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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 13:37

DEUX CONGOS A DEUX VITESSES DANS UN MEME PAYS : LE CONGO A GRANDE VITESSE DE SASSOU ET LE CONGO A PETITE VITESSE DU PEUPLE. L'UN TOURNE A COUPS DE MILLIARDS, L'AUTRE N'A MEME UN DOLLAR PAR JOUR POUR VIVRE !

 

Ils n’en pouvaient plus nos pauvres enseignants avec leur salaire de misère – alors que le pays n’a en fait jamais été aussi riche : il faut louer, se déplacer, s’habiller, se soigner, se nourrir, aider la famille, tandis que la vie  devient de plus en plus onéreuse. EN EFFET, LE MONGOUELE MAIGRIT MAIS SON PRIX GROSSIT !

Cela fait 3 mois qu’ils sont en grève mais rien n’y fait : le pouvoir ne veut rien entendre parce qu’il croit que le peuple congolais est trop désorganisé pour qu’il y ait une insurrection d’envergure. On les nourrit de promesses tandis qu’ailleurs, on fait bombance avec de la bonne chair. Attendez le budget prochain mais d'ici-là, on vous aura oublié. on vous dira : "Ah, il faut d'abord penser à reloger les victimes de l'attentat, euh du drame du 4 mars 2012, il faut payer les retraites qui ne sont pas encore payées, etc"…

Il n'y a pas que les enseignants qui se plaignent de cette situation : le mécontentement est général et la tentation de la grève agite désormais les autres corporations selon la presse internationale et une grève générale n'est plus seulement une vue de l'esprit.

L’enseignement et l’alphabétisation n’ont jamais recueilli l’attention et l’intérêt d’un président deux fois putschiste  et chef de guerres civiles. Il s’en fout de l’instruction puisque seul l’enrichissement personnel compte à ses yeux ;  l’école, il vaut mieux la détruire pour qu’un peuple ignorant ne se révolte pas. TANT QUE LES MOUTONS RESTENT MOUTONS, LES LOUPS REGNENT.

Nos enfants sont toujours assis par terre dans les salles de classe – alors que le Congo possède du bois que l’on exploite depuis plus de cent ans sans que la forêt ne s'épuise.

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Pendant ce temps, d’autres s’amusent dans des jets privés, à dépenser les milliards de l’Etat !

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L’usage de la force et des armes a toujours été privilégié dans notre pays depuis qu’il avait été ravi à Marien Ngouabi. De plus de 90% de taux d’alphabétisation, à combien sommes-nous descendus maintenant ? Quant à la pauvreté, elle n’a pas cessé d’augmenter au Congo ! Or, le paradoxe est celui-ci : comment un pays aussi riche avec 8, 9, 10% de croissance voire plus peut être pauvre ? Ailleurs, avec 2% de croissance, on crée de l'emploi. Parfois avec moins...

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L’accès à l’eau n’existe pas ! (C'est vraiment le comble ! En pleine zone tropicale truffée de lacs, de rivières, de fleuves, il n'y a pas d'eau potable. Qui peut comprendre ce paradoxe ? Denis Sassou Nguesso possède sa propre source Okiéssi pour étancher sa soif quand il ne boit pas sa boisson favorite le champagne au citron)

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Ou presque

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L’eau, le Congo n’en manque pas pourtant, un pays où il pleut 300 jours dans l’année ! L'eau des rivières est presque potable sans traitement puisque nous n'avons pas d'économie industrielle pour souiller nos rivières..

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De l’argent, il n’en manque pas non plus mais il n’y en a pas pour tous mais juste pour les privilégiés ! ET COMME TOUS LES COURS D'EAU SE DIRIGENT VERS L'OCEAN, L'ARGENT DU CONGO PREND TOUJOURS LA DIRECTION D'OYO...

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Maurice Nguesso, frère aîné de monsieur Denis Sassou Nguesso peut commencer la distribution à OYO pour que chacun ait sa part. Oyo est la ville de la caste supérieure ; elle ne doit pas travailler - l'argent vient dans de grosses liasses. D'ailleurs, Sassou a tout prévu : vaches, étangs de poissons chats, usine de foufou, d'huile de palme, eau Okiéssi, chèvres, même des autruches. En fait, on peut y vivre tranquillement en autarcie. il n'y a plus qu'à acheter le sel...

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Pendant que les instituteurs sont en grève, l’argent est distribué par millions dans des grosses enveloppes devant tout le monde, sans que cela n’étonne personne comme si on se partageait un gibier tué à la chasse ! Le gibier, c'est la richesse du Congo et les chasseurs qui se partagent le butin de la chasse politique attendent tranquillement à Oyo !

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Un palace 5 étoiles a été construit dans un village de pêcheurs ! Peu importe que cet hôtel de luxe ne soit pas rentable ; ce qui compte c'est que l'argent soit investi à Oyo, la nouvelle capitale du Congo !

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Pendant que les femmes accouchent dans des endroits immondes se demandant comment elles vont faire pour nourrir leurs enfants...

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Une grandiose mairie encore une fois à OYO (on se croirait à Eurodisney) où tout n'est pas assez beau, assez grand, assez luxueux pour flatter l'orgueil démesuré de monsieur Denis Sassou Nguesso...

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Alors que les victimes survivantes des explosions du 4 mars 2012 n’ont pas été indemnisées, elles qui dorment sous des tentes ou dans la nature !

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Sassou s’en moque, il s’est même fait construire un aéroport international privé. La folie et la démesure sont totales. Tout ce qui compte est de servir l'orgueil du grand éléphant.

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La capitale du Congo, en réalité, a été déplacée à  OYO où tous les projets aboutissent : eau, électricité, gazoduc, zones industrielles, HLM, etc. Vous savez bien que Youlou a bien déplacé la capitale de Pointe-Noire à Brazzaville. Alors, ne me dites pas que c'est insalamable !

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Il y reçoit des Chefs d’Etat, ici Paul Kagamé, quand cela ne sert pas à la livraison d’armes et au transport de mercenaires. Pendant le coup d'Etat de 1997, Sassou avait réalisé qu'il lui fallait un aéroport international pour acheminer les armes et les troupes car celui d'Owando était trop petit….

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Pendant ce temps, les jeune filles  se prostituent et délaissent l’école qui n'est plus un ascenseur social comme par le passé. Il y a de moins en moins de filles dans les salles de classe.

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L’argent du Congo, Sassou  préfère le donner à ses amis de Guinée, du Niger (près de 100 milliards à eux deux) et offrir des Mercedes à Bozizé quand il ne le donne pas aux dignitaires d'Oyo ou aux membres de la caste supérieure que je ne nommerai pas pour ne pas irriter certaines oreilles !

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Voilà l’œuvre de Sassou et de sa famille en direction du petit peuple : la destruction totale, l’apocalypse où tout est explosé, rayé de la carte ! Vos vies ne valent rien, ne comptent que pour du beurre, alors, on vous les souffle, on vous les déchiquète, on vous réduit purement en lambeaux ! C'est Hiroshima qui se reproduit mais juste pour les pauvres ! On détruit tout pour chasser les pauvres et demain, on reconstruit des pavillons de luxe pour les riches...

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Avec un pareil résultat, il faut qu’il paye les gens pour aller l’accueillir à Paris. Et ce sont les mêmes profiteurs du système mafieux qui se déplacent dans des avions affrétés par le pouvoir des fils de piroguiers de l'Alima. Ils peuvent jouer à la sapelogie quand l'argent pour s'acheter des Weston n'est pas le leur...

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Quand on essaie d'aider le peuple comme le fait Joe Washington Ebina, on vous jette en prison car votre popularité constitue une menace...

