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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 22:57

La LC dévoile la guerre que se livrent une société chinoise soutenue par le lobbyiste Jean Jacques Bouya (Hanlong Group) et une autre société australienne (Sundance Resources) au travers de sa filiale Congo Iron pour l'exploitation du fer du gisement Mbalam à cheval entre le Congo et le Cameroun. Vous savez, je ne suis pas fan des Chinois qui ont mis en place une véritable colonisation de l'Afrique par le biais de l'économie. Ma constance parle pour moi mais dans le dossier que vous allez découvrir, les Chinois proposent la construction d'un chemin de fer de 1500 kilomètres pour évacuer le fer de Mbalam par le port autonome de Pointe-Noire - ce qui permettrait un meilleur contrôle des minérais de fer qui sortent du pays car si cela se faisait par le Cameroun comme c'est le cas en partie pour le bois, le pouvoir en profiterait pour minorer les chiffres.

Le projet chinois est jugé trop coûteux par Pierre Oba, le ministre des mines. Nous estimons que l'affaire peut être résolue autrement si on demandait aux Chinois de financer et de construire eux-mêmes le chemin de fer en imposant l'embauche de la main d'oeuvre locale ; ce qui créerait de nombreux emplois et permettrait la mise en valeur d'une grande partie du nord du pays car il serait possible d'installer des gares tout le long de la voie ferrée (ce qui provoquerait un regroupement de populations), d'évacuer autre chose que le fer, soulageant ainsi notre vieille voie ferrée CFCO qui daterait de 1910. Quand cessera l'exploitation du fer, il nous restera au moins le chemin de fer comme dans le cas de la Comilog pour le manganèse. S'il nous prenne notre fer, qu'il nous laisse au moins le chemin de fer à défaut de leur imposer de transformer le fer sur place - ce qu'un chef d'Etat désireux de diminuer le chômage dans son pays n'hésiterait pas de mettre sur la balance.

Cette voie ferrée pourrait aussi être un véritable atout touristique : en effet, le nord du pays possède un tel potentiel dans ce domaine qu'une voie ferrée pourrait faciliter l'affluence des touristes étrangers...

Au lieu de se précipiter sur des solutions de facilité, il vaut mieux prendre celle qui permet au Congo de gagner un peu plus car les Chinois n'auront aucun mal à rentabiliser cette affaire, vu la grosse demande de fer en Chine et dans le monde : le fer est très demandé dans la construction et dans l'industrie, deux domaines en forte croissance en Chine.

Doit-on comprendre que le clan Sassou & Nguesso, en décidant de créer une société de gestion des parts congolaises à l'instar de la SNPC, serait pressé d'empocher le fric au lieu de penser d'abord à l'intérêt de la nation ? Il faut donc pousser Congo Iron à accepter l'OPA du groupe chinois Hanlong Group en posant des conditions. Les Chinois sont assez riches pour y consentir sinon pourquoi auraient-il proposé la construction d'une voie ferrée ?

De toute façon, pour atteindre le port de Kribi au Cameroun, port situé à 500 kilomètres, il faudra bien construire une voie ferrée et Sassou préfèrerait que ce soient les Camerounais qui en bénéficient alors que le fer est exploité au Congo ? N'oublions pas que l'Etat camerounais nous fera payer des droits de passage comme le faisait l'Etat gabonais à l'époque de l'exploitation du manganèse écoulé via leur chemin de fer jusqu'à l'océan atlantique.

Que se serait-il passé si les colons français n'avaient pas eu l'idée de construire un chemin de fer afin d'évacuer les ressources de leur pillage colonial vers l'océan ? Eh bien, le Congo n'aurait même pas un chemin de fer. Alors, si on peut avoir un deuxième qui soulagerait le premier. De plus, sans débourser le moindre rond...

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 19:26

Voici un article de la LC qui dévoile les noms des avocats des chefs d'Etat africains qui défendent leurs causes à l'étranger. Et ce ne sont pas les affaires qui manquent : entre celles qui relèvent du domaine privé et celles qui renvoient à la sphère étatique. Sassou, Bongo et Obiang se débattent comme des beaux diables pour ôter le caillou des biens mal acquis dans leurs chaussures car ça fait mal, très mal et ce n'est pas le jeune Teodoro Obiang Nguéma qui dira le contraire.

Les avocats hexagonaux se taillent la part du lion concernant les présidents cités dans cet article et on ne peut rien leur reprocher puisque tout le monde a droit à un avocat dans les tribunaux de pays civilisés, notamment, ceux qui peuvent bien les payer, surtout les dictateurs criminels et détourneurs qui ont grand besoin d'enrôler les meilleurs. Plus on a des choses à se reprocher, plus on a besoin d'être défendu. Denis Sassou Nguesso en a trois, deux hommes et une femme que l'on a souvent vue défendant sa cause sur les chaînes de télévision françaises.

Mais que reprochent-ils aux avocats africains ? Des compétences moindres ou de ne pas savoir la boucler car ils en ont des choses, à cacher, nos gaillards ? Simple question d'épiderme ou espèrent-ils simplement qu'ils soient mieux entendus dans les tribunaux occidentaux ou d'ailleurs ?

De toute façon, ils peuvent se le permettre, nos gouverneurs noirs : ils ont des trésors publics pour les payer au prix de l'once d'or. Attention, il doit certainement s'agir d'avocats de renom et de qualité comme vous le verrez pour certains ; ce n'est pas une simple affaire de couleur d'épiderme...

Nous attendons toujours la date du procès de l'affaire des Biens Mal Acquis afin d'y assister mais vu la vitesse de l'enquête, nous attendrons longtemps. En effet, quand la justice marche à la vitesse de la politique, c'est comme si le guépard courait à la vitesse de la tortue. Cependant, l'essentiel est de traverser la ligne du jugement...

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 14:30

MarionMadzimbEhouango.jpgNous avons décidé d'en savoir un peu plus sur le professeur Marion Madzimba Ehouango, un homme qui aurait acheté récemment une villa à Tours en France et une maison en Angola aux dires de quelqu'un qui prétend un peu le connaître et qui pensait qu'il était encore en France. L'homme affirme que la maison de Brazzaville qui a fait l'objet du saccage des hommes de Jean-François Ndenguet est connue de Denis Sassou Nguesso qui y aurait séjourné lors des événements de 1997. Au vu de son patrimoine et de son train de vie, Marion Madzimba fait partie des nantis : en effet, tous les professeurs de l'université Marien Ngouabi n'ont pas son train de vie. D'ailleurs, certains n'ont même pas de maison puisqu'ils louent. Le professeur Marion Madzimba Ehouango ne fait pas partie des aigris car le confort de ses conditions de vie parle pour lui...

