en douce à des intimidations pour étouffer la grève en arrêtant les personnages les plus charismatiques et les plus influents chez les enseignants et les syndicats d'enseignants.

C'est donc la preuve que ce pouvoir ment au corps enseignant. Si les enseignants cèdent aux sirènes des promesses du système, ils ne recevront rien en échange. De la part de monsieur Denis Sassou Nguesso, ça commence à friser le ridicule : entre venir en France et donner des cours de droit international à la justice française qui se trouve pourtant dans son bon droit et le fait qu'il refuse la justice et la dignité sociale à ses propres justiciables, il y a comme un reflet de dictateur qu'on perçoit depuis plus de sept mille (7000) kilomètres. Avant de dire que la justice des autres est contestable, il faut d'abord prouver que celle de son pays est irréprochable. Or, au Congo, on ne respecte même pas la liberté d'expression et le droit à la grève pourtant inscrit dans la constitution.

Les enseignants doivent tenir bon et ne point céder aux promesses qui ne sont garanties par rien. Nous avons déjà dévalué depuis longtemps la parole du pouvoir de Brazzaville. Pesée, soupesée, tâtée, examinée sous toutes les coutures, elle ne vaut rien. Les promesses de monsieur le grand éléphant ne valent que pour ceux qui les prennent au sérieux et non pour lui. Si un pays ne respecte pas ses propres lois, ce ne ne sont pas des promesses qu'il faudrait prendre pour argent comptant.

Ce pouvoir redoute que cette grève ne bascule en grève générale car si le "gang des piroguiers" cède aux demandes des enseignants, les autres corporations de la fonction publique ne manqueront pas de lancer les mêmes doléances car les enseignants ne sont pas plus méritants que les autres et on se retrouverait à la case départ. Si  par contre rien n'est fait et que par malheur les enseignants poursuivent leur grève, il y a des risques que les élèves sortent dans les rues à cause de l'année blanche et rien n'exclut que les choses dégénèrent en contestation du système. Il faut donc procéder comme d'habitude en arrêtant les leaders pour apeurer le reste des grèvistes. L'intimidation demeure l'arme la plus utilisée par le pouvoir pour étouffer toute vélléité de contestation sociale et  si la menace verbale ne suffit pas, on n'hésite pas à arrêter arbitrairement les citoyens qui ne font que revendiquer leurs droits. CHERS SYNDICALISTES ET CHERS ENSEIGNANTS, NE CEDEZ PAS ! BATTEZ-VOUS JUSQU'AU BOUT !

 

AMNESTY_ENSEIGNANTS.jpg


Il semble que l'affaire soit plus grave au regard de ce qui nous a été signalé du côté de la FRTDH, la radio des droits de l'homme qui signale des enlèvements de syndicalistes, des traitements inhumains et dégradants, des humiliations inqualifiables. Nous encourageons nos compatriotes enseignants et syndicalistes à résister et à aller jusqu'au bout : si les enseignants gagnent cette bataille, la guerre intestine pour la liberté commencera par cette première victoire. Si les syndicalistes et enseignants ne sont pas libérés, ce mouvement ne doit pas discuter avec le moindre membre des adorateurs du serprent Sassou.


LA LIBERATION DE LA PAROLE EST EN MARCHE. LA PAROLE FINIRA PAR LIBERER L'ACTION ET L'ACTION SONNERA LE DEBUT DE LA FIN DES CHAINES MENTALES QUI ASSERVISSENT LE PEUPLE. CECI N'EST PAS UNE PROMESSE MAIS UNE PROPHETIE.

SASSOU EST UN IMPOSTEUR ET DOIT ETRE TRAITE COMME TEL. EN EFFET, SEULE COMPTE LA MANIERE DONT ON ACCEDE LA PREMIERE FOIS AU POUVOIR : SASSOU EST PARVENU AU SOMMET DU "MANGUIER" PAR UN COUP D'ETAT SANGLANT EN PIETINANT LE PEUPLE ET LA CONSTITUTION DE 1992 QU'IL A PAR AILLEURS ABROGEE ; LE RESTE EST UNE QUESTION DE MAINTIEN AU POUVOIR. LA RESPECTABILITE S'ACQUIERT PAR LA FACON DONT ON PARVIENT AU POUVOIR ET NON PAR UNE AUTOPROCLAMATION, PAR DU GANGSTERISME POLITIQUE QUI INSTALLE DES CHAROGNARDS A LA TETE DU PAYS. ON NE PEUT RESPECTER QUE LE RESPECTABLE...


http://www.frtdh.org/fr/audio/a-londres-les-congolais-s-indignent-des-arrestations-arbitraires-et-des-mauvais-traitements-inhumains-et-degra-240.html

 

      Voici de plus amples recommandations de la part d'Amnesty International trouvées dans un article publié sur leur site officiel à l'adresse suivante:

http://www.amnesty.org/fr/library/asset/AFR22/001/2013/fr/c96707d1-181a-4f2d-ace4-4b853877ce50/afr220012013fr.html

 

DOCUMENT - CONGO. DES ENSEIGNANTS DÉTENUS SANS INCULPATION POUR AVOIR FAIT GRÈVE

 

Action urgente 104/13, AFR 22/001/2013 – Congo 24 avril 2013

ACTION URGENTE : DES ENSEIGNANTS DÉTENUS SANS INCULPATION POUR AVOIR FAIT GRÈVE Deux enseignants ont été arrêtés à Brazzaville, au Congo, les 18 et 19 avril, en lien avec une grève pacifique qui dure depuis le 25 février. Ils n'ont été inculpés d'aucune infraction et Amnesty International les considère comme des prisonniers d’opinion, détenus uniquement pour avoir exercé leurs droits à la liberté d’expression et d'association. Hilaire Eyima, responsable du département de français du Lycée de la Révolution, a été arrêté à son domicile par des policiers en civil le 18 avril 2013 vers 19 h 00. Il a été emmené au siège de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), où il est toujours détenu. Il a été informé qu'il avait été arrêté pour avoir diffusé par SMS des informations sur la grève des enseignants. Il n’a été officiellement inculpé d’aucune infraction pénale ; sa famille a pu lui rendre visite, mais il n’a pas été autorisé à consulter un avocat. Claude Nzingoula, inspecteur à l'école de médecine de Brazzaville, a été arrêté sur son lieu de travail vendredi 19 avril 2013 et emmené également au siège de la DGST, où il se trouve toujours. Il n'a été inculpé d'aucune infraction ; on lui a seulement dit qu'il était arrêté en lien avec la grève des enseignants. Ces arrestations font suite à celles de membres d'une coalition de syndicats d'enseignants, la CPRE (Concertation pour la revalorisation de la profession d'enseignant). Le 25 février 2013, cette coalition a lancé un appel à la grève après l'échec des négociations entre les autorités congolaises et les syndicats. La quasi-totalité des enseignants du pays a cessé le travail. Daniel Ngami, coprésident de la CRPE, a été arrêté par des agents du Bureau de la sécurité nationale le 1er avril. Luc Mba Mongo, membre de la CRPE, a été arrêté le lendemain. Tous deux ont été détenus sans inculpation à la DGST, qui les a libérés samedi 6 avril après avoir forcé Daniel Ngami à lire dans les médias nationaux un appel à la reprise du travail. Cependant, les enseignants sont restés en grève, en particulier dans l'enseignement public. Depuis, les dirigeants de la CRPE ont été victimes de harcèlement et d'intimidations et sont entrés dans la clandestinité après la fouille de leurs maisons sans mandat de perquisition. Le président de la CRPE a informé Amnesty International que tous les membres de cette coalition vivaient dans la crainte d'une arrestation arbitraire. DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE AUX DESTINATAIRES CI-APRÈS (en français, en anglais ou dans votre propre langue) : • demandez aux autorités congolaises de libérer Hilaire Eyima et Claude Nzingoula immédiatement et sans condition ; • priez-les instamment de veiller à ce que, en attendant leur libération, ces deux hommes soient autorisés à recevoir des visites de leur famille, à consulter un avocat de leur choix et à bénéficier de tous les soins médicaux dont ils pourraient avoir besoin ; • exhortez-lez à cesser de harceler et d'intimider les membres de la CRPE ainsi que tout autre enseignant en lien avec la grève.