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SI TOUT CECI NE VOUS REVOLTE PAS, NE VOUS INDIGNE PAS, DEMANDEZ-VOUS SI VOUS N’AVEZ PAS PERDU UN PEU DE VOTRE HUMANITE, DE VOTRE SENS DE L’ALTRUISME, DE VOTRE ESPRIT DE SOLIDARITE, DE VOTRE KIMUNTU. LA SOLUTION ? LA REVOLTE OU LA GREVE GENERALE !  TOUS DANS LES RUES POUR DIRE NON A CE SYSTEME MAFIEUX DIRIGE PAR DES FOUS !

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 11:30

ebina1-copie-1.jpgNous avons appris hier l'arrestation de Joe Washington Ebina. Nous apprenons aujourd'hui qu'il vient d'être libéré sous la pression populaire. Qui a ordonné son arrestation pour se ridiculiser dans une libération aussi prompte ? Est-ce le même qui a dicté sa libération ? Dans un régime dont l'incompétence est notoire au niveau de ceux qui prennent des décisions, on constate toujours une espèce de désordre dans la chaîne de commandement. Les décisions ne viennent ou ne se prennent pas forcément d'en-haut mais de partout puisque nombreux s'identifient au pouvoir dont il estime posséder un morceau. Dans la police congolaise, par exemple, tous se sentent en position d'intimer l'ordre de faire n'importe quoi : il suffit d'avoir une arme à la main.

Posez-vous la question : Qui dirige vraiment le Congo, s'il en est, c'est-à-dire, dans l'hypothèse où il y aurait un pilote dans l'avion ? C'est une question en apparence anodine mais aux conséquences incalculables. Si vous répondez Denis Sassou Nguesso, alors, voici la suite : est-il donc celui qui instille l'injustice et l'arbitraire à tous les niveaux ? Par exemple, peut-on arrêter Joe Washington Ebina sans qu'il en donne l'ordre ou qu'il soit au moins mis au courant avant ou après mais surtout avant ?  Certains pourraient croire que le pouvoir se trouve entre les mains d'un clan car Sassou ne peut pas diriger ce pas tout seul ; il délègue certainement mais quoi qu'il en soit, il est le seul comptable aux yeux du peuple des dérives du système qu'il a mis en place par le choix des hommes, des politiques, des méthodes, du mode de gouvernance, etc.

Les agissements de Jean Dominique Okemba qui menaçait déjà d'arrêter notre compatriote Joe Washington Ebina ou du Général Jean François Ndenguet ne datent pas d'aujourd'hui. Au Congo, nous avons l'impression d'un laisser-aller, Sassou ne s'intéressant qu'aux décisions impliquant la gestion de milliers de milliards de francs cfa. Le reste, surtout ce qui concerne sa sécurité, Jean Dominique Okemba et Jean françois Ndenguet ont peut-être carte blanche : ils peuvent intimider, menacer, bastonner, arrêter arbitrairement, tuer si cela va dans le sens de la conservation du pouvoir.

Soit Denis Sassou Nguesso ordonne, soit il consent à l'arbitraire ; il ne peut en être autrement. Ceux qui font régner l'injustice savent qu'ils ont l'appui du chef de l'Etat sinon ils ne le feraient pas de crainte de perdre leur poste. Comment comprendre qu'un personnage sulfureux comme  Jean François Ndenguet soit à la tête de la police depuis tant d'années ? Cela peut lui donner l'impression d'avoir la confiance absolue du maître du pays. Peut-être même qu'il l'a obtenue de la bouche du cobra royal en personne ! Il est donc libre d'agir comme il le veut puisque l'appui du grand éléphant est total.

Joe Washington Ebina a été arrêté parce qu'il voulait se rendre à une réunion - ce qui n'est pas interdit dans notre pays. Il ne viole pas la loi puisqu'une réunion n'a pas besoin d'accords préfectoraux, une grève, oui. Et cela le pouvoir le sait mais peut-être ont-ils voulu intimider Joe Washington Ebina un peu trop populaire à leur goût. Si c'est une intimidation, elle est de mauvais goût et connaissant l'homme, cela ne l'arrêtera pas dans son action humanitaire.

La police du Congo nous fait honte. Des viols, des assassinats, des kidnappings, des braquages, etc. Tout cela ne peut être imputé qu'à Jean François Ndenguet. De deux choses l'une : ou Jean François Ndenguet organise lui-même l'arbitraire et l'injustice ou il est incompétent car incapable de tenir ses troupes. Dans les deux cas, Sassou devrait le virer du haut commandement de la police. Il ne réalise pas que ses fidèles serviteurs en accentuant le règne de l'injustice et de l'arbitraire  discréditent son pouvoir chaque jour qui passe car on ne protège pas un pouvoir par le biais de l'injustice et de l'arbitraire ; c'est même le contraire qui se produit si on regarde les leçons de l'histoire. Sassou devrait donc se méfier de Jean François Ndenguet et de Jean Dominique Okemba. Il risque de le regretter un jour mais il sera trop tard. Le drame du 4 mars 2012 qui a quelque peu touché sa villa Cristal n'est qu'un avertissement...

Nous venons d'apprendre que Joe Washington Ebina est libre mais combien restent injustement emprisonnés dans les geôles du pouvoir à Brazzaville, à Pointe-noire, Impfondo? Tous n'ont pas sa popularité ou son réseau relationnel. Le colonel Marcel Ntsourou, second de Jean Dominique Okemba au Conseil National de Sécurité reste injustement condamné dans l'affaire du drame du 4 mars 2012  ; on nous a appris hier que certains enseignants auraient été arrêtés à Pointe-Noire tandis qu'on libérait d'autres à Brazzaville, etc. Et Sassou ose dire que personne n'a jamais été injustement arrêté au Congo à cause de ses opinions ou pour rien du tout ?

Denis Sassou Nguesso se dit certain de tenir le Congo d'une main de fer de sorte que rien ne pourrait lui arriver. Qu'il se tienne tranquille ; c'est ce que se disait Marien Ngouabi aussi. Si Okemba et Ndenguet continuent leur oeuvre, il risque de constater la trahison un peu trop tard. UN JUDAS NE SERT LA TRAHISON QU'AU PLUS PRES DE SA VICTIME ET SURTOUT, EN TOUTE CONFIANCE...

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 14:35

LION DE MAKANDA [1600x1200]Mes chers compatriotes,

Chers travailleurs,

Chers grèvistes du 25 février 2013,

A toutes et à tous,

le premier mai commémore les victoires acquises par la lutte ouvrière sur le patronat à travers le monde : un meilleur salaire, des congés payés, une semaine avec des jours de repos, la naissance du syndicalisme ouvrier, le droit de grève, le droit à la retraite, des conditions de travail plus humaines, etc.

Pendant que les enseignants se battent pour une amélioration de leur rémunération, je viens ainsi interpeller tous les travailleurs du Congo tant du secteur public que du secteur privé en disant ceci : le corps salarial au travers du combat syndical a toujours joué un rôle politique important dans notre pays. En ce jour mémorable de l'histoire des travailleurs du monde entier, je souhaiterais vous inviter à l'union, à la solidarité, à la détermination, à l'abnégation et au sacrifice pour un autre futur, un autre Congo.

Nous savons que les travailleurs congolais, à quelques exceptions près, sont des travailleurs pauvres car le travail ne leur permet pas de manger, de s'habiller, de se soigner, de s'occuper de leurs familles de façon adéquate. Le salaire ne reflète ni le niveau réel des richesses du pays, ni celui de l'inflation. Les grilles salariales du pays datent de Mathusalem pour ne pas dire de l'époque coloniale. IL FAUT DONC QUE TOUTES LES CORPORATIONS PUBLIQUES ET PRIVEES SE LEVENT POUR REVENDIQUER UN BON NIVEAU DE TRAITEMENT DE SALAIRE PAR UN SMIC A 150.000 FRANCS CFA VOIRE 200.000 FRANCS CFA.