Il semblerait qu'il aurait même fait de la prison à l'époque de Sassou 1 parce qu'il aurait été accusé d'avoir détourné de l'argent au ministère du travail ou quelque chose comme ça (nous parlons au conditionnel). Nous ignorons si c'est vrai mais le luxe de sa maison qu'on dit à plusieurs étages en plein Ouenzé en dit long : ce n'est pas avec un simple salaire de professeur d'université qu'il peut justifier de tout ce fabuleux décor d'intérieur avec des vases chinois entre autres objets. Même pas celui d'un directeur de cabinet !

Pendant les événements de 1997 opposant Pascal Lissouba et l'enfant terrible de l'Alima, il aurait soutenu Sassou en instaurant une espèce de taxe sur la route du nord afin de nourrir les Cobras qui combattaient pour Sassou : les voitures et les véhicules donnaient de l'argent, les pêcheurs du poisson, etc. Il aurait rédigé les conclusions des accords de Libreville entre Sassou et Lissouba sous l'arbitrage de feu le président Omar Bongo. Il a été un des défenseurs du régime présidentiel instauré par Denis Sassou Nguesso en affirmant que le régime parlementaire ne nous avait apporté que des problèmes. Il se serait  enrichi pendant cette période trouble de 1997 comme de nombreuses autres personnes et personnalités ayant soutenu Denis Sassou Nguesso. Récompense de guerre oblige...

Aujourd'hui, pour  de nombreux Katangais (ressortissants de la Likouala), il y a comme une sorte de déception parce qu'ils n'auraient pas été récompensés grassement pour avoir aidé le tyran Sassou à revenir aux affaires louches de la république. Ces derniers reprocheraient à Sassou d'avoir pactisé avec les sudistes, les ennemis d'hier dont certains roulent carosse aujoud'hui - alors qu'ils croupissent dans la misère. Du côté du pouvoir, on les soupçonne de vouloir organiser un putsch contre Sassou mais rien n'est sûr : Sassou, en tapant et sur les Tékés et sur les Kongos et sur les Katangais (Motando hier, Madzimba aujourd'hui) montre que son système de sécurité n'a pas vraiment d'infos fiables. Jean Dominique Okemba et Jean-François Ndenguet pataugent dans le tas parce qu'ils n'ont pas de piste sérieuse.

Bref, Marion Madzimba Ehouango est un homme qui se retrouve en proie avec le système qu'il a aidé à bâtir lui-même en 1997, comme lorsque Frankeinstein se retourne contre son maître qui lui a pourtant rendu la vie. Il a lui-même reconnu avoir été directeur d'un cabinet ministériel au cours de l'émission de MNTV. Une sorte de récompense pour son rôle joué auprès de Denis Sassou Nguesso pendant la guerre ?

Nous sommes invités à la méfiance car ce qui se passe à Brazzaville en ce moment n'est pas très clair dans la mesure où nous avons l'impression de vivre une atmosphère de fin de règne mais comme on connaît l'habileté des ressortissants du nord à se regrouper autour d'un idéal ou d'un objectif politique, personne ne peut dire aujourd'hui quelles sont les vraies motivations du professeur Marion Madzimba et si son combat est le même que le nôtre. Néanmoins, la justice ne faisant pas acception de personne, le vandalisme de sa maison doit être dénoncé comme une violation flagrante de la loi républicaine.

Il est un proverbe qui dit : "Quand vous avez mangé la soupe avec le diable, il vous reste toujours sur le palais comme une sorte de goût de l'enfer. A vie." Or, l'enfer n'est pas pavé que de bonnes intentions, les bonnes masquant en réalité les mauvaises et les pires. Et le pire au Congo est peut-être à venir...

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 22:16

Difficile de ne pas voir dans la réaction des vandales de Jean-François Ndenguet le 16 juillet 2013 au domicile du professeur Marion Madzimba Ehouango une conséquence de la vidéo que nous avons publiée sur notre site le 15 juillet 2013 et qui a circulé un peu partout sur le net juste avant. Cette pénétration par effraction dans un domicile privé relève de l'avertissement politique tout autant que de la violation de la loi qui préserve la vie privée et nous ne pouvons ne pas y voir l'ordre venu de plus haut, de chez le gros éléphant lui-même.

Encore une fois, vous avez la preuve que la police politique du pouvoir de Brazzaville commet délits et crimes au lieu de les dissuader ou de les empêcher, une situation triste qui donne toute la dimension d'une dictature qui ne se maintient que par la terreur, la violence, l'intimidation. Vous avez compris que nous réformerons cette police politique le moment venu.

Nombreux se demandent : "Pourquoi Sassou ne démet-il pas le Général Ndenguet comme grand patron de la police ?" La réponse devient évidente lorsque vous appréhendez la nature du régime : Sassou a besoin de Ndenguet pour orchestrer intimidations, meurtres, saccages, vandalisme, tortures, etc, pour maintenir le pays dans le statu quo et gouverner par la peur. Aussi, dans un tel système, les violents comme Ndenguet et Jean-Dominique Okemba apparaissent comme des piliers nécessaires.

Il semblerait que la demeure du ministre Isidore Mvouba ait aussi été visitée par les hommes du Général Ndenguet à la recherche de mystérieux documents pendant que le maître de maison est convalescent en France. Si la nouvelle est confirmée, cela augure de tensions au coeur même du système, Isidore Mvouba étant un des hommes de confiance de Denis Sassou Nguesso et, farfouiller dans ses affaires en son absence sonnerait comme l'aveu que Sassou a basculé en mode méfiance généralisée envers ses proches collaborateurs. Et une telle fracture dans le capital confiance d'un régime prélude à l'imminence de la fin du système, même s'il dure encore quelques années...

Etrange que le saccage de la maison de Marion Madzimba Ehouango intervienne juste après notre texte sur sa vidéo. La réaction par la force marque la faiblesse de l'esprit. Lorsqu'on ne parvient pas à triompher par les armes et la vertu de la raison, on passe en mode force brute pour instiller la peur, pour inspirer la crainte, pour bâillonner la bouche libérée de son mutisme. Un pouvoir qui ne se pérennise que par le spectre du mal finit par être ébranlé un jour. Il n'y a jamais eu de terreur éternelle en matière de gouvernance. Même Attila a été vaincu !

