Liste des treize candidats à
la pseudo-élection présidentielle du 12 juillet 2009 (de gauche à droite, et de haut en bas)
1–Nicéphore Antoine Thomas Fylla Saint-Eudes : 52 ans, Docteur en sciences économiques, ancien président directeur général de la
Société agricole et de raffinage industriel du sucre du Congo. Croit en son étoile. Danse du ventre entre l’opposition et le palais de Sassou. Mère originaire de la RDC et père de Boko. Assez
populaire chez les jeunes. Peut-être qu'une partie des faux électeurs venant de la RDC (Congo, ex-Zaîre) mettront un bulletin dans l'urne pour lui et non pour Sassou. Qui sait ?
2– Guy Romain Kinfoussia : 68 ans, Saint-Cyrien, Colonel des Forces armées congolaises à la retraite, président de l’Udr-Mwinda.
Originaire du Pool. On peut espérer que les électeurs du MCCDI se reportent sur lui car chez nous, on vote avec la fibre ethnique, le programme étant trop long à lire ! C'est un homme qui
semble assez intègre mais dans notre pseudo-république, on ne se pas qui dîne avec qui la nuit ! En tout cas, Sassou Nguesso craint ce candidat car tous ceux qui s'opposent au cobra royal et
qu'il ne peut corrompre lui font peur. Et, une alliance Kinfoussia-Ntoumi pourrait bousculer le pouvoir !
3– Jean-François Tchibinda Kouangou : 66 ans. Docteur d’État en droit, ancien ministre. Membre de l’Upads. Seul candidat du
Kouilou ; on se demande si les Vilis vont voter en tenant compte de l'ethnie. Certains estiment qu'il n'a aucune chance mais les Vilis qui reprochent à Sassou Nguesso la mort de Thystère
Tchicaya pourraient lui donner leurs voix en représailles.
4 – Mathias Dzon : 62 ans, ancien ministre des Finances, directeur national de la Banque des États de l’Afrique centrale. Docteur
d’État en sciences économiques. Téké de Gamboma. Décidé et têtu, il croit son tour arrivé. Rêve de faire mordre la poussière à Sassou. Mais en a-t-il les moyens ? Nombreux sont les
observateurs qui pensent qu'avec la mort de Bongo, un Téké comme lui, il a perdu son plus grand soutien qui aurait pu faire que la communauté tékée lui soit plus favorable. On pourrait ajouter
que c'est Sassou Nguesso qui l'a fait ; on n'attend pas de se présenter à une élection pour dénoncer l'insupportable. Quand il était ministre des finances, on ne l'entendait pas critiquer
Sassou et le gouvernement dont il faisait partie ! C'est l'ambition personnelle qui l'enflamme. C'est donc un candidat dangereux car il veut changer la Constitution de 1992 instaurée par le
peuple congolais. Je ne crois pas en lui car s'il était élu, rien ne présage que les choses changeraient sinon il aurait pu apporter des changements substancielles quand il était ministre des
finances. Ce n'est pas l'amour du peuple congolais qui brûle en lui comme par enchantement mais une ambition d'un homme qui pour paraphraser un ancien homme politique congolais qui comparait la
politique au sport doit se dire : " Si j'ai pu sauter un mètre quatre-vingt, pourquoi pas deux mètres ?"
5– Denis Sassou NGuesso : 66 ans. On ne le présente plus : près d’un quart de siècle au pouvoir sans avoir, aucune fois,
s’être fait élire suite un scrutin pluraliste, transparent et sincère. Avec lui c’est simple. Quand il n’organise pas l’élection il ne passe pas le premier tour. A toujours fait la différence
par le magot, les armes et l’ethnie. Déclaré d’ores et déjà vainqueur au premier tour par la Conel, le ministère et la Cour constitutionelle qu’il a lui même nommés. Cependant, il a peur sinon
il ne distribuerait pas des cartes d'électeurs aux Congolais démocratiques venus de l'autre côté du fleuve. On dit ses nuits tourmentées car il a peur que les choses se passent mal et qu'il
soit obligé de mettre ses cobras les plus redoutables aux aguêts pour mâter toute forme de rébellion.
6– Ernest Bonaventure Mizidy Bavouéza : Quarante-sept ans. Déjà candidat en 1992 et en 2002. Aucune chance malgré des qualités.
Originaire du Pool. Sassou Nguesso a pu susciter sa candidature pour diviser les voix du Pool très importantes en dépit de listes électorales erronées.
7– Michel Marion Madzimba Ehouango : 54 ans, docteur en droit et en sciences politiques. Professeur d’université, proche de
Lekoundzou. Discret, on ne l’entend plus guère depuis plusieurs mois. Serait-il rentré dans le rang ? Originaire du Nord et du Pool.
8– Clément Miérassa : Économiste statisticien de formation. Authentique opposant à Sassou depuis une décennie. Originaire des
Plateaux.
9– Anguios Nganguia Engambé : douanier, 47 ans, originaire du district d’Abala. Un inconnu de la majorité des Congolais même s’il
fut candidat malheureux aux législatives à Talangaï.
10– Joseph Hondjuila Miokono : Ancien ministre. Originaire des Plateaux. Un positionnement assez rapproché de Sassou après des
années d’exil.
11- Bertin Pandi-Ngouari : 43 ans, gendarme, accusé d’avoir voulu fomenter un coup d’Etat dans l’affaire des armes de Bifouiti.
Ancien prisonnier. Originaire des pays du Niari. Ses chances de devenir président de la république - même dans le cas d'une élection normale sans tricherie sont infimes sinon
inexistantes...
12– Joseph Kignoumbi Kia Mboungou : 56 ans. Déjà candidat dissident de l’Upads en 2002. Député de la Lekoumou. Banquier et hommes
d’affaires. C'est un ami de Sassou Nguesso qu'il fait semblant de combattre la journée mais on sait qu'il n'attend même pas la nuit pour joindre son super pote au téléphone. C'est vraiment un
candidat de complaisance sinon, il aurait pu récupérer l'électorat de son parti l'UPADS dont il est l'un des vices-présidents !
13– Jean Ebina : 46 ans. A longtemps travaillé en France. S’occupe de la société Ebina. La famille Ebina a une excellente
réputation sociale par ses actions d'entraide sociale mais cela ne sera certainement pas suffisant pour atteindre les 15% qui permettent de récupérer les fonds de campagne.
Si Sassou Nguesso était un homme d'honneur, cette élection serait la dernière mais il suffit de voir se qui se passe avec le président Tandja pour
comprendre que cet homme ne va pas manquer de modifier la Constitution, SA Constitution pour se faire élire indéfiniment. Pour le
pouvoir, nombreux sont prêts à lyncher leur propre mère car qu'est donc l'honneur sinon un mot ? Un mot n'est rien s'il ne vous enrichit pas et s'il ne vous couvre pas de gloire. Or, ça,
un seul mot peut le faire aux yeux de Sassou : LE POUVOIR ! LE POUVOIR EST L'INSTRUMENT QUI SATISFAIT TOUS LES VOULOIRS - SAUF L'ENVIE DE VIVRE ETERNELLEMENT, BIEN SÛR ! Et comme vous
savez tous, un pouvoir à vie est une sorte de royauté. Voilà pourquoi mon concept de république royale bananière a vraiment tout son sens...
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