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 4 JUIN 2013 À : Président de la République SE M. Dennis Sassou-Nguesso Palais du Peuple Brazzaville, République du Congo Fax : +242 222 81 4557 (merci de vous montrer persévérant-e) Formule d’appel : Monsieur le Président de la République,

Ministre de la Justice et des Droits humains et garde des Sceaux M. Aimé Emmanuel Yoka Ministère de la Justice et des Droits humains BP 2497 Brazzaville, République du Congo Fax : +242 222 81 4167 (merci de vous montrer persévérant-e) Formule d’appel : Monsieur le Ministre,

Copies à : Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation M. Raymond Zéphyrin Mboulou Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation BP 880 Brazzaville, République du Congo Fax : +242 222 81 3317 (merci de vous montrer persévérant-e)

Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques du Congo dans votre pays (adresse(s) à compléter) : nom(s), adresse(s), n° de fax, courriel, formule de politesse Vérifiez auprès de votre section s’il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

 

 

Action urgente 104/13, AFR 22/001/2013 – Congo 24 avril 2013

ACTION URGENTE DES ENSEIGNANTS DÉTENUS SANS INCULPATION POUR AVOIR FAIT GRÈVE

COMPLÉMENT D’INFORMATION Les enseignants congolais sont en grève illimitée depuis le 25 février 2013. Ils réclament une revalorisation de leur profession, notamment des salaires plus élevés et un recrutement efficace et équitable dans l'enseignement public. L'appel à la grève a été lancé par la Concertation pour la revalorisation de la profession d'enseignant (CPRE) après l'échec des négociations avec le gouvernement.

Noms et genre : Hilaire Eyima (homme), Claude Nzigoula (homme), Daniel Ngami (homme), Luc Mba Mongo (homme) et les autres membres de la CPRE (hommes et femmes)

AU 104/13, AFR 22/001/2013, 24 avril 2013

 

 

 

 

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 21:39

Cher ami,

bonsoir.

Il est possible que cette information soit fausse, d'où l'utilisation du conditionnel. Je pense que j'aurais eu tort de ne pas publier cette rumeur car si elle est fausse, nous y mettrons un terme parce que Eric aura la possibilité de répliquer en permettant à la vérité de se manifester. Or, si on laisse les choses dans une sorte de fumée, la rumeur ne fera que grandir et le fait qu'Eric n'en prenne pas connaissance le nuirait plus que s'il était au courant de de ce que l'on colporte sur lui et qu'importe que de l'autre côté on puisse rire : NOUS, C'EST LA VERITE QUI NOUS INTERESSE. Si personne n'a eu le courage de porter cette affaire sur la place publique, il faut qu'il y ait quelqu'un pour crier au feu afin qu'on éteigne l'incendie ou que l'on constate que c'est juste une simple lueur. 

Facebook est un monde clos où seuls les membres ont le droit de sévir ; il faut sortir les ombres à la lumière du grand web pour que la vérité éclate. J'ignorais que sa fille était morte bien que j'ai lu l'article sur son blog : je n'ai pas eu la présence d'esprit de me dire que c'était sa fille. 

Je connais cet homme et je l'ai fait exprès. Si c'est une fausse information, nous aviserons mais mieux vaut un ami qui te dit que tu es sale, tu pues ; va te laver qu'un autre qui te critique dans ton dos en disant à tout le monde que tu pues...

 
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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 09:38

 

COMMENTAIRE : Un homme  doit être bardé de convictions solides pour résister à l’attrait de l’argent, ce pourquoi on tue, on meurt car l’argent a pris la place de la vie dans la mesure des choses. En effet, ce n’est plus la vie, la chose la plus importante de ce système des choses mais l’argent.  Dans ce monde d’airain et de béton, tout se mesure à la jauge de l’argent. Tu as de l’argent, tu es tout. Tu n’as pas d’argent, tu n’es rien. Les esprits s’égarent vite au contact des âmes corrompues par Mammon au travers de cette fascination qui vient du vertige des sommes folles manipulées notamment par nos hommes politiques. L’argent facile ! Alors qu’il me faut travailler de jour comme de nuit pour gagner des miettes ! Qui y résisterait ? Seul un homme digne de ce nom peut échapper aux pesanteurs de l’argent sale, de l’argent qui pue la mort d’un peuple mais n'est pas Diogène le cynique philosophe qui veut. Je vous le dis, il faut être de la race des lions pour avoir dans ses gènes inscrit le principe suivant : « Tu ne mangeras pas de l’herbe – quitte à mourir de faim ».

Je considère Eric Mampouya comme mon ami. Il était présent à des moments importants de ma lutte contre ceux qui voulaient m'intimider devant la justice française. Il aurait changé à ce qu'il paraît. Il a peut-être des raisons d'arrêter une résistance qui ne rapporte pas, qui ne nourrit pas son homme mais qu'il le dise franchement.

Certains veulent des convictions qui vous donnent à manger sans effort. Nous, nous avons des convictions qui veulent donner à manger et à boire à tous et, ceux qui ont plus soif de réussite, portés sur la communauté des moyens infrastructurels, culturels, éducatifs, économiques, peuvent aller plus loin. Personne ne peut servir deux maîtres. Ce n'est pas moi qui le dit mais le Christ.

Nous avons reçu un message d'une personne qui veut rester anonyme, message qui compromettrait Eric Mampouya devant l'opinion nationale. Ce n'est donc pas une information anodine. Un poisson d’avril ? Peut-être mais nous prenons le risque de le publier.