Juste une remarque. Dans la vidéo, vous allez entendre le professeur Marion Madzimba Ehouango qui filme dire : "Si mes Katangais entendaient ça... J'ai téléphoné à la famille...", une phrase qui témoigne qu'au Congo en cas d'agression, le réflexe du repli identitaire reprend le dessus. Pour information, les Katangais sont les ressortissants de la Likouala qui ont aidé Denis Sassou Nguesso lors de son coup d'Etat de 1997 à reprendre le pouvoir. Le professeur doit donc arrêter de croire que l'analyse ethnique ou ethnorégionale ne soit pas apte à rendre compte du comportement politique dans notre pays. Il est évident que s'il était de l'ethnie du chef de l'Etat, on n'aurait pas vandalisé sa maison de la sorte.

A l'homme des masses affamées et des mères malnutries sans lait pour leurs nourrissons, il n'y aura plus de silence dans les Ténèbres de la dictature. La parole a été libérée de sa prison de peur. Il ne va pas se taire parce que les hommes de votre molosse attitré ont cassé quelques meubles dans sa maison et nous non plus parce que nous voulons ce qui est bien pour notre peuple. A monsieur Denis Sassou Nguesso, vous qui vous surnommiez dans votre jeunesse, "Le Prince", ce ne sont pas des méthodes de prince, encore moins de roi. Retenez donc les canines de votre chient méchant, Ndenguet ! S'en prendre à un intellectuel incarne la lâcheté la plus ignoble qui soit pour un homme d'Etat de votre acabit !

 


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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 11:07

Nous constatons tous, au Congo en particulier, en Afrique centrale en général, une percée de l'islam qui plante ses minarets comme on plante ses drapeaux d'occupation dans un pays conquis. L'islam est une religion au prosélytisme guerrier, conquérant, assujettissant. Vous avez l'histoire et le Coran pour en témoigner, l'histoire pour retrouver les violences de l'implantation de l'islam partout où il s'est enraciné et le coran pour connaître ses objectifs de domination universelle jusqu'à l'avènement du Maadhi. La religion chrétienne s'est déployée par la prédication, la religion juive ne fait pas de prosélytisme en vertu du fait qu'elle n'est pas réservée aux Goyim mais aux maîtres du monde en général, le bouddhisme vous laisse libre de venir à lui. Quant à l'islam, il vous plante d'abord des mosquées - même lorsqu'il n'y a que le muezzin pour appeler à la prière des croyants imaginaires avant de vous inonder d'écoles coraniques, à moins qu'il  ne vous force à vous convertir sous la menace de l'épée ou par le biais de l'argent. D'ailleurs, je me demande quelles sont les raisons qui ont amené Bopaka à se convertir à l'islam, délaissant ainsi le christianisme probable de ses parents ou grands-parents...

En Côte-d'Ivoire, l'islam est désormais au pouvoir avec Dramane Alassane Ouattara, le Burkinabé - vous n'avez qu'à voir les noms de son entourage ; au Mali, elle a failli prendre le pouvoir si les Français au travers de l'opération Serval ne leur avaient pas barré la route ; en RDC où les hostilités ont repris au nord-Kivu, les Shebaabs somaliens sont entrés en guerre aux côtés des Ougandais. Au Congo, avec ses 192 nouvelles mosquées, les minarets vont bientôt devenir l'élément architectural dominant du milieu urbain. Si ce n'était que ça ! Denis Sassou Nguesso laisse les musulmans prendre le pays otage avec la libanisation des commerces au point où les Libanais peuvent vous jeter en prison d'un claquement de doigt puisque même le général Jean-François Ndenguet est leur obligé ou affamer le pays s'ils le souhaitent !

Nous avons toujours certes vécu avec des amis d'enfance ouest-africains mais ces nouveaux musulmans-là, ceux qui arrivent au Congo et qui tazzent les femmes, ceux qui passent avant vous aux stations d'essence, ont visiblement une vocation esclavagiste. On oublie souvent, et moi un jour ils me l'ont rappelé, que ce sont les musulmans qui ont commencé la traite négrière, le commerce du bois d'ébène avec ceci de notoire que les hommes noirs étaient emasculés, castrés.

Il y a désormais un peu trop d'étrangers musulmans dans mon pays kimuntiste assimilé chrétien et Denis Sassou Nguesso devrait faire attention à cela puisqu'on nous signale déjà des conflits confessionnels entre les frères de doctrine de Bopaka "Peinture" et les "croisés" comme aiment les appeler les islamistes.

Si les Shebaabs sont de l'autre côté du fleuve, ils peuvent le traverser. L'islam est une religion guerrière qui dans ses fondamentaux a inscrit la domination du monde qui devra de gré ou de force courber l'échine devant le croissant de lune et l'épée de l'islam. D'ailleurs, le drapeau des Shebaabs contient deux épées qui se croisent, symbole de la guerre. Déjà perturbés par nos divisions ethniques - et cela, ils le savent - s'ils persistent, s'ils le veulent, dans une dizaine ou une vingtaine d'années, les musulmans pourraient installer un des leurs au sommet de l'Etat congolais. Une grève des Libanais et des Ouest-Africains, et vous n'avez plus de pain, plus de sardines, plus de commerces ! C'est dangereux de livrer son pays aux étrangers de la sorte ! ET JE VOUS SIGNALE QUE LA LOI INTERDIT POURTANT AUX ETRANGERS DE PRODUIRE DU PAIN DANS NOTRE PAYS, DU PAIN QU'ILS LIVRENT MEME A NOTRE ARMEE. VOUS SENTEZ LE DANGER OU JE DOIS VOUS LE SIGNIFIER ?

Au Nigéria, le pays vit sous la terreur de la secte islamiste Boko Haram, littéralement : "Le chrétien est interdit" car dans l'islam, ce qui est haram relève de l'interdit, de ce qu'il faut détruire et Boko-Haram le prouve en dynamitant des églises, en assassinant des chrétiens. Et vous devez savoir que ses combattants font fuir l'armée officielle nigériane qui ne garde plus les frontières, vu que les terroristes de Boko Haram les tuent tous. Pour preuve, les autorités nigérianes n'ont jamais réussi à arrêter son grand chef qui a même commandité l'arrestation d'une famille de Français au Cameroun, une histoire qui a certes eu un dénouement heureux mais c'est la preuve que Boko Haram est déjà un spectre en Afrique centrale puisque le Cameroun y fait partie et de là qu'ils leur viennent l'envie de venir manger des bananes au Congo, il n'y a qu'un pas.