Le travail n'est pas de l'esclavage pour que les salariés puissent recevoir des salaires de servitude. En effet, dans les temps diaboliques de la traite négrière, aux Amériques, l'esclave avait un coût pour le maître car le code noir imposait de le traiter de sorte à le maintenir en vie ; c'est celui-ci qui est devenu dans les sociétés modernes la base sur laquelle furent fixées les premières grilles salariales. En effet, il faut bien que l'esclave mange, soit soigné, ne se promène pas nu et ait un logement dérisoire puisque même le boeuf recevait un traitement identique. Tout était réduit au strict minimum puisque l'esclave n'avait pas besoin de posséder quoi que ce soit, sa propre vie appartenant au maître. Chers compatriotes, vous êtes traités comme des esclaves et vous ne pouvez continuer à accepter cette condition qui vous humilie car Sassou s'occupe mieux de ses vaches à Oyo que de vous : en effet, elles sont nourries, soignées, protégées par un personnel brésilien tandis que vous ne pouvez même pas vous soigner s'il vous arrivait une grave maladie.

Nous demandons aux enseignants de se souvenir en ce jour de la lutte ouvrière avec toutes ses souffrances, toutes ses blessures, toutes ses batailles sanglantes. RIEN NE PEUT ETRE OBTENU SANS ESPRIT DE SACRICE. Nombreux ont donné leur vie pour que vous puissiez travailler huit heures par jour et vous reposer le dimanche.

Le corps syndical enseignant a déclenché une grève depuis le 25 février 2013. Qu'il se souvienne que c'est grâce aux luttes ouvrières que les travailleurs du monde entier ont obtenu le droit de grève. VOUS DEVEZ A TOUT PRIX TENIR LE CAP, POUR LE SALUT DE TOUS, QUELS QUE SOIENT LES INTIMIDATIONS, LES COUPS RECUS, LES ARRESTATIONS ARBITRAIRES. SEULE LA LUTTE LIBERE.

Quel est donc ce pays où les Généraux gagnent trente fois plus que les médecins qui sauvent des vies ? Quel est ce pays où le fonctionnaire ne peut pas épargner le moindre centime ? Quel est ce pays où le salarié doit mourir locataire - sans possibilité de thésauriser pour s'acheter ne serait-ce qu'un terrain ? Quel est ce pays où le salaire ne permet pas de joindre les deux bouts du mois à cause du coût élevé de la vie ? Quel est ce pays où certains gagnent plus en pillant le denier public que ceux qui se tuent à la tâche ? Il n'est pas étonnant que la corruption, la concussion et l'esprit vénal gangrènent le pays : travailler n'est plus synonyme de bonheur, de bien-être, de réussite sociale. D'ailleurs, le Congo est un pays où l'on ne favorise même pas la création d'entreprises aux fils du pays leur préférant des étrangers. Cette grève est le symbole du réveil social de la nation qui a commencé à vaincre la chape de peur dans laquelle elle est plongée depuis le trauma du coup d'Etat sanglant de 1997 perpétré par Denis Sassou Nguesso et les conspirateurs internationaux qui se repaissent de la dépouille du Congo depuis des lustres. Ceux qui la trahiront seront jugés par l'histoire car ils auront sacrifié la vie de milliers de nos enfants et un meilleur sort pour l'ensemble des salariés du Congo.

Le travail est une aspiration légitime - même si  de nombreux jeunes savent qu'ils mouront sans avoir jamais travaillé un seul jour parce que la société ne leur donne pas les moyens de le faire. Il faut que nous assistions à un sursaut de la jeunesse car il y va de l'avenir du pays largement compromis depuis le retour de monsieur Denis Sassou Nguesso aux affaires louches de la république. Comment expliquer qu'un pays qui a 8, 9 voir 10% de taux de croissance ne puisse pas créer de l'emploi pour nos jeunes ? Il y a quelque chose  qui ne marche pas, qui ne tourne pas rond ! Toutes nos richesses sont soufflées, pompées pour être envoyées à l'étranger. IL EST TEMPS QUE CELA S'ARRETE. EXIGEONS A TOUTES LES MULTINATIONALES DE REINVESTIR 30% DE LEURS BENEFICES OBTENUS AU CONGO SUR PLACE POUR QUE DES EMPLOIS SOIENT CREES. Savez-vous que la monnaie chinoise ne sort pas de Chine et que les sociétés étrangères ne peuvent sortir cet argent qu'en achètant des produits chinois ? Pourquoi ne pas exiger comme Ali Bongo que tout notre bois soit traité sur place, que nos poissons soient traités sur place pour créer des emplois ? Pourquoi ne pas demander aux sociétés extractives de transformer le fer, le cuivre, etc, sur place pour créer des emplois ? IL FAUT UNE NOUVELLE CLASSE POLITIQUE SI NOUS VOULONS VOIR DEFENDUS LES INTERETS DU CONGO ET DU PEUPLE CONGOLAIS.

En soutenant l'ensemble de la société avec leurs maigres salaires, les travailleurs font déjà beaucoup pour le pays mais il temps qu'ils aillent encore plus loin en exigeant des salaires décents pour une qualité de vie meilleure. Si personne n'exige jamais rien de ce pouvoir qui se remplit les poches des surliquidités de l'argent du pétrole, les choses resteront en l'état et la souffrance du peuple ne fera qu'empirer de jour en jour.

Il faut aspirer à une société juste. Or, il n'y a pas de société juste sans justice et il n'y a pas de justice si jamais vous ne réclamez justice ! Quatre petits millions d'âmes comptant sûrement trois millions de Congolais représentent un nombre négligeable au vu de l'étendue de nos richesses et de nos ressources. Nous avons déjà dans certains de nos articles évoqué la stratégie de la grève comme étant la plus productive face à un système félon composé de renards et de loups prêts à tuer pour garder leur position dominante.

Nous invitons le pouvoir de Brazzaville à s'ouvrir à toutes les forces vives de la nation tant à l'intérieur qu'à l'extérieur pour que soit examinée la possibilité d'un autre destin national épuré de tous les malfaiteurs de toutes sortes. CECI AVANT 2016. Il ne suffira pas d'un nouveau gouvernement d'anciens ministres pour créer l'illusion. LE PAYS CONNAIT UNE FORME DE METASTASE DE L'INCOMPETENCE, DE L'IMPUNITE ET DE TOUS LES MAUX POLITIQUES QU'IL FAUT UN TRAITEMENT RADICAL AU CHALUMEAU. En effet, si rien n'est fait, le chaos politique finira par engendrer le chaos social qui lui-même prendra corps dans des antogonismes intérieurs incontrôlables et terribles pour notre peuple.

Nous sommes prêts à discuter de l'émergence d'un autre avenir qui regarde le peuple congolais en face avec vous pendant qu'il est encore temps car lorsque la furie des peuples entre en jeu, il est trop tard. Nous ne voulons pas que le Congo devienne un autre RWANDA et si cela arrivait, vous serez tenus pour responsables de tous les maux qui affligeront le pays.

Monsieur Denis Sassou Nguesso produit de la souffrance collective par sa mauvaise gestion des ressources publiques depuis qu'il a accédé au pouvoir suprême par la force. Il est temps d'arrêter la parenthèse de sang ouverte en 1997, il est temps d'arrêter le coma de la société, il est temps de stopper l'hémorragie de nos richesses vers l'étranger, il est temps de reculer, d'adopter une posture d'examen, de feedback, de repentance afin qu'un changement pacifique soit encore possible. TOUTEFOIS, TOUT SE FERA DANS LA JUSTICE POUR QU'ON NE REPRODUISE PAS AD AETERNAM LE CYCLE DE LA DESTRUCTION.

Une république est une mise en commun des ressources de tous les TSI, de tous les royaumes traditionnels  entre les mains d'un gouvernement central qui ne doit pas reproduire la politique coloniale tant décriée hier et qui conduisit inéluctablement aux indépendances politiques - sans réelle indépendance économique. Certains disent : "YA ME LUNGA, EKOKI, CA SUFFIT !" Nous ajoutons que le chemin d'avenir vers l'enfer doit s'arrêter. Pas demain mais aujourd'hui.