Eric, je sais que tu liras cet article et que tu ne manqueras pas d'y répondre - notamment en exhibant ta convocation devant la justice française et en y prouvant ta présence le 19 avril 2013 pour contredire ton accusateur. Tu es libre de choisir le camp de tes amis - même si hier ce camp était un camp ennemi. Si message est faux, tu auras le droit de réponse mais nous devons le publier quoi que cela nous coûte. N'oublie pas : même chez les autres, tu restes un homme dont j'apprécie la bonté mais il faut divorcer avec tes convictions d'avant pour épouser les nouvelles. Il n'y a pas d'autre solution : pour l'avenir politique de notre pays, il faut que chacun clarifie ses positions. On ne peut pas à la fois être avec ou pour le peuple et contre le peuple.

Quant à l'auteur de cette information, qu'il se tienne tranquille : je lui promets sur l'honneur que nous ne donnons pas les noms de ceux qui nous informent - même sous la contrainte car c'est une question de principe et nous, les principes, on y tient car il y va de notre honneur et de la confiance que nous font les autres - même si nous venions à être trompés.

Nous le disons encore une fois : LE PROBLEME DU CONGO EST UN PROBLEME DE LA QUALITE DES HOMMES QUI LE SERVENT OU QUI ASPIRENT A LE SERVIR. IL N'Y A PAS DE GRANDES NATIONS LA OU IL N'Y A QUE DE PETITES PERSONNES, DES NAINS DE L'ESPRIT. HELAS, COMMENT SAVOIR CE QUE RECELE LE COEUR D'UN HOMME ? COMMENT SONDER L'ABYSSE DE L'ESPRIT QUI SAIT MEME SE DISSIMULER DERRIERE LES MOTS  ? THAT IS THE QUESTION AND THE BIG PROBLEM...

A présent, le message reçu : 

 

 

Bonjour. J'ai une info à te donner  mais ne publie pas mon nom.  Monsieur Eric Patrick Mampouya, ancien opposant à sassou, aujourd'hui, il est devenu le bras droit du ministre Hellot Mampouya. Ce dernier vient de passer sur zenga mambu en disant qu'il était convoqué par la justice française le 19 avril, je te dis c'est faux  :  il est resté avec moi toute la journée. Nous étions partis faire les courses du ministre Hellot Mampouya dans les grandes boutiques parisiennes ; il a dépensé beaucoup d’argent, il payait en liquidités les courses du ministre : juste pour la journée du vendredi 19 il a dépensé presque 50 mille euros. Pendant que les enseignants souffrent, voilà, le ministre envoie son bras droit monsieur Eric Patrick Mampouya à Paris pour lui faire des courses à des sommes astronomiques. C'est choquant.
Merci.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 14:17

Il est des informations qui nous démontrent que la foi en ses convictions se raréfie comme l'or du pays d'Ophir pour paraphraser le psalmiste dans le livre des Psaumes et surtout, ceux qui s'opposent ne sont pas toujours des opposants mais des anges déchus qui n'aspirent qu'à servir EBLIS au travers des maîtres de ce monde et, Sassou, tel l'ange d'EBLIS, appartient à la race des élus du dragon. Méfions-nous, mes chers amis : nombreux présentent face le visage rugueux de la résistance mais pile on leur découvre la peau lisse du traître.


La Lettre du Continent dévoile les tractations menées par Benoît Koukébéné, richissime ancien ministre des hydrocarbures de Pascal Lissouba, pour être reçu par Denis Sassou Nguesso lors de son séjour récent en France. D'un côté, on manifeste avec ceux que l'on considère comme des strapontins le 8 avril 2013 près de l'Elysée, de l'autre, on essaie de pactiser avec celui sur lequel on scande des slogans faussement hostiles. Méfiez-vous de la main qui crie : " A bas !", regardez ce que fait l'autre derrière le dos car elle est peut-être en position de quête. Koukébéné aurait essayé de rencontrer le grand éléphant en demandant à son frès Mbys Assolant de jouer les intermédiaires. Bien fait pour lui, le crocodile de l'Alima n'a pas voulu le recevoir.

En matière de convictions, la race des idéalistes comme moi s'éteint doucement sous les coups de boutoir de l'argent. Si Christ est le symbole de la vertu, son adversaire ne peut être que le symbole des antivaleurs et du vice : Mammon, l'argent.

L'arbre ne vaut que par ses racines qui permettent à sa verticalité déjà soumise à la pesanteur de résister aux assauts des éléments et du temps. Intangible, inamovible est l'arbre solidement enraciné dans le terreau de ses convictions. Cet arbre politique, ce limba, cet okoumé est si rare que peu sont véritablement purs dans leur combat politique.

Qu'est donc notre idéalisme ? Ce n'est pas un manque d'objectivité comme pourraient le penser les sophistes mais plutôt le fait de tendre toujours vers un grand idéal rempli de pureté qui s'élève au-dessus des pesanteurs matérielles pour aspirer servir le tout social, en quelque sorte, LA VIE DE CHACUN MISE EN COMMUN AU NOM DE LA REPUBLIQUE...

 

KOUKEBENE.jpg


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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 22:05

COMMENTAIRE : Voici quelques informations incomplètes reçues par sms de Brazzaville d'un ami qui suit de près l'affaire judiciaire du 4 mars 2012 qui tarde à être jugée. Sur le plan des objectifs du système, il faut lyncher le colonel Marcel Ntsourou qui a en fait déjà été condamné pour satisfaire la volonté du roi Sassou et du prince Okemba. Bien que n'ayant rien à voir avec ce drame - ce qui a par ailleurs été reconnu par le ministre de l'injustice Aimé Emmanuel Yoka qui disait : "Le coupable, c'est Kakom ou Kakome ; laissez Ntsourou tranquille" dans une vidéo, ce dernier sera quand jugé comme prévenu dans cette affaire alors qu'il n'a rien à voir avec les explosions. Voici le message incomplet que nous soumettons à votre connaissance  :


Dans l'affaire du 4 mars 2012 à savoir l'Etat congolais contre Kakom Blood, colonel Marcel Ntsourou et autres, la cour suprême a reconnu par la voix de son président Placide Lenga être l'instance suprême judiciaire du pays, le Congo-Brazzaville et a rendu public ce qui suit : Sur la forme les charges contre les prévenus sont présentées. Les points évoqués par les avocats de la défense : l'injonction du dossier Ntsourou et autres qui n'ont rien à voir avec l'incendie. Sur le fond la cour suprême a prononcé l'irrecevabilité de l'opposition et a rejeté la demande de mise en liberté formulée par la défense.

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 21:02

Au Congo, tous les enseignants de la république sont en grève, un mot d'ordre bien respecté jusqu'à présent qui risque de se rompre ce lundi à cause de promesses faites par le gouvernement. Nous suivons cette affaire depuis son début sans trop en parler mais nous constatons que le gouvernement veut tromper les syndicats d'enseignants qui demandent une revalorisation indiciaire.