Résumons : Au Cameroun, le spectre de Boko Haram plane, en RDC, la violence des Shebaabs somaliens sévit au nord-Kivu aux côtés des Ougandais. Quant au Congo, les mosquées envahissent l'espace national - sans que cela n'inquiète Denis Sassou Nguesso trop occupé à soigner ses vaches et ses poissons-chats. Nous disons à nos compatriotes : "Soyez vigilants envers les compagnons de prière de Bopaka Peinture qui vous jettent déjà en prison car ils on corrompu toute la police si vous ne voulez pas assister à la "BOKO-HARAMISATION" du Congo de façon fulgurante dans quelques années". MONOKO NA NGAI NGANGA...

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 13:06

COMMENTAIRE : Le professeur Marion Madzimba Ehouango a formé de nombreuses générations de juristes congolais à l'Université Marien Ngouabi. C'est un homme admiré par ses étudiants et nous avons beaucoup d'égard pour sa personne car c'est assurément un homme de valeur - même s'il s'est à un moment de sa vie aventuré dans la nébuleuse trouble de la sphère politique.

Dans une émission à MNTV, la télé du frère de l'autre, il participe à une émission sur les antivaleurs. Sa posture d'"opposant" au régime politique en place au Congo est connue. Nous aurions souhaité qu'il critique la notion d'antivaleur introduite par Denis Sassou Nguesso en s'en tenant au fait juridique. C'est un terme qui sur le plan juridique et judiciaire ne veut rien dire : en droit, on parle de crime, de délit, de vice, de délinquance. En fait, sur le terreau du droit, ce qui fait la valeur, c'est le respect de la loi. Encore faille-t-il que la loi existe et soit respectée ou qu'elle ait les moyens de se faire respecter. Dans l'absolu, les valeurs changent ou se transforment selon les milieux, les espaces, la société et elles ont droit de cité tant qu'elles ne violent pas la loi. En fait, d'une manière générale, dans toute société, les valeurs naissent, grandissent, luttent, collaborent avec d'autres valeurs, et, peuvent même mourir. Quelques-unes relèvent de l'entendement humain et ont une dimension qui confine à l'universalité comme le respect d'autrui et de tout ce qui entre dans la sphère du privé, le respect de la vie, la solidarité sociale, etc.

Le terme antivaleur me dérange par cette espèce de désignation du mal, du crime, du vice, du délit, de la délinquance en relation avec la notion de "valeur". Ce qui est antivaleur ici peut devenir valeur là si la société est permissive, si la sanction n'existe pas parce qu'il n'y a pas déjà contrôle, parce qu'il n'y a aucune institution qui tienne à garantir les valeurs ou si la soi-disant "antivaleur" détrône la valeur dominante. L'exemple des banquiers qui font jouer le lobbyisme pour transformer des pratiques répréhensibles en valeur sous le couvert de la loi est bien connu aux Etats-Unis et même en Europe. Attention, lorsque certaines pratiques sont communément admises dans une société par la plus grande majorité, elles font office de valeurs comme par une sorte d'inversion d'échelle : il suffit que le repère négatif à partir de zéro devienne le segment positif. Le sociologue que je suis est bien placé pour le savoir.

Si dans une société moderne, on prend le fait de gagner de l'argent comme une valeur, alors ceux qui se seront débrouillés à en gagner plus que les autres deviennent le modèle à suivre. Et si comme le redoutait Jean-Jacques Rousseau, il faille le gagner à tout prix, par tous les moyens, il y a problème. Et ce n'est pas que le problème du Congo puisque toutes les sociétés modernes sont confrontées à cette tendance. Il faut une normalisation de la bonne façon de s'enrichir si on veut éviter que la jungle devienne la loi, la valeur dominante et dans ce contexte, la corruption pointe sa queue derrière la maison.

Le professeur Madzimba fait bien d'évoquer les études de faisabilité quand monsieur Denis Sassou Nguesso prend certaines décisions sans compensation, sans moyens compensatoires. Cependant, l'argumentation de Denis Sassou Nguesso part du fait que les fonctionnaires sont payés et si l'Etat procure les pièces d' état civil, nous ne voyons pas de problème de compensation puisque l'argent que les fonctionnaires récoltaient partait dans les caisses de l'Etat - à moins qu'il n'allait "légalement" dans les poches de ces fonctionnaires, auquel cas il y aurait argument à parler de "manque à gagner". C'est l'Etat qui doit accuser un manque, un déficit et non des individus, des services. Or, ce n'est pas le cas ! Aucun service ne prétend manquer de moyens de fonctionnement : les bâtiments appartiennent à l'Etat, les fonctionnaires sont payés par l'Etat. Alors, en quoi la gratuité des pièces d'état civil pose problème ?

En matière de procédure décisionnelle, le professeur Madzimba sait bien que la prise de décision étatique est hiérarchisée à caractère descendant avec traçabilité. C'est la traçabilité qui manque ; on peut aussi y ajouter le contrôle et la sanction déterminés par des textes qui ont force de loi sans exception. Hélas, le Congo et la rigueur de Minerve, ça fait deux.