Vive la république, vive le Congo !

Bonne fête du premier mai à tous en dépit des difficultés financières des uns et des autres.

                                    LION DE MAKANDA 

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 17:31

Nous venons à peine de recevoir l'information sur ce qui se passe au Congo à propos des pressions qu'exercent les chefs d'établissement sur les enseignants afin d'étouffer la grève qui court depuis le 25 février 2013 en vue d'obtenir la revalorisation du point d'indice du corps enseignant.

Le pouvoir s'inquiète de voir perdurer cette grève et s'emploie à jouer deux politiques, l'une publique, l'autre cachée. Côté face publique, c'est un discours fait de promesses, discours démagogique qui assure que la question est collective et sera examinée lors du budget de l'exercice annuel suivant et qu'il faille que les enseignants reprennent le chemin des classes.

Il faut dire que si les autres corporations avaient besoin d'une revalorisation indiciaire, elles auraient aussi fait grève. Alors, si vous n'êtes pas capables d'accorder à une seule corporation ce qu'elle vous demande, comment pourrez-vous l'accorder à toutes les dix-huit corporations de la fonction publique ? COMMENCEZ PAR LES ENSEIGNANTS CAR L'ECOLE, C'EST L'AVENIR D'UN PAYS.

Si les enseignants vous écoutent, cela équivaudrait à avoir fait une grève pour rien.

 

Du côté obscur, enlèvements, intimidations, corruption jouent à plein. L'intimidation passe souvent avant la corruption. Si l'intimidation échoue, on envisage la corruption et si celle-ci ne donne rien, on peut envisager des atteintes physiques qui peuvent aller jusqu'à vous "faire bouffer votre acte de naissance".

Ceux qui ont lu notre article sur la corruption ont compris que l'on corrompt généralement celui qui a un pouvoir de décision, un poste élevé pour qu'il exerce à son tour des pressions (parfois sous la forme d'une autre corruption) en cascade sur ses administrés ou ses obligés. La stratégie du pouvoir en ce moment même consiste à corrompre les chefs d'établissements scolaires pour qu'ils ramènent leurs ouailles devant le tableau noir. Ceux-ci téléphonent aux enseignants en leur disant que s'ils ne reprennent pas les cours, ils ne seront pas payés puisqu'il faudra que les enseignants présentent un document de reprise à cet effet. C'est un chantage qui commence à porter ses fruits dans la mesure où certains enseignants reviennent dans les établissements - même si les élèves ne sont pas encore présents.

L'attitude des chefs d'établissement est condamnable puisqu'ils sont eux-mêmes concernés par l'avancement du point d'indice : en effet, ce sont juste des enseignants qui perçoivent une prime de direction. En cassant la grève, ils sont contre-productifs et agissent contre leurs propres intérêts. C'est la sempiternelle guerre entre l'intérêt privé et l'intérêt collectif qui n'est pas propre au Congo ou à l'Afrique. Lorsque le système menace les directeurs d'établissement de perdre leur poste, c'est-à-dire, leur indemnité de directeur qui majore leur salaire, ils ont intérêt à contraindre par tous les moyens les enseignants à revenir dans les établissements scolaires désertés depuis le 25 février 2013.

Si l'on fragmente l'intérêt collectif en intérêts individuels, on casse tout mouvement social. En pensant à son salaire qui ne sera pas versé, un enseignant faible peut céder à l'intérêt individuel et reprendre les cours : il a une famille à nourrir, n'est-ce pas ? LES AUTRES QUI POURSUIVENT LA GREVE AUSSI. EN SE DESOLIDARISANT DU CORPS ENSEIGNANT, IL AGIT COMME UN TRAITRE QUI INTRODUIT UNE CASSURE DANS LA CONSCIENCE CORPORATIVE QUI CRAQUE DE PART EN PART. LE COMBLE EST QUE SI LA GREVE ABOUTIT, LES TRAITRES AUSSI BENEFICIERONT DES RETOMBEES DU MOUVEMENT. QUELLE IRONIE DU SORT !

D'ailleurs, sur la place de Paris, les Congolais ont du mal à domestiquer leur intérêt individuel pour faire émerger un intérêt collectif. Tous veulent être des chefs ou devant par intérêt personnel et rien ne marche car il n'y a pas une volonté collective venant cimenter les volontés individuelles. Les enseignants ont réussi à fédérer un mouvement, un courant d'idées autour d'une revendication salariale ; un ciment qui tient depuis plus d'un mois, du jamais vu au Congo depuis le retour de l'éléphant de l'Alima au pouvoir. Ce mouvement s'il perdure, peut gagner du terrain en agrégeant d'autres corporations à la grève qui se commuterait en grève générale et là, les choses allaient vraiment bouger au Congo.

 

Nous demandons aux directeurs d'établissement scolaire du Congo :

1) de ne pas faire pression sur les enseignants en respectant leur droit de grève car c'est tout simplement illégal et cela constitue une parfaite violation des droits de l'homme et du citoyen ;

2) de se dire qu'ils sont aussi bénéficiaires des avancées sociales en cas d'aboutissement du mouvement - qu'ils ont intérêt donc à le voir triompher comme le reste du corps enseignant ;

3) de ne pas céder au chantage du pouvoir parce qu'ils ne perdront pas leurs postes : on ne peut pas changer un directeur d'établissement pour motif de grève car la loi ne le permet pas ;

4) de ne pas communiquer les adresses ou les numéros de téléphone des enseignants pour que le pouvoir puisse avoir la possibilité de les intimider ou d'aller les arrêter chez eux - ceci est aussi valable pour les syndicalistes qui sont aussi avant tout des enseignants.

On ne cesse pas une grève avant qu'il y ait des accords paritaires signés de part et d'autre entre le pouvoir représenté par les ministres de tutelle et les syndicats d'enseignants. Nous signalons que la parole du pouvoir est hautement dévaluée, parole qui ne vaut rien car ces gens-là n'ont pas de sens de l'honneur. SIGNEZ DES ACCORDS ECRITS OU ATTENDEZ UN DECRET POUR RETOURNER DEVANT LA POUSSIERE DES CRAIES QUE VOUS PAYEZ DE VOTRE POCHE. NE FAITES PAS UNE GREVE POUR RIEN !

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 12:16

COMMENTAIRE : L'affaire des Biens Mal Acquis est vraiment un gros caillou dans la chaussure Pierre Cardin de Denis Sassou Nguesso. Nous comprenons mieux pourquoi il veut dépayser l'affaire en parlant de non-ingérence. C'est que la justice va remuer toute la merdasse enfouie depuis des années derrière les prête-noms et les sociétés écrans  dont certains dirigeants semblent désormais payer de leur vie leur collaboration sulfureuse pour qu'ils disparaissent à jamais avec leurs secrets.

Quelqu'un disait que Denis Sassou Nguesso aimait le vide ou faire le vide autour de lui mais c'est une analyse qui ne sied pas car le vide n'est pas une politique puisqu'il ne peut tout gérer seul mais par contre réduire au silence éternel certains détenteurs de secrets compromettants, ça, c'est plus parlant dans la mesure où Sassou l'applique depuis l'assassinat de Marien Ngouabi : assassinat des gardes, assassinat du cardinal Biayenda, du président Massambat-Débat, de Kikadidi, etc. "LES MORTS NE PARLENT PAS ET UN VIVANT QUI NE PARLE PLUS EST UN HOMME MORT ET LES MORTS, SASSOU LES AIME BIEN ENFOUIS SOUS LES DALLES DES TOMBES..." Sassou a le coeur chaud, la tête froide et la main qui tue dès que la température de sa tête dépasse 5°...

Quel lien entre l'affaire des prothèses mammaires PIP de Jean Claude MAS et les Biens Mal Acquis ? En apparence aucun mais lisez l'article ci-dessous et vous verrez qu'il y a peut-être des liens au travers de sociétés écrans mais c'est à la justice de poursuivre ses enquêtes car le caillou semble grossir désormais dans la belle chaussure de Denis Sassou Nguesso en dépit de son impunité absolue.