En fait, la tactique du pourrissement n'ayant pas marché, le gouvernement joue sa manoeuvre habituelle : d'abord, la menace par le ministre Hellot Mantson Mampouya qui estime que la grève est illégale - alors qu'elle ne l'est pas dès lors qu'on dépose un préavis de grève dont le droit est reconnu par la Constitution, ensuite le coup de la promesse qu'ils vont passer à l'indice 300, etc, mais en fait, le pouvoir l'a bien senti : cette grève risque d'avoir un effet domino si les 18 autres corporations de la fonction publique en font de même - ce qui a bien été perçu par le ministre de la fonction publique, Parfait Brice Kolélas qui veut que cela s'applique à tout le monde. Quant au ministre de l'injustice Aimé Emmanuel Yoka qui fait mine d'avoir entendu et reçu la proposition de grenelle de Tsaty Mabiala soudainement inspiré ou d'états généraux de l'enseignement, nous ne sommes pas dupes de ce qu'il essaie de ventiler la fumée soporifique du mensonge pour mieux endormir le syndicat avec ses longs discours fumeux.

Des menaces, des promesses, d'abord aux uns puis des promesses à tous pour que tout cela s'arrête puisque la menace semble ne pas suffire. Et pour faire passer le tout, un peu de poudre de perlimpimpin selon maître N-Yoka pour faire passer le venin du cobra dans les esprits rebelles des syndicats.

Ce qu'il faut, c'est amener ce gouvernement non pas seulement à une revalorisation indiciaire mais à relever le SMIC dans la fonction publique à 150.000 francs cfa à cause de l'inflation et du coût élevé de la vie.

Quel est donc ce pays qui veut devenir soi-disant un "pays "émergent" d'ici quelques années et qui ne respecte pas le savoir et le savoir-faire au travers de ceux qui les dispensent ? Bafouer le corps enseignant, c'est hypothéquer l'avenir et cela se ressent à l'observation de la déliquescence des moeurs. Le savoir, cette graine qui contient les germes de l'arbre de la prospérité, doit être valorisé - au lieu d'enrichir ceux qui tiennent la mort dans un bras et le chanvre dans l'autre et qui font des bassesses si animales qu'elles sont inqualifiables.

Les enseignants ne doivent pas se coucher trop vite car ce gouvernement ne tiendra pas ses promesses aussitôt que les cours auront repris. Oui, il y a le cas de l'année blanche qui menace mais on peut prendre sur les vacances pour rattraper les cours : il suffit de considérer que les élèves sont en vacances maintenant et enchaîner deux années scolaires.

Encore une semaine et nous pensons que de grands changements peuvent survenir. Ne lâchez pas une affaire si vite - alors que vous avez si bien tenu et surtout, n'oubliez pas : VOUS AVEZ LE DROIT DE VOUS REMETTRE EN GREVE SI CE GOUVERNEMENT DE HYENES ET DE RENARDS NE VOUS DONNE PAS SATISFACTION. COMME LE DISAIT NOTRE IMMORTEL BIEN MORTEL : "SEULE LA LUTTE LIBERE". ALORS, LUTTEZ !

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 20:24

COMMENTAIRE : Nous venons de recevoir un mail de M. O., une étudiante congolaise qui est une de nos fidèles lectrices. Encore une histoire autour de la  bourse des étudiants congolais à l'étranger. Qui dit nouveau ministre dit nouvelles nominations - donc chambardement dans les pratiques. Le nouveau directeur de l'OGES neveu du ministre - certainement de tutelle - veut suspendre certaines bourses dont l'irrégularité comme nous l'avons maintes fois décrié cause des perturbations dans les performances et les résultats de nos étudiants.  M. O. crie : "Etudiantes, étudiants, unissons-nous pour revendiquer nos droits en passe d'être menacés !"

D.N.C.B. a toujours défendu la cause des étudiants congolais à l'étranger qui n'ont que leur  bourse pour vivre.

Nous demandons aux autorités de comprendre que l'échec est inhérent aux mauvaises conditions de travail dues à l'irrégularité de la bourse : sans bourse, comment survivre et bien étudier ? Comment payer son loyer ? Comment manger ? Avant d'exiger une réussite et une assiduité sans failles, l'OGES doit ôter la poutre des retards de paiement qui dessert nos étudiants à l'étranger. Si l'OGES veut des résultats, qu'il mette d'abord les moyens !


OGES GRABUGE AUTOUR DES BOURSES

Bonjour, le Lion de Makanda !

Je me permets de te rédiger ce mail car je te lis de façon assidue ton blog et il y a une info qui vient de me parvenir par une amie elle aussi étudiante..
Il semblerait que le nouveau directeur de l'OGES à Paris, qui est un neveu du ministre, veut faire du grabuge autour de nos bourses !!
Apparemment il appelerait depuis la commission des bourses à Brazza les étudiants afin de savoir qui va a l'école ou qui n'y va pas, sans réponse il susprendrait dit-on lesdites bourses attribuées !

 Je pense que ça en est ASSEZ ! Déjà bien que les paiements soient retardés à cause de la commission tardive et la mauvaise gestion du service de la paierie à Paris qui n'est pas capable de cliquer sur un bouton pour effectuer un virement c'est déjà beaucoup ET MAINTENANT MONSIEUR LE NEVEU NOUVEAU DIRECTEUR veut suspendre nos bourses en attendant la réponse des étudiants voire même des écoles!

Nous connaissons déjà les cafouillages pour avoir ces bourses alors si maintenant ce Monsieur pour mieux s'enrichir et construire des étages à Brazza ou dans son village veut nous les suspendre, je pense qu'il serait ENFIN TEMPS que nous étudiants  leur montrions de quel bois nous nous chauffons !!
Pourquoi dans les années 80, les étudiants congolais en France se soulevaient et ça aboutissait à quelque chose mais nous, nous restons comme des bébêtes et attendons sans dire mot le paiement en retard ou la supposée levée de suspension !!!!

Y EN A MARRE DES EPICERIES FAMILIALES !!!!!

Voilà l'info !!!
À bientôt

M.O.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 21:58

Certains intellectuels voire des politiciens au Congo n'aiment pas voir les problèmes en face, ceux-là mêmes qui tirent notre pays vers le bas, du côté obscur de la misère pour le plus grand nombre. Ils se font surdité et cécité volontaires. Il ne faut pas les nommer, les problèmes, il ne faut pas les diagnostiquer, les maux sociaux. Il suffit de les ignorer ou de faire comme s'ils n'existaient pas. Ainsi, on demeure dans le statu quo qui marque la domination d'un camp sur l'autre. En fait, en politique, les choses se ramènent souvent à une dichotomie : Gauche contre droite, nord contre sud, républicains contre démocrates, le tribalisme contre l'unité nationale - comme si dans le microcosme politique, l'humanité reproduisait à jamais la guerre entre le Bien et le Mal (avec inversion du bien et du mal quand l'un ou l'autre prend la place de la divinité, c'est-à-dire du pouvoir).