En matière de paiement en numéraire, c'est un flou volontaire introduit sciemment pour éviter toute forme de contrôle. Ailleurs, les banques imputent une traçabilité : en France, on vous oblige d'avoir un compte pour recevoir telle ou telle allocation, voire votre salaire. Nous estimons à juste titre qu'au Congo, on peut imposer que tous les fonctionnaires, tous les ministres, tous les militaires, etc, aient des comptes bancaires. Pourquoi n'existe-t-il pas une loi en ce sens ? C'est que le système se laisse le droit de piocher et de manipuler de l'argent sans contrôle et sans vérification - d'où l'importance des détournements avec pour conséquences l'enrichissement exponentiel de quelques-uns : avouez que la tentation est forte de piquer dans la caisse si vous gardez des milliards de francs cfa. Nous sommes pour la création de  la Banque du Congo qui permettrait à tout Congolais d'y avoir un compte - même s'il n'a pas d'argent. On pourrait même obliger les étrangers qui pillent nos richesses d'y avoir des comptes - pour éviter que l'argent dorme sous les matelas avant de quitter le Congo dans des cercueils. Comment des acteurs économiques peuvent-ils avoir des contrats avec l'Etat sans traçabilité bancaire ? C'est bien, le bordereau mais il peut être falsifié dans la mesure où c'est à la main qu'on le remplit. Cette perméabilité vient du fait que le crime économique, la délinquance, le vice, le délit sont devenus la norme dans notre pays : AU CONGO, CE SONT LES ANTIVALEURS PRESUMEES QUI FONT OFFICE DE VALEURS - ET CA FAIT UNE GROSSE DIFFERENCE. Et c'est ce gros travail, professeur Marion Madzimba Ehouango, que nous aurons à abattre pour redresser notre pays car le crime, le délit ne font pas partie des antivaleurs mais des pratiques qui entrent dans le domaine du sanctionnable, du répréhensible.

Normalement, une antivaleur n'est pas du domaine de la violation de la loi mais de la liberté individuelle. Si quelques individus ne partagent pas la valeur sexuelle communément admise de l'hétérosexualité et qu'ils choisissent de copuler entre hommes ou entre femmes, c'est une antivaleur qui confine à un nouveau modèle familial qui n'empêche pas la valeur chrétienne de la famille d'exister. Les valeurs nouvelles apparaissent qui combattent les anciennes pour soit les détrôner, coexister de façon récessive avec ou passer dans le domaine de l'interdit social, de l'interdit juridique.

Professeur, nous avons toujours saisi intuitivement que le redressement du Congo commencera dans votre domaine, le domaine juridique, colonne vertébral de toute société moderne. Et je ne doute pas qu'un jour, votre pays ait besoin de vos lumières...

A ceux qui vont écouter la vidéo, nos excuses car il du crachin à certains endroits - notamment quand les auditeurs téléphonent.

 


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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 17:15

COMMENTAIRE : C'est la seconde fois que nous recevons le message de monsieur Hocine Louanchi, un Harki qui s'est battu en France pour la fermeture des camps de la honte où étaient cantonnés les Harkis en provenance d'Algérie. Certes, ceci ne semble pas avoir en apparence de lien avec le Congo-Brazzaville mais c'est avant tout un combat pour la reconnaissance de la dignité de la vie humaine, un combat pour le droit à une vie ordinaire décente comme tout le monde et non à celle du ghetto en plein pays des droits de l'homme. Or, au Congo, nous nous battons d'abord et avant tout pour que nos compatriotes puissent avoir une vie ordinaire décente avec un logement digne de ce nom, de l'eau, de l'électricité, de bonnes conditions éducatives et sanitaires, du travail avec en plus la liberté et la démocratie. Bref, les exigences de l'époque de la communauté harki d'hier sont celles du peuple congolais aujourd'hui. Encore que le combat des Harkis pour une meilleure intégration en métropole ne soit pas totalement terminé.

Nous ne croyons pas que monsieur Hocine Louanchi ait choisi DNCB par hasard. Notre objectif est la libération de la parole ; aussi, accordons-nous une place à tous ceux qui ont quelque chose à dénoncer, quelque chose à rappeler, à raconter pour que la mémoire ne s'estompe jamais ou pour qu'un certain état de conscience puisse voir le jour.  Toute situation dans laquelle des hommes ont souffert dans le passé ou souffrent encore au présent par le fait de leurs semblables doit être dénoncée. Certes, des contextes différents mais lorsqu'on regarde de près, des histoires qui se sont déroulées à plus de sept mille kilomètres peuvent avoir sur le plan sociologique des éléments communs comme la quête d'une vie décente digne de tout être humain.

Nous publions le message que nous avons reçu de cet homme et nous mettons aussi en ligne la vidéo dont le lien nous a été indiqué par monsieur Hocine Louanchi lui-même.

A ceux qui ne connaissent pas l'histoire des Harkis, il s'agit de cette portion d'Algériens qui pour avoir combattu leurs propres frères en Algérie à côté des Français furent contraints de choisir la nationalité française et de quitter l'Algérie  pour la France où ils furent reçus comme des pestiférés et que les autorités françaises parquèrent dans les camps comme à l'époque des ghettos sous le régime de l'Apartheid en Afrique du sud. 

LOUANCHI


HARKIS LES CAMPS DE LA HONTE :

lien vers http://www.dailymotion.com/video/xl0lyn_hocine-le-combat-d-une-vie_news



En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village. A l'époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l'Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l'isolement total de la société française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd'hui se décide à parler.

35 ans après, Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte.

 

Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat.



 

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 10:29

 

tam-tam.gif      Les Sassou contre les N’Guesso ! Et peut-être un 3ème larron !

 

Les rumeurs enflent à Brazzaville. Certains fourbissent leurs armes. D’autres échafaudent des plans.

La cible de toutes les convoitises, c’est le trône de Denis sur lequel il avait juré de finir ses jours. Les conspirateurs avoués ou masqués sont ses propres enfants et ses propres neveux. Pour une fois, les armes ne seront pas dirigées contre la population mais contre eux-mêmes, à l’intérieur même de l’immense famille des Sassou et des N’Guesso.

 

Voici ce qu’affirmait Brazza News, il y a quelques jours :: 

 

Certaines sources affirment que dans sa stratégie de conserver le pouvoir au sein du clan, le colonel Edgar N'Guesso, neveu de Denis Sassou N'Guesso, en accord avec le général de division Guy Blanchard Okoï, le nouveau chef d'Etat major général des Forces armées congolaises (FAC) veut simuler une mutinerie des militaires qui réclament leur dû. Mais en réalité, cette "mutinerie" serait l'oeuvre de militaires qui sont leurs proches au sein de l'armée, et la conséquence de ce simulacre serait que le général de division Guy Blanchard Okoï en sa qualité de chef d'Etat major général des Forces armées congolaises (FAC) demande à Denis Sassou N'Guesso de se retirer du pouvoir pour préserver la paix. Résultat : les faux mutins rangent immédiatement les armes et une période transitoire s'ouvre alors au profit du colonel Edgar N'Guesso.

 

De leur côté, les enfants Sassou Mapapa ne sont pas en reste.