Ce qui ressort de la lecture de cet article, c'est le rapport des Sassou & Nguesso avec deux hommes d'affaires de la finance luxembourgeoise désormais décédés qui étaient liés avec Jean-Claude MAS. En enquêtant sur l'affaire des prothèses mammaires défectueuses, les juges ont découvert que les deux financiers Alain Sereyjol-Garros et Fabio Perreza travaillaient aussi avec le clan Sassou & Nguesso au travers de deux sociétés écrans Edenor et Matsip Consulting servant au blanchiment d'argent.

Leurs morts taxées de suicides suscitent désormais la suspicion. Nous pensons  que le clan Sassou & Nguesso a plus à perdre parce qu'il a plus à cacher dans cette affaire de décès louches au Luxembourg : Matsip Consulting est intervenu dans le rachat de la villa Suzette du Vésinet dans les Yvelines appartenant désormais à monsieur Denis Sassou Nguesso en 2004 et dans l'achat d'une Aston Martin DB9 pour le compte de Willy Nguesso en avançant plus de 95000 euros.

L'argent du clan Sassou & Nguesso se trouve donc en partie au Luxembourg dont 140 millions d'euros à la banque luxembourgeoise SEB. Nous demandons par ailleurs à la banque SEB de bloquer ces140 millions d'euros parce qu'ils appartiennent au peuple congolais. Dans cette affaire, la suspicion judiciaire doit tourner son regard du côté de ceux qui se croient tout permis parce que détenteurs du droit à l'impunité absolue. Suivez mon regard... 

ACTU-MATCH | DIMANCHE 28 AVRIL 2013

CE QUE CACHE LE SCANDALE DES
 PROTHÈSES  MAMMAIRES
Ce que cache le scandale des prothèses mammaires
 

Pendant une suspension d'audience, Jean-Claude Mas fume une cigarette devant le palais de Justice de Marseille, le 17 avril. | Photo REUTERS/Jean-Paul Pelissier


Paru dans Match

Suicides et accidents inexpliqués, prête-noms, sociétés-écrans au Luxembourg, fonds latino-américains, africains…

20 mai 2007. Quartier du Limpertsberg, au Luxembourg. Quelque chose ne tourne pas rond dans l’appartement du 45, rue Siggy. Les policiers constatent le décès de Fabio Pezzera, 39 ans. Il a apparemment succombé à une overdose. Mais ce qui dérange, c’est le désordre qui règne dans les lieux : tiroirs renversés, placards ouverts… Comme si quelqu’un était venu chercher quelque chose. Mais qui ? Mais quoi ?

Les activités de la victime dans la finance luxembourgeoise troublent des enquêteurs. Des fiduciaires, des sociétés-écrans... la mort de cet homme d’origine sud-américaine né à Versailles est d’autant plus dérangeante que celui qui partageait sa vie, Alain Sereyjol-Garros, a trouvé la mort lui aussi quelques mois plus tôt au pied de ce même immeuble de la rue Siggy. C’était le 27 janvier 2007. Sereyjol-Garros n’était pas que son amant. C’était aussi son associé. Il s’est défenestré quelques semaines après une tentative de suicide. Pezzera allait hériter des parts sociales de A.S.-G. dans différentes structures. Un cadeau empoisonné. Il n’en a guère profité.

Malgré cette étrange double mort, la police et la justice locale referment très vite l’enquête où pointe la suspicion. C’est un double suicide. Un point c’est tout.

Mais le poids du doute est tel que, six ans plus tard, alors que démarre à Marseille le tentaculaire procès de l’affaire PIP (Poly Implant Prothèse) pour « tromperie aggravée » (5 000 plaignantes et 269 avocats), la justice luxembourgeoise s’apprête à rouvrir le dossier des suicidés du Limpertsberg, comme un vieux coffre-fort rouillé livrant peu à peu ses secrets. Car Alain Sereyjol-Garros et Fabio Pezzera ont bien un point commun : Jean-Claude Mas, le « Géo Trouvetou » des prothèses mammaires, celui qui est accusé d’être le sinistre escroc de la saga PIP. L’affaire des prothèses pourrait être une piste pour expliquer ces morts suspectes, car le couple a des liens avec des circuits de blanchiment.

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UNE MORT ACCIDENTELLE DE PLUS… MAISAVEC LE RECUL, ON A ENVIE D’ÊTRE PRUDENT

Commençons par PIP. En ce début 2007, il n’est pas encore question de prothèses remplies de gel frelaté et des manipulations de ce tripatouilleur de faux seins. Né à Tarbes en 1939, Jean-Claude Mas débute dans la vente et se fait la main dans l’épicerie et les spiritueux. Mas est doué. Il a du bagou. Le laboratoire Bristol-Myers l’embauche dans les années 70. Viennent les années 80 et la rencontre du délégué médical avec Henri Arion. Ce chirurgien toulonnais, chercheur génial et distrait, se lance avec succès dans l’implantation de prothèses au sérum physiologique.

Arion est une sorte de professeur Tournesol. C’est l’époque de gloire de la société MAP, gérée par Dominique Lucciardi qui deviendra la compagne de Mas après avoir été celle d’Arion. Ce dernier publie dans les meilleures revues, se balade à vélo en costume de velours et opère à l’ancienne dans son cabinet du boulevard de Strasbourg, à Toulon. Pendant ce temps, Mas, qui apprend vite, s’initie à la production de faux seins avec une vingtaine d’employés qui bricolent dans des baignoires.

Henri Arion connaissait tout de cette période, mais il n’est plus là pour en témoigner. Ce passionné d’aviation s’est crashé le 23 juin 2004, tout près de la piste de l’aéroport de Cuers, à bord de son ULM Chickinox Kot Kot. L’enquête du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) conclut à une erreur de pilotage de l’instructeur qui se trouvait ce jour-là aux commandes. Des témoins ont entendu le moteur se couper, puis l’ULM 83 JV est tombé comme une pierre. Henri Arion ouvre donc la saga tragique de l’affaire PIP. Une mort accidentelle. Avec le recul, on a envie d’être prudent.

10 juillet 1991. Mas et sa nouvelle compagne créent la société Poly Implant Prothèse. L’unité de fabrication s’installe dans la zone industrielle de La Seyne-sur-Mer. PIP connaît une ascension fulgurante et devient le troisième producteur mondial de prothèses mammaires. Pourtant, dès 1996, des défauts dans le processus de fabrication sont relevés par des enquêteurs de la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (Drass). Leur rapport est transmis au parquet de Toulon qui ne trouve pas à l’époque matière à poursuivre. Trois plaintes seront classées sans suite. PIP est, en revanche, poursuivie et condamnée pour une banale infraction : la société n’indique pas sur certaines factures le nom du fournisseur. On saura plus tard qu’il s’agissait du fabricant de gel industriel au cœur du scandale.

LES POLICIERS ONT PERQUISITIONNÉ À NEUILLY UNE VILLA APPARTENANT À LA FILLE DU PRÉSIDENT CONGOLAIS

Mais la révélation de ces dernières semaines, c’est que l’affaire PIP en cacherait une autre. Les investigations des policiers du grand duché ont établi qu’Alain Sereyjol-Garros et son compère Pezzera tiraient les ficelles de deux autres sociétés-écrans, Edenor et, surtout, Matsip Consulting. La firme Graham Turner apparaît dans l’organigramme de ces deux entités. Or Matsip Consulting est au cœur des investigations menées par le parquet de Paris sur les « biens mal acquis » de chefs d’Etat africains, notamment ceux de la famille du président du Congo, Denis Sassou-Nguesso. Deux associations, Transparency International et Sherpa, sont à l’origine de l’ouverture en 2009 d’une information judiciaire au terme d’un long combat destiné à faire toute la lumière sur ces détournements d’argent public qui ont saigné les caisses des Etats concernés. Depuis 2010, Denis Sassou-Nguesso, à l’image du Guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et au Gabon de la famille Bongo, est dans le collimateur des juges Roger Le Loire et René Grouman qui ont procédé en février dernier à de nouvelles perquisitions et saisi des comptes bancaires. Les policiers ont perquisitionné à Neuilly dans une villa appartenant à la fille du président congolais. Panique à Brazzaville.