Le tribalisme ? Il n'existe pas ! Non, il n'y a pas de politique ethnodiscriminante au Congo ! Vous voulez faire une étude pour mesurer la distribution ethnique du travail ? Ce n'est pas nécessaire ! D'ailleurs, au nord, il y a plus de maisons que d'hommes. Imaginez qu'on ait estimé que l'esclavage, que la colonisation, le racisme, l'apartheid, le crime, l'injustice n'étaient que des vues de l'esprit. Eh bien, ces phénomènes se poursuivraient encore aujourd'hui. Etudier la distribution ethnique du travail concerne tout le Congo car il s'agit de voir la composition ethnique de l'occupation des emplois. C'est nécessaire si on veut arriver à instaurer la décentralisation, si on veut favoriser l'intégration des locaux et non des gens qui sortent d'on ne sait où juste pour venir occuper des emplois à Pointe-noire ou à Brazzaville ou ailleurs. Nombreux quittent le nord pour aller occuper des postes au sud comme si les locaux ne pouvaient les exercer mais combien font le mouvement inverse ? On a même vu un Emmanuel Yoka devenir député au sud, dans le Pool. A-t-on vu un homme politique du sud devenir député au nord ? NON !

Si la science peut nous aider à prouver qu'un fait n'est pas le pur produit de notre imagination, elle constitue un atout important pour convaincre les politiques à inverser une pratique. On ne peut pas trouver des talents ou des chefs dans une seule ethnie ou dans une seule région du Congo. Or, le phénomène tribal, il ne faut pas en parler ! Dès qu'on en parle, ça hérisse les cheveux de certains politiciens qui envoient les intellectuels de leur bord porter la controverse pour dire que le tribalisme n'existe pas et si on ne peut nier un phénomène, alors on se doit de trouver un bouc émissaire. La grève des enseignants ? Elle dure un peu trop ? Non, ce ne sont pas les enseignants mais André Okombi Salissa qui les manipule. Pourquoi ? Simplement parce qu'il a un beau-frère syndicaliste.

On élude les problèmes pour ne pas avoir à les résoudre et lorsqu'on ne peut en faire autrement, on déplace la cause ou on se fabrique une cause totalement abracadabrantesque comme le dirait Chirac. Le drame du 4 mars 2012 ? C'est parce que le colonel Marcel Ntsourou aurait fabriqué de faux billets - comme si des faux billets pouvaient provoquer une explosion ! Ou à cause de maître Mbemba dont on encercle la maison, un véritable état de siège. Ou simplement à cause des Tékés. On ne cherche même pas les véritables causes mais on profite pour abattre des ennemis politiques ou des personnalités charismatiques qui pourraient perturber le bon déroulement du plan de la conservation du pouvoir dans un camp.

Tenez, Denis Sassou Nguesso est allé jusqu'à dire qu'il n'y avait pas de problème entre la France et le Congo - alors qu'il a fustigé la justice française de s'ingérer dans les affaires intérieures congolaises. SI CA, CE N'EST PAS UN PROBLEME DE SON POINT DE VUE, QU'EST-CE QUE C'EST ? N'A-T-IL PAS PARLE AUPARAVANT DE LA PARABOLE DU CAILLOU DANS LA CHAUSSURE ? Dans cette logique, il n'y a jamais de problèmes. Donc, il n'y a rien à résoudre. Souvent, on essaie de tuer toute contestation dans l'oeuf pour éviter d'avoir à la nier.

De toute l'histoire du Congo, personne n'a jamais estimé que le tribalisme était la cause principale de l'échec de notre développement politique et socioéconomique. De tout temps, quel que soit le président, ils ont tous pratiqué le tribalisme mais ont tous fait comme si le phénomène n'existait pas. Personne n'a jamais pris la peine de dire que tel ou tel comportement politique dénotait d'une attitude tribale. La seule chose que l'on vous présente, c'est l'unité - alors qu'ils travaillent chaque seconde à vous diviser.

Ils voient l'unité partout là où il y a la division qui est en fait leur pratique quotidienne, soit la parfaite inversion des phénomènes. Quand Sassou dit : "unité nationale", nous sommes juste dans le monde des idées car dans les faits, dans la réalité, c'est la division au travers de l'ethnodiscrimination qui règne. Et pour couronner le tout, nous qui dénonçons ce phénomène, alors que ce sont eux qui le pratiquent, on nous traite de tribal, de tribaliste, encore une inversion des situations où l'accusateur devient l'accusé, l'innocent le coupable.

Tenez, nous apprenons que les Allemands et après eux les Chinois ont dit que l'emplacement du barrage d'Imboulou était mal choisi mais on a quand même conduit le projet jusqu'au bout en s'endettant auprès des Chinois de 289 millions de dollars - quand bien même on était au courant des risques d'ensablement entre autres.

Il faut arrêter la politique de l'autruche si nous voulons avancer. On ne guérit une maladie que lorsque le malade accepte le fait qu'il est malade et qu'il recherche un médecin pour établir un bon diagnostic qui entraînera un bon traitement. Le mal du Congo au présent, c'est Denis Sassou Nguesso mais tout le long de notre histoire, il faut nommer ce qui prédate notre société : le tribalisme. Ce n'est pas en niant le fait que Sassou est tribal que l'on fait avancer les choses car il poursuivra sa politique en nommant les Obouya, les Akouala, délaissant les Malonga et les Tati - à compétences égales. Sous d'autres cieux, on voit le jeu de l'égalité des droits en oeuvre dans l'histoire des peuples mais chez nous, notamment en Afrique subsaharienne, on assiste à la prolifération des inégalités et des injustices. Au nom de la conservation du pouvoir.

Chaque régime politique vient au pouvoir avec l'idée de réaliser une vendetta ethnorégionale sur le précédent s'il est d'un bord identitaire différent et le cycle du tribalisme continue puisque le phénomène n'existe pas, puisque le fait est éludé jusqu'au point de ne pas accepter qu'on prononce le mot "TRIBALISME". Non, il nous faut arrêter de jouer à l'autruche car voir le tribalisme comme principal phénomène corrompant notre histoire, c'est faire le bon diagnostic - même si des traîtres et des pions de tous bords sont là pour faire diversion. Le tribalisme éradiqué, on peut enfin parler des droits de tous - alors que pour le moment, au lieu de cela, nous avons les privilèges de quelques-uns. Au nom de la proximité au prince...

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 00:09

 

COMMENTAIRE : Ce texte plein d'humour et d'ironie écrit sur la figure de style principale qui consiste à dire le contraire de ce que l'on pense (antiphrase) est un dialogue entre deux femmes connues pour leur militantisme pour la restauration de la démocratie au Congo sur la place de Paris, Marie Louise Abia (MLA) et Gertrude Bienvenue Malalou-Koumba (MKGB), toutes les deux membres de l'association DAABANYL.