 

Après une escale à Lomé chez le frère d'Adébayor, Claudia Sassou N’Guesso a fait appeler deux "personnes" en  vue des réseaux sociaux congolais pour une réunion le mardi 9 juillet à Londres où elle se trouvait avec son frère Denis Christel. En fait, un Conseiller les avait reçus. L’objectif était de les rallier à l’idée d’un colloque « sur mesures » en lieu et place des Etats Généraux ou du dialogue national que tout le monde espère. Néanmoins cette rapide étape devrait aboutir à une "Transition à la sauce Sassou » et à un gouvernement « de jeunes » dans lequel seraient intégrés des éléments les plus contestataires de la Diaspora et de ses réseaux sociaux. Le plus remarquable est que l’émissaire de Claudia a jugé nécessaire de rassurer ses interlocuteurs que l’actuel président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, en serait alors réduit à jouer le même rôle que celui qui lui avait été imparti lors de la première Transition, en1991 et 1992. Cela s’appelle, en psychanalyse, « tuer le père !»  En politique aussi… !

 

L’une comme l’autre de ces solutions « envisagées » auraient de remarquable que le Gouvernement, qui serait constitué, exclurait définitivement la vieille garde présente aux côtés de Sassou N’Guesso depuis ses débuts. Exit les Djombo, les Adada, les Munari, etc… !

 

Autre point en commun : Guy Blanchard Okoï jouerait un rôle essentiel dans le dispositif conçu par Edgard N’Guesso et ses camarades de la première heure de l’Ecole des Cadets, mais également dans celui de Claudia et Denis Christel. Claudia s’est toujours voulue très proche du Chef d’Etat Major Général, Guy Blanchard Okoï et elle ne manque pas de se vanter de le contrôler… !

Un des plans l’emportera forcément sur l’autre, on ne saurait imaginer que dans la première hypothèse, si Edgard réussissait son coup, que Kiki conservera « son pétrole » auquel il est tant accro ! Et dans le cas contraire qu’Edgard soit maintenu à la Direction du Domaine Présidentiel. Il est fort à craindre, alors, que la manière forte sera utilisée dans un cas comme dans l’autre… !

Ces jeunes ambitieux, irresponsables à l’appétit vorace et insatiable, dépendront de toutes manières du Chef d’Etat Major Général des forces armées. Cela n’a pas dû échapper au Général Okoï que le choix maintenant s’offrait à lui, soit d’être le complice d’un petit groupe mafieux, soit de s’en affranchir en faisant honneur à son uniforme et en ouvrant sa patrie à une solution pacifique et démocratique : un débat républicain et une Transition dirigée par un Gouvernement d’Union Nationale !

 

Il ne fait pas de doute qu’un militaire de ce rang et de cette condition saura entrer dans l’histoire de son pays par la grande porte. Il aura droit à la reconnaissance de la nation toute entière !

 

L’opportunité est là, il saura la saisir !

                                                                                                                   Romuald Rigobert OSSEBI

 

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 19:44

Il s'agit de raisonner par l'absurde et de prendre le contrepied de la pensée populaire, de l'opinion dominante, celle communément répandue et que tous considèrent comme la suite inévitable des événements politiques au Congo. Et si Denis Sassou Nguesso ne modifiait pas la Constitution de 2002 ? Je vous entends d'ici rétorquer : "Il est otage de son clan, de l'armée, de sa propre famille et surtout, il a peur des poursuites judiciaires qui risquent de s'abattre sur lui en plus du procès des biens mal acquis. Non, il a trop besoin de l'immunité présidentielle pour bouclier. Donc, il va se débrouiller à modifier la constitution qui ne lui permet plus de briguer un troisième mandat". Tout le monde se gargarise à penser de la sorte. D'aucuns évoquent même déjà des prises de positions frontales entre neveux et enfants, entre Sassou et Nguesso-Mapapa. Supputations par-ci, évidences par là, personne ne reste indifférent à cette donne qui risque de bouleverser l'histoire du Congo en 2016.

La meilleure façon de s'y prendre pour demeurer au pouvoir, si Sassou le voulait vraiment, serait de faire comme si c'est le peuple qui le suppliait de rester aux affaires louches de la république mais là, ce n'est pas gagné même au nord à cause de la pauvreté généralisée, de la précarité sur toute l'étendue du territoire, sans oublier que le drame du 4 mars 2012 a ouvert une rancoeur au nord : ceux qui dorment en plein air ne trouveront pas de logement d'ici 2016. A moins d'un miracle et Sassou a l'argent pour panser les plaies et donner un toit à ses parents déçus. Hélas, le temps presse. Il ne lui reste qu'un peu plus de deux ans...

L'argument d'un Sassou faiseur de paix ou garant de la paix ne tient pas puisqu'il est le principal fouteur de troubles au Congo et la paix renvoie à Sassou assis sur le fauteuil présidentiel. A rien d'autre. Sassou incarne l'intrigue politique à la perfection ; à ce propos, il confine au génie du mal. L'armée est nordisée, d'autant plus qu'elle purge le petit contingent téké qui s'y trouvait en cassant le colonel Marcel Tsourou et quelques cadres militaires tékés. D'où proviendraient les troubles ? A moins qu'il ne les provoque lui-même pour se prévaloir garant de la paix et de la sécurité au travers d'une nouvelle période de transition. N'en doutez pas : la bête qui a explosé les siens, en plein sommeil le 4 mars 2012  avec des mini-bombes nucléaires achetées à Kadhafi, en est capable. Pour lui, seul compte le pouvoir et la gloire ; le reste, même le peuple, est quantité négligeable.

Dans cette atmosphère dictatoriale où tout est permis, toutes sortes d'hypothèses fusent comme de sordides coups de palais en gestation dans les cerveaux des enfants Mapapa ou du colonel Edgard Nguesso. Ce que l'on ignore : tout ce beau petit monde préfère que Sassou soit devant pour qu'ils servent en douce dans les caisses de l'Etat. A l'ombre de l'éléphant. " Sassou vole ; nous volons aussi..."