Le Luxembourg est au cœur de la nébuleuse Nguesso. Matsip Consulting intervient en 2005 dans le rachat de la villa Suzette du Vésinet, une superbe demeure de 485 mètres carrés plantée dans les Yvelines, avec salles de bains en marbre, dont le seul défaut est de border une voie ferrée. Acquise par Valentin, le frère aîné du président congolais, la demeure est rachetée à son décès, en 2004, par l’intermédiaire de la nébuleuse luxembourgeoise. La société (dont les actionnaires ne sont pas connus) intervient également dans l’acquisition par Wilfrid, le neveu du président, d’une Aston Martin DB9 pour 172 321 euros ; 95 321 euros sont versés par Matsip Consulting via la Mutuel Bank du Luxembourg. Au total, selon un rapport de l’association CCFD-Terre solidaire, la famille congolaise serait titulaire de 18 propriétés de luxe en France et de 112 comptes bancaires, dont 140 millions d’euros à la banque luxembourgeoise SEB en 1997. Quant à Matsip Consulting, elle demeurerait redevable de 600 000 euros de factures impayées sur des travaux effectués dans la villa Suzette, justifiant des poursuites judiciaires.

DANS CE LABYRINTHEFUNESTE, MAS SEMBLE DÉRISOIRE

En février 2013, les magistrats français ont demandé un réquisitoire supplétif, estimant que « les acquisitions mobilières et immobilières des membres ou proches des familles Obiang Nguema, Sassou-Nguesso et Bongo ont perduré via des prête-noms jusqu’à la fin 2011 ». Matsip Consulting demeure en première ligne et au croisement de l’affaire PIP et des malversations africaines. Des ramifications incroyables !

 

Les esprits soupçonneux relèveront que les décès de Sereyjol-Garros et Pezzera surviennent précisément la même année que l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris pressé par les associations humanitaires… Les registres luxembourgeois révèlent que Matsip Consulting a été montée le 17 mars 2005 par Sereyjol-Garros, qui occupe alors les fonctions d’administrateur au travers de deux entités domiciliées dans un paradis fiscal, les îles Vierges britanniques. `

A gauche, une nébuleuse financièreMe Christine Ravaz, l’avocate d’une plaignante, a ouvert un autre volet de l’affaire en portant plainte pour blanchiment, banqueroute frauduleuse, abus de biens sociaux...

Le 2 mars 2007, soit un peu plus d’un mois après son « suicide », l’ensemble des administrateurs, dont la société Graham Turner SA, est révoqué. S’agit-il d’effacer les traces de Sereyjol-Garros ? Edenor, une structure dans laquelle apparaît le nom de Fabio Pezzera, entre alors en scène. Elle est à son tour révoquée de l’administration de Matsip Consulting à la suite du « suicide » de ce dernier, en mai de la même année.

S’ensuit durant quatre ans une valse régulière des administrateurs, une réforme des statuts et, in fine, un changement de nationalité de la société qui nous fait voyager successivement aux Seychelles, en Suisse, à Gibraltar et à Chypre, après un retour au Luxembourg ! On voudrait brouiller les pistes que l’on ne s’y prendrait pas autrement.

Ce circuit complexe laisserait apparaître qu’une partie des actifs de PIP aurait été aspirée dans les systèmes opaques de biens mal acquis avant de se volatiliser. La justice française n’est pas au bout de ses peines… Tandis que les victimes attendent avec angoisse une indemnisation, il convient de retrouver la trace du magot. Car Mas, lui, n’a apparemment plus le sou. Dans ce labyrinthe funeste, Mas semble dérisoire.Point final

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 21:59

Notre objectif dans cet article est de traiter de l'épineuse question de la corruption en montrant que c'est avec le propre argent du peuple qu'on le corrompt tandis que le pouvoir est corrompu par les étrangers qui viennent s'enrichir chez nous en pillant nos richesses - ce qui affaiblit la résistance intérieure de sorte à perpétuer le système machiavélique mis en place par Denis Sassou Nguesso. D'une manière générale, la corruption empêche tout bonnement la défense de l'intérêt national au profit de l'intérêt personnel.

Ce texte veut conscientiser le peuple car la corruption joue sur la dualité, sur l'antagonisme conscience individuelle/conscience collective. C'est au nom de la conscience collective qu'on revendique la liberté, la justice, la démocratie, les droits et les devoirs de tous. Si un pouvoir parvient à casser la conscience collective en chacun de ses citoyens, il peut gouverner le pays indéfiniment.

Cette corruption ne prend pas seulement la forme de l'argent ; elle peut aussi consister en privilèges, en services, en emplois ou en dons qui vous rendent redevables à un système comme si vous lui deviez quelque chose - alors qu'en fait, vous ne lui devez rien. L'argent qu'on vous donne a été volé dans les caisses de l'Etat ; c'est donc l'argent du peuple, c'est-à-dire, le vôtre. Cependant, en le détournant, il apparaît comme de l'argent privé. D'ailleurs, vous le voyez sortir de la poche d'un individu. Ce don immérité déclenche en vous une reconnaissance qui vous pousse à soutenir le système qui tue vos propres concitoyens.

Au Congo, nous avons compris à des petites échelles comment fonctionnait la corruption en 2008. Voici ce que disait X :  "Il nous résiste. Si ça continue, il n'y a qu'une chose à  faire : nous allons l'acheter" Par acheter, il faut entendre, le corrompre en lui proposant de l'argent. On ne corrompt d'abord que ceux qui ont une certaine emprise sur les masses. Vous comprendrez qu'à ce titre, le plus exposé de tous est Denis Sassou Nguesso. On voit à présent des députés et des sénateurs corrompus aller prêcher le mauvais Evangile de la modification de la constitution pour que Denis Sassou reste au pouvoir. Ils vont corrompre les chefs traditionnels et même les chefs de quartier à cette fin. Avec l'argent du peuple ! Mon dieu !

Afin d'encenser Sassou, un agent qui ne se présentait que derrière un matricule commençant par MZ me promettait 600.000 euros. Il voulait que DNCB se transforme en un espace laudatif pour le pouvoir. C'est que le système a besoin de corrompre ceux qui lui résistent, ceux qui s'opposent à lui ou ceux à qui il veut confier une certaine mission qui risque de mettre leur conscience à mal.

Il n'y a pas un seul niveau structurel au Congo où la corruption n'opère pas. Sassou lui-même est corrompu, lui qui ne passe pas de marché à un opérateur économique si ce dernier ne lui donne pas dix pour cent du chiffre d'affaires. Le P.C.T. a une caisse noire pour corrompre - tout comme la SNPC et la présidence de la république. Lors du séjour de Sassou en France au cours de ce mois d'avril, l'avion présidentiel a transporté environ cent cinquante personnes pour qu'ils viennent l'acclamer à l'aéroport - en dehors de ceux qui ont reçu la modique somme de cinquante euros. Nombreux ne sont d'ailleurs pas retournés au Congo.

Nous ne pouvons pas continuer à nous plaindre que le pays se dégrade si nous ne sommes pas capables de résister  aux pesanteurs de l'argent sur notre conscience. Il est vrai que nous sommes pauvres, que certains vivent dans des conditions difficiles et voient parfois leur voisin brusquement chacun de catégorie sociale mais là n'est pas l'essentiel de la vie en société car nous ne serions pas mieux que les fourmis, ces insectes qui font passer le groupe avant leur propre vie - quitte à se sacrifier pour la pérennité du tout social.