Pour bien le comprendre, ayez cette figure de style principale à l'esprit car elles ne louent pas monsieur Denis Sassou Nguesso mais au contraire le critiquent en jouant sur la figure principale de l'ironie. Tout le monde n'est pas adepte de la rhétorique d'Aristote. Aussi, nous tenions à donner cette petite observation pour que vous en saisissiez  le véritable sens. Elles jouent pleinement sur les propos du chef d'Etat congolais prononcés à l'hôtel Meurice (Paris) à l'encontre des éboueurs il y a à peine quelques jours. Ce texte contient de nombreuses autres allusions - notamment à l'histoire sanglante du Congo, à l'affaire des disparus du beach ou à celle des biens mal acquis. L'ironie est une figure de style que je manie peu ; je vais moi aussi m'en inspirer.

Ce dialogue pourrait être le début d'une pièce de théâtre. MLA a déjà écrit pas mal de livres ; elle pourrait s'en inspirer...

 

Marie Louise Abia et Gertrude Bienvenue Malalou-Koumba

 

EBOUEUSES QUALIFIEES ET PROFESSIONNELLES A PARIS

MKGB

Hey, tu as entendu que le président est ici ?

MLA

Le président ? quel président ? Parce qu’il y en a beaucoup de présidents !

MKGB

Je parle du président du Congo !

MLA

Ah, je vois ! Toi aussi tu l’as vu ? Je ne rêvais donc pas ! il y a bien des fantômes dans le coin, même chez les blancs !

MKGB

Fantôme ? de quoi parles- tu?

MLA

Tu as bien parlé du président du Congo ?

MKGB

Oui, c’est bien cela !

MLA

Eh bien, hier matin, pendant que je rassemblais les poubelles de la zone « sot métier », j’étais debout au croisement de la rue « pays propre » et la rue « ville nickel » , j’ai vu passer une silhouette à toute vitesse, c’était un homme qui ressemblait trait pour trait au Président Marien Ngouabi ; je me suis arrêtée pour bien voir et, juste à cet instant, un autre homme lui courait après, en criant « Marien, Marien, mais attends-moi, Marien ! » Je me suis retournée pour voir ce deuxième homme et là, paf ! Une autre surprise ; celui-là ressemblait au Président Massamba Débat. J’ai tout lâché d’un seul coup et j’ai voulu fuir mais ce dernier m’a parlé, m’a rassurée et m’a dit : « tu fais du beau travail ma fille ; si tu as vu Marien passer par ici, c’est qu’il a apprécié ton travail car cet homme-là n’aime que ce qui est beau et propre » ; et il a disparu !

MKGB

Tu es sûre que tu vas bien MLA ?

MLA

Je crois que oui MKGB ! J’en ai aussitôt parlé à Tembé qui travaillait à côté de moi mais elle ne m’a pas crue ; toi non plus, tu ne me crois pas, n’est-ce pas ?

MKGB

Mais bien-sûr que si, ma biche, je te crois ! je te crois même beaucoup beaucoup beaucoup ! Ils passent par ici tous les jours à la même heure, d’après les dires des voisins ! Tu vois ? Je te crois beaucoup beaucoup beaucoup ! Mais je te parlais plutôt d’un autre président du Congo !

MLA

Un autre président mort ?

MKGB

Non, celui-là a encore ses narines bien tournées vers le sol.

MLA

Pardon ?

MKGB

Ça veut simplement dire qu’il est vivant, celui-là, et il est en séjour à Paris !

MLA

Ah, tu veux parler de celui qu’on appelle son excellence ?

MKGB

Oui, le président son excellence Monsieur Denis Sassou Nguesso !

MLA

Et au fait, pourquoi on l’appelle son excellence ? Il doit faire un excellent travail, lui hein !

MKGB

Tout à fait ! Si tu allais au Congo aujourd’hui, à Pointe-Noire ou à Brazzaville, tu vas visiter les quartiers comme Fond de Tié-tié ou Tala nguaï, c’est du pur Miami ! Tu n’auras plus du tout envie de revenir faire éboueuse ici à Paris ! Là-bas, l’eau qui sort des robinets est très claire et toute fraîche, avec le goût de l’eau de source, et quand tu la bois, hmmm ! Elle descend juste là où il faut ! Et surtout qu’il y fait chaud, ah « yayaye », l’eau des robinets du Congo, c’est juste ce qu’il faut ! Et la nuit, l’éclairage des rues te donne l’impression d’être en plein jour ! Et quand tu vois les Congolais, hommes, femmes et enfants, jeunes et moins jeunes, booon Dieu ! Tous très BCBG, bien en forme… Ah non, laisse, c’est du Miami !

MLA

Et c’est quand que tu y étais la dernière fois ?

MKGB

Il y a deux mois !

MLA

Tu y as passé combien de temps ?

MKGB

Juste un mois des congés d’éboueuse bien mérités après une année de travail !

MLA

Un mois seulement ? Et pourquoi t’es revenue ?

MKGB

Ah, ça, c’est une longue histoire ! En fait, j’avais fait un tour au village, à Ngélé Okassa, pour voir ma grand-mère que je n’avais pas revue depuis très longtemps, juste histoire de la revoir avant qu’elle n’avale son acte de naissance. Et là-bas, il y avait un moustique caché sous mon lit ; et chaque nuit, il sortait me zinziner dans l’oreille avant de me piquer copieusement. Pendant toute la semaine que j’y ai passée, ce moustique m’a terrorisée. J’ai tout essayé, mais je n’ai pas réussi à l’attraper, et je suis tombée malade.

MLA

Bah ! Tu n’avais pas de moustiquaire imprégnée ?

MKGB

Si ! J’en avais rapportée une de France, mais j’avais préféré la donner à mon neveu qui n’en avait pas, vu son état, et je me contentais des bombes repousseuses de moustiques sur les vêtements et sur le corps, rapportées de France également ! Je me suis beaucoup interrogée sur ce problème : Pourquoi il y a pullulation de moustiques dans le village ?

MLA

Je pense, MKGB, que c’est un problème propres aux villages car, on m’a dit que dans les villes, il n’y a pas un seul moustique ! Je pense que ces moustiques doivent être cultivés naturellement dans les mares d’eau stagnantes, s’il y a des mares d’eau dans les villages, bien sûr !

MKGB

Tu dis s’il y a des mares d’eau ? Mais il n’y a que ça dans tous les villages du Congo ! Je pense que le pauvre constructeur infatigable est fatigué ! Il a tellement travaillé, tellement bien construit toutes les villes du Congo, avec des routes et tous les moyens de communication moderne qu’il se repose pour pouvoir reprendre des forces ; il mérite bien son repos. Le prochain round sera pour le développement des villages ; mais en attendant, il y a des mares d’eau et des moustiques ! Bon, on ne peut pas le blâmer, le pauvre, ce n’est pas sa faute si les moustiques existent, hein ! C’est la faute à Dieu qui a créé le moustique on se demande pourquoi. Je me souviens quand j’étais enfant, que j’allais passer les vacances à Ngélé Okassa, au temps du président Marien Ngouabi, je me rappelle qu’en ce temps-là, il y avait un gros camion désinsectiseur qui sillonnait tout le village et tous les enfants, moi y compris, courraient derrière le camion en chantant «  HE BILONGO BIA MBOU ! MBOU ! HE BILONGO BIA MBOU ! MBOU ! » C’est dommage qu’il n’y en ait plus ! C’est à croire que le Président Marien Ngouabi a emporté son camion désinsectiseur dans sa tombe !