Nous avons même envisagé l'hypothèse du retour de la Constitution de 1992 mais rien n'est sûr et ce sont les nantis du pouvoir de tous les bords qui le résument si bien : " 2016, l'inconnu ! "

Attendez, Denis Sassou Nguesso est-il donc si prévisible ? Et s'il surprenait son monde ? Et si  traversé une milliseconde par la sagesse du kimuntu, il décidait de ne pas toucher au texte le plus important  du pays par déférence ? Pourquoi ne pas abonder dans le sens d'une hypothèse où il respecterait la Constitution en contrôlant l'élection pour que son candidat passe et qu'il le manipule de façon souterraine ? C'était l'hypothèse lancée par les soi-disant "sages" mbochis qui espéraient le voir quitter le pouvoir mais en le laissant à l'un des leurs (le texte est sur le site ; faites une recherche).

Ca doit souquer ferme dans le cerveau de Sassou. Personne ne peut dire qu'à l'heure actuelle, l'homme des masses affamées et des mères sans lait pour leurs nourrissons n'opte pour la gestion paisible de son cheptel oyien. Pour l'amour des vaches, des poissons-chats, des autruches, de l'eau Okiéssi et du foufou.

Attendons-nous à une surprise de taille mais nous espérons que si Denis Sassou Nguesso a sciemment voulu l'alternance dans la Constitution de janvier 2002 qu'il a lui-même dictée de vive-voix, c'est qu'il l'a voulu, pas seulement pour bloquer certains poids de la politique congolaise, tous ces boukouteurs de gros calibre. Il sait pourquoi il a fixé la limitation des mandats et plafonné l'âge des candidats en dessous de soixante-dix ans. Il savait bien qu'il serait confronté à la limitation des mandats et à la barrière de l'âge ! S'il voulait régner ad aeternam, pourquoi n'a-t-il pas prévu cela dans sa Constitution ? Il lui reste un fond d'honneur, comme une sorte de lie et il pourrait choisir de partir comme en 1992. N'est-il pas assez riche ? Ne sont-ils pas tous cousus aux as ?

L'armée (en fait la milice personnelle de Sassou) ne bougera que si le seul Général d'armée du Congo le décide. En fait, Denis Sassou Nguesso n'a pas fait qu'assassiner le Congo de Marien ; il a aussi lynché l'ambition politique qui ne survit plus ouvertement qu'en Mathias Dzon car chez tous les autres, l'ambition est un resquilleur, un clandestin. Tout se fera selon SA volonté et sa volonté pourrait être de se retirer dans la paix, en fait, le dernier acte d'éclat qu'un dictateur dinosaure de son acabit pourrait nous réserver. Qu'on se souvienne que les éléphants se retirent toujours pour mourir en paix...

Juste une dernière chose. Certains disent : " Et si son successeur n'était pas à la hauteur ? Ne peut-on pas prévoir quelque chose pour qu'il revienne ?" Qu'ils se rassurent : Denis Sassou Nguesso n'a jamais été à la hauteur depuis trente-cinq ans. A quoi cela sert-il de revenir pour continuer l'échec ?  Un autre que lui a bien le droit d'échouer aussi, non ? Oui, le bilan de Sassou pue l'échec à tous les niveaux. Sauf dans un domaine : son génie d'usurpateur du pouvoir au travers de coups d'Etat depuis des dizaines d'années.

A la cohorte de ceux qui crient : "Otsombé, zua yé, boma yé !", nous disons, qu'il ne faut pas exciter la passion du crime chez un homme qui est déjà le plus grand meurtrier politique du Congo. A ko zua nani ? A ko boma nani ? C'est vous qui rêvez de le voir verser le sang des innocents ? Mais quels genres d'animaux êtes-vous ? Vous dites que c'est lui l'artisan de la paix et vous le poussez à assassiner des innocents ? Non, Sassou doit nous prouver que c'est un homme de paix. Il y a déjà assez de morts de faim dans notre pays.

La paix n'a qu'un seul chemin, un seul avenir : le respect de la Constitution de 2002. Elle n'est pas parfaite, notre Constitution, comme toute création humaine mais elle garantit l'alternance, et la paix vient de la liberté et de l'expression de la volonté du peuple. Vox populi, vox Dei...