Prenons juste l'exemple de la grève des enseignants qui demandent la revalorisation de leur point d'indice. Si le pouvoir parvient à corrompre les leaders syndicalistes, la grève n'aura finalement servi à rien puisque ceux-ci inviteront les enseignants à reprendre le chemin des écoles, des collèges et des lycées, alors que si la grève pouvait aller jusqu'au bout, c'est certainement toute la fonction publique qui gagnerait en matière de revalorisation indiciaire.


La tentation est grande de lâcher l'intérêt collectif pour servir son ego, l'intérêt individuel et en le faisant, on enfonce la société. Vous avez cet homme dont la fonction est pourtant de lutter contre la pollution dire que les plages de Pointe-Noire polluées aux hydrocarbures n'étaient pas un problème - parce qu'il est tout simplement corrompu. Ce monsieur Tchibota a bénéficié de son appartenance à la famille de la femme du président pour obtenir ce poste. A ce titre, il était déjà redevable du système mais il a certainement reçu quelque chose en plus pour minimiser la plus grande pollution maritime du Congo.

L'argent est un ensemble de possibilités d'actions qui s'ouvrent à vous, de sorte que vous oubliez le sort des autres pour se focaliser sur le vôtre propre. Ainsi, vous ne défendez plus la cause commune. Nous voyons désormais certains politiciens éjectés par le système se muer brusquement en opposants parce qu'ils veulent bouffer en se postant aux premières loges, là où agit en premier lieu la corruption. Dès qu'ils trouvent une satisfaction individuelle, ils lâchent le pays, ils le laissent sombrer dans la folie et la saleté parce qu'ils peuvent vivre dans des châteaux. Un tel soulevait les foules lors de meetings qui s'est tu depuis qu'il a obtenu un poste de sénateur. Ce poste n'est-il pas une forme de corruption ?


Le problème du Congo, c'est d'abord la mauvaise qualité de ses hommes politiques qui viennent signer des contrats aveuglément à l'étranger contre des mallettes d'argent et des femmes faciles. Comment sauver un pays gangrené par la corruption ? La tâche est difficile mais un sursaut de moralité est possible. Tout est question d'éducation, de valeurs, de grandeur d'âme et d'esprit.

Non, nous ne sommes pas pauvres parce que nous n'avons aucune richesse mais nous le sommes parce que nous manquons au pouvoir, au sommet, au niveau des centres de décision des hommes intègres, incorruptibles. Ceux qui corrompent le peuple, vous savez qu'ils sont eux-mêmes corruptibles sinon pourquoi adhèrent-ils à ces pratiques ?

Il faut corrompre les fonctionnaires pour obtenir un passeport pourtant gratuit désormais. La corruption au Congo est érigée en système et nous ne sauverons pas notre pays si nous n'en prenons pas conscience. La corruption conduit inéluctablement à un patricide, à  un démocide car chacun se sert au lieu de servir le pays ou le peuple et quand la volonté individuelle combat la volonté collective, quand l'intérêt de sa petite personne est au-dessus de l'intérêt de tous, c'est la communauté qui se meurt.

Regardez juste ce qui se passe en Europe, un continent qui se meurt parce que des fils de ce continent trahissent leur propre pays par la fraude fiscale, par la recherche ailleurs du plus faible coût de production, etc. Et il faut ajouter que des technocrates non élus par les peuples sapent l'Europe en libéralisant son marché parce qu'ils sont sous l'influence des lobbies tandis que le marché chinois est fermé à l'importation. Récemment, nous avons vu le président Hollande déplorer le fait que la balance commerciale entre la France et la Chine était déficitaire de 27 milliards d'euros du côté français car la France importe plus de produits chinois au lieu de favoriser le made in France. Ce double noeud Etat/Europe travaillant plus pour l'intérêt personnel et privé (entreprises, multinationales, organismes de toutes sortes, etc)  détruit peu à peu l'intérêt collectif. En effet, en Europe, les riches vont bien puisque de plus en plus riches mais ce sont les Etats qui représentent l'intérêt collectif qui sont de plus en plus pauvres et dans l'obligation de s'endetter. Or, la dette, ce système mafieux, telle qu'elle a été conçue, est inextinguible, c'est-à-dire, qu'elle est le moyen le plus sûr de réduire les peuples du monde entier en esclavage.

Comment des banques centrales peuvent-elles être privées tout en prétendant représenter l'intérêt collectif ? Comment ne pas imaginer et comprendre qu'elles finiront par défendre l'intérêt privé que l'intérêt public ? Le cas de la Federal Reserve américaine nous instruit beaucoup car c'est le plus grand scandale financier du monde où quelques individus se sont arrogés le droit de produire de la monnaie sur la base de rien et le prêtent aux Etats-Unis dans une dette qui ne cesse efforyablement de grossir !

Si nous ne consolidons pas l'intérêt collectif, le Congo ne nous appartiendra plus dans un demi-siècle : dans notre volonté de nous servir, dans notre corruptibilité, nous aurons fini de vendre notre pays aux étrangers au travers de la corruption qui nous aveugle. Si tout cela continue, dans un demi-siècle, peut-être moins, le jeu des lobbies opérant à outrance, le Congolais sera étranger chez lui et le Chinois plus Congolais que les descendants de Makoko. Si ce n'est pas déjà le  cas...

 

 

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 19:19

La télévision officielle du pouvoir vient de nous apprendre que le régime a libéré les deux enseignants arrêtés pour décrisper la tension signant ainsi l'échec de la politique de l'intimidation. C'est qu'il y a un risque à titiller l'entendement populaire très sensible à l'injustice. Ce système rajoute du détestable au détestable, de l'injustice à l'injustice, de la misère à la misère, de la souffrance à la souffrance mais à marcher trop près de la corde raide, un jour, elle va casser. Entre le pouvoir et la chute, un simple filet de peur. Tout petit, tout mince mais qui résiste prolongeant l'agonie de ce pouvoir moribond vomi par tous. Un jour, il n'y aura plus de filet de peur et ça sera le grand plongeon dans l'abîme de la colère des souffreteux, des miséreux, des méprisés. Toute cette colère retenue, un jour sera lâchée sur les avortons de l'injustice et ce jour-là, il n'y aura pas de soleil pour les criminels.

Oui, la grève des enseignants se poursuit et les caciques du PCT, les docteurs en agitation politique, les rhéteurs en tromperie populaire, les marabouts de tous acabits affûtent leurs mensonges et leurs gris-gris. Il doit être gros ce mensonge qui séduira les enseignants en rogne depuis le 25 février 2013, eux qui résistent à la faim et à la peur, résolus à obtenir gain de cause.

Nous voyons venir le pouvoir au travers des déclarations du très fétichiste ministre Florent Tsiba : "Oui, le pouvoir va vous accorder la révision à la hausse du point d'indice mais il faudra attendre l'année prochaine quand on votera le nouveau budget. D'ailleurs, cette révision concerne tout le monde (entendez que si les autres corporations se tiennent au carreau de la docilité, les enseignants peuvent aussi suivre leur exemple) - ce qui est normal - même si c'est au travers de la grève des enseignants que la promesse d'un meilleur indice va descendre dans l'escarcelle du fonctionnaire. Bref, attendez pour des raisons budgétaires." Certes, les mots de Florent Tsiba ne sont pas reproduits à l'identique mais nous avons bien cerné l'esprit qui oeuvre en lui : l'esprit du serpent, la ruse, vieille comme le péché au jardin du mensonge.