MLA

Ce serait bien que, toutes les habitations des villages soient d’office dotées de moustiquaires imprégnées et d’un ventilateur à défaut d’un climatiseur, vu qu’il fait chaud, c’est le minimum tout de même !

MKGB

Pour les moustiquaires je ne sais pas, mais pour les ventilateurs ou climatiseurs, il faut une source d’énergie, ma chérie, et dans les villages au Congo, les gens s’éclairent encore à la bougie et à la lampe à pétrole, il n’y a pas encore d’électricité, le premier barrage Imboulou est trop loin des villages. Le constructeur infatigable, c’est à dire, le président son excellence, s’offre d’abord un petit repos, mais il a promis que les travaux vont reprendre dès que les Chinois seront prêts !

MLA

Les Chinois ? Que viennent donc faire les Chinois dans les affaires des Congolais ?

MKGB

Mais ma chérie, tu ne savais donc pas que c’est grâce aux Chinois que les Congolais vivent ? Ce sont les Chinois qui font tout au Congo, ils préparent même le manioc, car les Congolais sont trop patrons pour travailler ! Alors, les chinois travaillent pendant que les Congolais font des bébés avec plusieurs maîtresses !

MLA

Ah bon ? c’est comme ça ?

MKGB

Mais, dis-donc, ça fait longtemps que tu n’es pas retournée au Congo, toi ? Tout à l’air de te surprendre !

MLA

En effet, oui, ça fait très longtemps que je ne suis pas retournée au Congo !

MKGB

Tu as tort, ma chérie ! Il faut y aller, tu vas voir comment c’est beau ! Ne va pas au village, reste en ville, c’est mieux ! Là, les Chinois viennent de terminer la construction du premier barrage, Imboulou1, pour l’alimentation des villes ; ils vont bientôt entamer le deuxième barrage, Imboulou2, pour l’alimentation des villages. Autrefois, dans les villes, le courant électrique était une denrée très rare ! Il y avait des délestages intempestifs plusieurs fois dans une journée ou dans la nuit ; tu pouvais par exemple être en train de lire un bon livre avant de dormir et là, PAF : le courant partait ! Les gens en avaient tellement marre qu’ils s’étaient tous sentis obligés d’acheter des groupes électrogènes ! Et il se posait un autre problème ! De la pollution sonore ! Imagine juste 10000 groupes électrogènes en marche nuit et jour, sans compter les bruits des bars ! Beaucoup de personnes en ont perdu leur ouïe ! Et d’autres souffrent d’acouphène ! Alors, pour revenir à mon cas avec le vilain moustique, quand je me suis sentie malade, il a fallu que je revienne très vite en France !

MLA

Oh, ma pauvre ! … Mais, je croyais que le Congo était comme au paradis !

MKGB

Oui, MLA, au Congo, c’est comme au paradis ; les Congolais ne tombent jamais malades, et donc, il n’y a pas d’hôpitaux, ils n’en ont pas besoin. Même, les Congolais sont très intelligents, ils savent tout, et donc pas besoin d’école ; il n’y en a donc pas.

MLA

Ah bon ?

MKGB

Ouais ! Et c’est ce qui fait que quand tu es au Congo et que par la faute d’un moustique caché sous ton lit, si tu tombes malade, il faut vite venir te faire soigner en France, ou aller au Maroc ou en Espagne, c’est là qu’il y a des hôpitaux. Même pour mourir, il faut se rendre à ces trois lieux – France, Maroc, Espagne – car il n’y a même pas de mouroir au Congo !

MLA

Eh bein ! Et donc, tu dis que le président son excellence est venu en France pour se faire soigner  ou pour mourir ?

MKGB

Nooon ! Il va très bien, lui ! Il se porte comme un charme ! Il vient juste rendre une petite visite à son pote !

MLA

Son pote ?

MKGB

Ouais ! le Président son excellence de la France !

MLA

Ah ! D’accord ! Mais alors, il faut qu’on nettoie très bien ! Qu’on astique et que ça brille partout pour éviter qu’il ne marche sur de la saleté ou qu’il ne voie des tas d’immondices sur sa route ! Il risquerait de nous faire une mauvaise publicité, il risquerait d’aller dire aux Congolais que la France est sale ou que nous autres éboueuses professionnelles qualifiées, nous faisons mal notre travail !

MKGB

Tu sais bien qu’il n’y a jamais des trucs comme ça ici, sauf quand il y a grève !   Tas d’immondices   et puis quoi encore ? Et d’ailleurs, toi et moi, on est quand-même deux éboueuses professionnelles qualifiées, tu ne vas pas insinuer que d’habitude nous nettoyons mal ! Les rues sont belles, la ville est propre, et les touristes aiment notre travail, ça veut tout de même dire que nous possédons du savoir-faire !

MLA

Non, ce n’est pas ce que je voulais dire ! Je voulais simplement dire que le président son excellence du Congo est tellement habitué à vivre dans son pays très propre que nous devons lui offrir pareil si non plus, en propreté, tu comprends ?

MKGB

En fait, moi, je voulais te dire autre chose que j’ai appris !

MLA

Quoi donc ?

MKGB

J’ai appris qu’au Congo, ils cherchent des professionnels qualifiés !

MLA

Professionnels ? Mais en quoi ? Toi et moi, nous sommes qu’éboueuses ! Tu crois que quelqu’un voudrait de nous ?

MKGB

Justement, le Congo est tellement clean, tellement propre, tellement beau, que le président son excellence tient absolument à ce que son pays reste propre tout le temps, qu’il n’y ait pas une seule trace de saleté où que ce soit ! Il a déjà embauché tous les Congolais en âge de travailler, il n y a donc plus de chômage  mais il y a encore du travail ; alors, il est venu chercher les Congolais de Paris pour qu’ils repartent au Congo vite fait ; il est venu avec beaucoup d’argent et beaucoup d’avions, tu ne payes rien, il se charge de tout !

MLA

C’est vrai ça ?

MKGB

Bien sûr ! Pourquoi crois-tu qu’il viendrait en France avec toute sa flotte aérienne et tout l’argent qu’il cachait sous son lit et dans les tombes ? Alors, on y va ?

MLA

Tu es sûr qu’il n’y a pas un piège quelque part ?

MKGB

Nooon ! il n’y a pas de piège ! Moi, je vais aller m’inscrire !