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 10:42
COMMENTAIRE : Le Congo, aux yeux de ses hommes politiques, ressemble à une bonne vache à lait  que chacun à son tour s'amuse à traire à outrance - juste pour aller cacher le lait-argent ailleurs. Le Congo, dit-on, croule sous des richesses mais hélas, elles ne profitent pas aux Congolais, l'argent étant dissimulé dans les banques étrangères qui finissent par s'en approprier. Pascal Lissouba aurait planqué 150 millions d'euros au Luxembourg, un scandale parmi tant d'autres qui provoque la démission du premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker.
Notez bien que ce n'est pas seulement à cause du compte caché de Pascal Lissouba que cet homme démissionne. Il y va aussi d'un sujet très sensible en ce moment en Europe : l'espionnage au travers du fichage, d'écoutes, bref, ce que l'Europe reproche en ce moment même aux Etats-Unis au travers du réseau d'écoutes PRISM de la NSA et du FBI. Nous vous l'avons dit : les maîtres du monde savent tout de l'épouvantable pillage des richesses du continent africain ; ils voient tout, savent tout sur tout le monde. Aussi, pourquoi  les occidentaux ne font-ils rien ? Pourquoi a-t-il fallu plus de cinquante ans pour assister à un premier procès des biens mal acquis en France, un procès qui traîne en longueur ? C'est parce que l'argent détourné, les richesses pillées finissent par profiter au final à l'Europe et à sa fille, l'Amérique.
Ils nous prennent l'essentiel de nos richesses, nous laissent des miettes mais par le biais de la cupidité des propres fils de l'Afrique, ces miettes retournent en Europe. Où est passée la fortune de Mobutu, roi du Zaïre, qu'on disait plus riche que la reine d'Angleterre ? Où sont passés les châteaux de Bokassa et tous ses millions ? Tout lui a été retiré, même sa couronne qui a été vendue pierre par pierre par un homme qu'il croyait être son ami - comme si une amitié pouvait exister entre le maître et son esclave.
Triste Afrique, tristes Tropiques ! L'Afrique doit retourner à ce qui fait sa quintessence atavique : son kimuntu, l'art de s'élever au-dessus des pesanteurs matérielles pour ne laisser briller que la sagesse, la sublimation de la vie installée au centre de l'importance, au centre des valeurs. Cela demande une nouvelle éducation, un retour aux origines, un décapage de la gangue de boue qui encrasse le diamant de l'humanessence ou kimuntu.
L'Occident connaît les pays où les gouverneurs noirs africains viennent mettre au frais l'argent mal acquis : dans les coffres de banques monégasques, suisses, luxembourgeoises, entre autres mais pourtant rien n'est fait pour rapatrier toutes ces richesses en Afrique pour développer ce continent qui manque de tout, surtout de l'essentiel - alors qu'il suffirait d'un peu de volonté pour que le berceau de l'humanité soit un petit paradis sur terre. Qu'est-ce qui empêche que l'on saisisse cet argent et qu'il revienne sur le continent sous forme de projets viables et pérennes ?
Le monde subit le joug du capitalisme qui prêche le libéralisme et l'individualisme ; il s'agit de courir toujours et encore après le profit. Toujous plus vite. Les banques ont hissé la cupidité à son extrême, en ruinant même leurs propres clients car disent-ils : "un bon client est un client b....". Or, il se sait que cette cupidité va détruire la planète. Eux auront tout et vous, il ne vous restera rien que vos yeux pour pleurer. On vide les océans et les mers, on rase les forêts, on épuise le monde minéral et toute cette frénésie pollue allègrement l'air, l'eau et tout l'environnement dans lequel nous vivons. Et nous regardons détruire la terre mère sans rien faire.
Rousseau se demandait ce qui se passerait quand les hommes voudront gagner de l'argent pour le plaisir d'en gagner. La réponse est devant vos yeux mais vous êtes trop préoccupés à gagner de .. l'argent pour vous en rendre compte.
L'homme est malade et plus on se dirige vers le nord où alla Caïn après le meurtre d'Abel, plus il est malade et nous envions ce malade de sorte que nous rêvons tous de lui ressembler. Le Christ disait : " Quand un aveugle conduit un autre aveugle, ils finissent par tomber dans le fossé". Le monde actuel est conduit par des hommes aveuglés par l'argent. Or, qu'est donc l'argent ? Une puissance psychologique qui détruit les forêts, les mers, l'environnement pour amasser des bouts de papier avec des numéros dessus. C'est le jeu fétiche de l'humanité, c'est son culte universel où tous les peuples sont sommés de prier le dieu banquier qui distribue la vie au travers de l'argent, son esprit malsain. Partout où il est introduit, c'est comme si on introduisait la mort...
Ils ne vous disent pas tout. Vous allez voir le réchauffement climatique atteindre des sommets avec des conséquences que vous n'imaginez même pas. Le Vatican sait ce qui va arriver mais il a peur de dire la vérité. Nous approchons de l'Apocalypse. Hélas, rien ne pourra l'arrêter. Faille-t-il que l'homme parvienne au bord du gouffre pour qu'il comprenne que la voie que nous avons suivie jusqu'à présent n'est que ruine et destruction à la fin ? Et si c'est ce qu'il recherche pour toujours mieux vous asservir ?
Il faut que le système bancaire change. Si tel n'est pas le cas, nous allons droit vers la fin de ce système de choses car l'homme n'y surivra pas. Or, les banquiers tiennent les hommes politiques qui les ont sauvées de la banqueroute qu'elles avaient provoquée à cause de leur propre cupidité. A présent, les banques dévorent les Etats qui les ont sauvées ! Il y a des forces obscures qui tiennent ce monde et le combat ne pourra être gagné que sur le terrain spirituel. Que ceux qui peuvent comprendre comprennent...

Juncker.jpgJean-Claude Juncker, Premier ministre du Luxembourg depuis 18 ans et doyen des dirigeants

européens, a été contraint à la démission mercredi après la défection de ses alliés socialistes suite à

un scandale lié au service de renseignement.

Alors que les socialistes avaient déposé une motion demandant la dissolution de la Chambre des députés et l'organisation d'élections anticipées dans les trois mois, Jean-Claude Juncker a annoncé qu'il remettrait sa démission au chef de l'Etat jeudi matin à l'issue d'un conseil de gouvernement.

Espionnage

L'affaire à l'origine de cette crise a été révélée en novembre 2012 avec la publication par l'hebdomadaire D'Lëtzebuerger Land du verbatim d'un entretien entre l'ancien directeur du service SREL et le Premier ministre datant de 2007.

Au cours de cette conversation, le directeur du SREL, Marco Mille, révèle l'existence de 300 000 fiches individuelles de citoyens et de personnalités politiques. Résultant d'opérations d'espionnage pendant la guerre froide, ces fiches ont été détruites, précise M. Mille.

Il dévoile aussi l'existence d'une écoute, datant de 2005 ou 2006, d'un entretien au Palais entre M. Juncker et le chef de l'Etat, le Grand-Duc Henri. M. Mille fait part également à Jean-Claude Juncker d'informations crédibles de ses services sur l'existence de contacts réguliers entre le souverain luxembourgeois et les services secrets britanniques.

A la suite de ces premières révélations, une enquête parlementaire est lancée en décembre 2012 au cours de laquelle le Premier ministre sera entendu à trois reprises. Elle confirme l'existence de plus de 13 000 fiches sur des personnes, des entreprises ou des associations, dans ce pays de quelque 500 000 habitants.

Le rapport évoque de graves dysfonctionnements du SREL entre 2004 et 2009 faute d'exercice par le Premier ministre du contrôle dont il a pourtant la responsabilité.

"Police secrète"

Sous la direction de M. Mille, reconverti depuis dans la sécurité privée, le service de renseignement a procédé à des écoutes illégales d'hommes d'affaires.

En 2007, des agents avaient mis en place une mission sous le prétexte du contre-terrorisme, alors qu'il s'agissait d'aider un oligarque russe à régler, contre une commission de 10%, un différend commercial. Informé de ces faits, Jean-Claude Juncker demandera l'arrêt immédiat de la mission mais ne prendra pas de sanctions disciplinaires contre les responsables du service.

Le rapport d'enquête reproche également à M. Juncker et au SREL de ne pas avoir alerté la justice en 2006 lors de la révélation d'un compte de 150 millions de dollars au Luxembourg de l'ancien président du Congo, Pascal Lissouba.

Il épingle les achats, avec des rabais allant jusqu'à 30%, puis la revente de grosses berlines allemandes par des membres du SREL à des fins privées, ainsi que l'organisation de missions à l'étranger totalement étrangères aux objectifs du service de renseignement.

Le rapport dénonce des "agissements du SREL dignes d'une structure de police secrète", en évoquant notamment la surveillance du procureur général d'Etat et les accusations de pédophilie lancées à son encontre.

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