Seulement, il y a un hic. L'année dernière, mes 363 abonnés qui reçoivent mes articles peuvent en témoigner, nous avons vu le budget de l'Etat congolais bondir de 400 milliards de francs cfa, les milliards en surplus ayant surgi - alors que le budget avait déjà été voté - du néant ! Alors, chers enseignants, vous avez vu l'argent distribué aux familles (3 millions de francs cfa d'urgence) avec un dédommagement de 25 millions de francs cfa promis aux familles pour chaque mort. D'où vient l'argent ? De la BEAC où se trouvent nos surliquidités, l'argent du pétrole qui n'a pas été comptabilisé dans le budget de l'Etat puisque le budget est établi avec un prix moyen du baril de 50 dollars. Or, nous savons tous que le baril de pétrole dépasse souvent les 100 dollars pendant plusieurs mois. Où passe cet argent ? Généralement dans les poches de Sassou et des membres du clan. Donc l'argument du budget ne tient pas la route. Si le pouvoir s'émeut pour vous, enseignants, comme il s'est ému du sort des malheureux du drame du 4 mars 2012, il vous aurait déjà trouvé l'argent qui rehausse le point d'indice qui vous permettrait de mieux survivre. NE CEDEZ PAS ! ENSEIGNANT, TU NE CEDERAS PAS !

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 12:51

Depuis un moment, le Congo semble s'en prendre ostensiblement aux Tchadiens résidant sur son territoire par un renforcement de contrôle d'identité et de renvoi aux frontières. La question que tout le monde se pose est : pourquoi un tel acharnement ? Une telle action ciblée obéit nécessairement à un objectif politique que nous avons du mal à comprendre et à saisir  puisqu'il n'est pas exprimée publiquement - rendant l'action incompréhensible parce que sans motivations réelles apparentes.

Voici une petite animation qui formule une hypothèse qui n'est pas forcément l'explication qui sous-tend cette opération mais elle a de quoi séduire. Les liens entre Idriss Déby et Denis Sassou Nguesso sont pourtant réputés très bons mais en politique, il n'y a que des intérêts. Dans la guerre des EGO, c'est chacun pour son visage lisse. Sassou veut absolument conquérir le leadeship sous-régional en apparaissant comme le "sage" de l'Afrique centrale tandis qu'Idriss Déby convoite le même leadership mais en apparaissant comme la force l aplus fiable dans la sous-région.

En abandonnant l'ancien président centrafricain, françois Bozizé, fils spirituel de Denis Sassou Nguesso, entre les mains de la SELEKA - alors qu'il lui avait promis assistance, Déby  a certainement inquiété Denis Sassou Nguesso qui pourrait redouter que des mercenaires tchadiens sur place le renversent en se liant avec l'opposition intérieure ou extérieure.

Déby avec son offensive positive au Mali à côté des troupes françaises prend le leadership politique en Afrique centrale au détriment du grand éléphant de l'Alima. A l'Elysée, le Tchad est une voix qui désormais compte. D'ailleurs, Sassou a aussi envoyé des troupes au Mali pour qu'Idriss Déby ne soit pas le seul représentant de l'Afrique centrale. Hélas, les troupes tchadiennes sont plus aguerries que celles du Congo qui d'ailleurs n'ont pas fait le poids devant l'offensive éclair de la SELEKA.

Sassou déteste ceux qui lui font de l'ombre. Or, Idriss Déby de ce côté-là, projette comme l'ombre majestueuse d'un gros baobab sur tout le précarré français. Sassou a voulu faire croire au président François Hollande que les islamistes étaient une menace même pour l'Afrique centrale en majorité chrétienne et c'est peut-être à titre préventif qu'il renvoie les tchadienschez eux au nom d'une menace "islamiste" imaginaire puisque les tchadiens ne sont pas les seuls africains de confesstion musulmane au Congo.

Certains pensent que la chasse aux Tchadiens orchestrée par Denis Sassou Nguesso symbolise une forme de jalousie envers Idriss Déby. Contrôler juste les Tchadiens les discrimine, vu que le Congo renferme de nombreux immigrés de toutes origines. A moins qu'il s'agisse d'un plan exécuté de connivence entre les deux hommes d'Etat...

 

Si l'animation ne s'ouvre pas, voici le lien qui permet de l'atteindre sur son url personnelle : 
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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 22:20

NO COMMENT. REGARDEZ !

 

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 18:21

Il faut croire que même la presse qui lui a fait allégeance en lui lèchant le derrière sent désormais l'odeur fétide du mensonge et de la parole dévaluée de monsieur Denis Sassou Nguesso qui échoue dans tout ce qu'il entreprend non pas seulement parce qu'il est incompétent mais d'abord parce qu'il n'a en fait aucune autorité sur ceux qui l'ont porté au pouvoir et qu'il a placés à des postes de direction et de décision en guise de récompense. Fonction publique, admnistration, police, douane, armée, immigration, directions diverses, ils n'en font qu'à leur tête. Jamais punis, jamain inquiétés même pas blâmés, ils se croient tout permis. "SASSOU MANGE ; NOUS AUSSI, NOUS MANGEONS !" Dans un monde où personne n'est pur et irréprochable - surtout pas le chef des démons - chacun fait sa loi car il n'a de leçon à recevoir de personne.

Nombreux se sont réjouis à l'idée de la gratuité des pièces d'état civil. Pas nous. Nos 363 abonnés peuvent relire nos articles : nous avons prédit que la gratuité des documents de l'état civil serait un échec cuisant car cette gratuité livrait le citoyen lambda à l'appétit féroce des agents véreux puisqu'il avait perdu le droit de revendication que lui conférait le fait de payer son passeport et que surtout, les passeports se font rares, passeports que l'on vend sous le coude. Les citoyens ont été réduits à l'état de quémandeurs de pièces d'état civil alors que ce sont des droits. Des droits que la gratuité a transformés en privilèges payants - de sorte que le plus offrant est servi avant et qu'à celui qui n'a rien on dit : "Va appeler Sassou qu'il vienne te donner des papiers..." Et vous croyez que cela sert à quelque chose d'aller se plaindre auprès du grand éléphant qui est le premier d'entre tous à détruire la forêt ? Encore faille-t-il le voir. Et surtout, il est au courant des magouilles de toutes sortes mais que diable dit-il ? "ILS SONT TOUS LES MEMES, LES CONGOLAIS. CES CONGOLAIS-LA ? IL N'Y A RIEN A FAIRE. CE N'EST MEME PAS LA PEINE DE CHANGER LES HOMMES. TOUS PAREILS !" La preuve, des ministres- séquoias à la longévité imbattable dont certains passent plus de temps à se soigner qu'à autre chose.

Le griot blanc payé rubis sur ongle dévoile sur sa presse privée financée avec de l'argent public, qu'il faut à présent payer 100.000 francs cfa (154 euros) pour obtenir un passeport - alors qu'avant, il coûtait moins cher (environ 60.000 francs cfa). Nous avons prédit qu'en imposant la gratuité des documents officiels, Sassou supprimait le contrôle et la possibilité de revendication - ce qui donnait plus de pouvoir à ceux qui ont un appétit féroce nourri à l'argent facile. D'où lui vient cette idée saugrenue ? Qui l'a lui a vendue ? Et pourquoi ? L'objectif était d'échapper au contrôle, au peu de contrôle populaire qui existait car personne ne cherche à contrôler la gratuité. Ils se déplacent avec l'appareil qui fait les passeports et peuvent les délivrer de n'importe où d'où des scandales comme des passeports délivrés à des étrangers. Rappelez-vous le scandale des passeports congolais délivrés aux Libanais et au Liban, s'il vous plaît...

Ce n'est pas tout. Le passeport ne se délivre plus comme ça : il faut présenter un billet ou une attestation de voyage car disent-ils nombreux ont des passeports qui ne servent à rien - alors que le passeport est avant tout une pièce d'état civil international que tout Congolais en âge de voyager devrait posséder. Ils ont paraît-il créé un service qui délivre des documents payants attestant d'un imminent voyage. Il faut que le petit peuple crache, saigne, transpire pour acheter le document de la possible liberté vers l'ailleurs. Ceux qui veulent fuir la misère établie politiquement depuis plus de cinquante ans doivent en payer le prix et  rien, nous disons bien rien - même quand on a  déboursé 100.000 francs cfa - ne vous garantit que vous obtiendrez le précieux césame.

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