MLA

Attends un peu ! Moi, je n’ai pas envie de perdre mon travail ici pour rien ! Si ce que tu dis est vrai, pourquoi mes grands-parents, mes neveux et mes nièces souffrent-ils au village ? Tu sais bien que si je ne leur envoie rien, ils meurent tous ; c’est grâce à mon travail ici comme éboueuse diplômée qualifiée professionnelle que je supporte toute la scolarité de mes nièces et la popote de toute ma famille au village !

MKGB

Oui, mais ça, ce n’est pas la faute au président son excellence ! Il ne faut pas que nos familles restent terrées ou cloîtrées au fin fond de leurs villages là-bas, nous devons leur dire de quitter les villages et d’aller s’installer en ville, c’est là-bas que tout se passe !

MLA

Serais-tu en train de me dire qu’il y a désormais deux Congo, Congo-ville et Congo-village ?

MKGB

Ah, ma chère, ça a toujours été comme ça, et d’ailleurs c’est partout pareil ! Moi, je vais aller m’inscrire de suite auprès du président son excellence !

MLA

Attends encore ! Et si c’était un piège, hein ! Tu y as pensé ?

MKGB

Oui, j’y ai bien pensé mais ce n’est pas un piège ! Le président son excellence n’a pas la tête d’un méchant ni d’un tueur, il a plutôt l’air d’un gentil gars, même si les gens racontent qu’il a mandaté des sbires ici à Paris et dans toute l’Europe pour exécuter les têtes d’affiche de la diaspora, moi, je n’y crois pas ! Il me paraît très intelligent, très gentil, un bon président quoi ! Alors, pour moi, il n’y a pas de piège, je vais y aller ! Et si jamais je me trompais sur lui, si ce que les gens racontent est vrai, il n’aura qu’à me tuer si ça lui plaît, lui qui ne mourra jamais et qui ne verra jamais la mort autour de lui, lui qui vivra plus éternellement que Dieu ! Je vais y aller déposer ma candidature !

MLA

Souviens-toi des centaines de personnes que l’on appelle disparus du beach ma chère, passe pour toi sur la route, ils étaient tombés dans un piège similaire !

MKGB

Les disparus d’où ?

MLA

Du beach !

MKGB

Personne n’a jamais  disparu au beach ni où que ce soit ! Si c’était le cas, ça se saurait ! le président son excellence est très clair, ferme et net là-dessus ! D’ailleurs il a dit que cette histoire ne l’empêche pas de dormir, pareil pour les biens mal acquis, c’est que c’est une fausse histoire ! Comment les gens peuvent mentir comme ça sur son excellence président du Congo ?

 

 

 

 

Marie Louise Abia et Gertrude Bienvenue Malalou-Koumba, membres de Daabanyl

 

 

 

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 13:49

Nous apportons ici notre petite pierre à la question suivante : "DENIS SASSOU NGUESSO EST-IL TRIBAL ?" soulevée sur Facebook  par le professeur Mandzimba dont nous reconnaissons les convictions politiques républicaines. Ceux de nos 359 abonnés qui nous lisent savent que nous avons soutenu la thèse selon laquelle " : "il n'y a pas de tribalisme sociétal mais juste un tribalisme politique". Nous vous renvoyons donc à une recherche dans nos archives pour relire ce texte capital.

  

Le professeur Marion Mandzimba assure que non, Sassou n'est pas tribal. La belle affaire ! Ses arguments sont de deux ordres : le fait que le nord soit sous l'emprise de l'idéologie du TOSSA OLIA (OBEIS SI TU VEUX MANGER) entraînant une marginalisation de certains cadres du nord qui ne soutiennent pas le pouvoir et d'autre part, le fait que l'inactivité joue aussi au nord lorsqu'on ne possède pas de moro obosso (une personnalité bien placée devant). LE TOSSA OLIA N'EST PAS L'APANAGE DU NORD DE LA REPUBLIQUE, LE MORO OBOSSO NON PLUS. Si la déclinaison inconsciente au nord est de soutenir monsieur Denis Sassou Nguesso, la politique du TOSSA OLIA est plus criarde dans le camp ennemi, celui qui ne soutient pas le grand éléphant.

 

Disons-le sans ambages, au nom de la vérité,  le système politique qui  sévit au Congo ne s'arrête pas au nord. Si telle est l'analyse du professeur, elle est inachevée et peut-être inconsciemment tronquée. Le tribalisme n'est pas défini ! il ne consiste pas à donner du travail ou des privilèges à l'ensemble d'une ethnie ou d'une région. C'est tout bonnement impossible et "insalamable" - à moins de verser dans l'ethnoracisme - ce qui pourrait nuire rapidement au système dictatorial qui veut perdurer dans la domination du sud par le nord comme mode de gouvernance.

 

Le Tossa Olia ne s'applique-t-il qu'au nord ?  Il suppose qu'on soit membre d'une structure hiérarchisée dont le sommet ordonne et qu'il faille obéir dans les strates inférieures. Le principe du moro obosso  est encore plus significatif au sud à cause de la dichotomie ngala/bakongo. Le jeu clanique ou lignager impute que si l'on cherche bien, il y a moyen de se trouver un moro obosso et je n'inclus même pas les liens matrimoniaux qui s'ajoutent au fait d'être de la même ethnie, du même village, de la même région.

 

Voici notre définition du tribalisme : un système qui pour se perpétrer au pouvoir crée une scission du pays en deux camps opposés, de sorte que le camp qui soutient le système obtienne des privilèges tandis que l'autre est amputé de ses droits liminaires. Ce système impose un choix des hommes selon la proximité au tenant suprême du pouvoir de façon à garantir un soutien indéfectible mais pour maquiller le jeu politique, 10% des postes sont laissés au camp opposé. République oblige. DANS CE PARADIGME, OUI, SASSOU EST TRIBAL. IL SUFFIT DE REPONDRE A UNE SEULE QUESTION : QUEL EST LE CRITERE QUI PERMET A DENIS SASSOU NGUESSO DE SELECTIONNER LES HOMMES DANS LES HAUTES SPHERES DE LA NATION ET AILLEURS ? EN TOUT CAS, CE N'EST TOUJOURS PAS SEULEMENT LA COMPETENCE ! CELA SE VERRAIT ET SE SAURAIT ! PROFESSEUR, NOUS ATTENDONS VOTRE REPONSE...

Professeur, il est une différence d'être un cadre du nord marginalisé comme tel et le fait de n'avoir aucune chance systémique, c'est-à-dire, de n'avoir pas de travail du tout et pas la moindre chance d'en avoir dans l'avenir. L'ascenseur social agit  pleinement au nord et rien ne reste figé. Oui, certainement un peu au sud aussi mais si vous niez la logique  ethnodiscriminante,  je crains que vous cessiez d'être crédible aux yeux de nos compatriotes. Sassou a intérêt à satelliser le nord autour de sa personne - en prévision de tout conflit fututr - d'où le tossa olia. Si la logique ethnique n'avait pas d'emprise nationale, il y a longtemps que Sassou aurait perdu le pouvoir...

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